Par Pascal Lardellier , Université Bourgogne Europe Le complotisme fait un étonnant retour dans l’actualité depuis plusieurs années, tout à la fois objet de débat public et catégorie d’accusation. Pas une polémique, pas une affaire dans l’actualité sans que l’assignation ne surgisse, comme explication du problème et ostracisme disqualifiant. Car le terme « complotiste » fonctionne comme une disqualification, qui exclut du champ de la parole légitime. Comment expliquer sa récurrence ? Nous vous proposons aujourd’hui de lire un extrait de l’essai de Pascal Lardellier, le Nouvel Âge du complotisme. Post-vérité : quand le réel vacille (éditions de l’Aube, 2026). Pendant une large partie du XX e siècle, l’hypothèse selon laquelle des groupes influents orientaient les destinées collectives ne relevait pas de la pensée marginale. Elle constituait au contraire une grille de lecture nourrie par l’observation de certaines structures de ...
L'industrie électronique mondiale a, d'évidence, pris conscience qu'il fallait développer des politiques durables et responsables en matière d'environnement. Tel est l'enseignement que l'on peut tirer de la 5e version du « Guide pour une high tech responsable » rendu public cette semaine par Greenpeace, qui salue « des changements majeurs. » « Une véritable compétition s'est mise en place entre les grandes entreprises du secteur pour décrocher le leadership environnement al sur l'élimination des substances dangereuse et la mise en place de collecte de recyclage responsables. » C'est que l'industrie électronique est l'une des plus polluante. Ordinateur, téléviseurs, lecteurs de DVD, téléphones portables, etc. Nombre de produits comportent du PVC ou des retardateurs de flamme bromés (RFB). Grâce au guide de Greenpeace, le consommateur peut savoir quels sont les produits exempts de ces substances. Les progrès mesurés par l'organisation écologiste sont tangibles. « Il y a un an, notre guide ne donnait pas la moyenne à plus de la moitié des entreprises notées. Aujourd'hui elles ont toutes franchi ce cap », explique Yannick Vicaire, chargé de campagne Toxiques à Greenpeace international. En forte progression on trouve LG (noté 7/10) et Sony, (7,7/10) ; ce dernier venant de lancer aux États-Unis un ambitieux programme de reprise gratuite et de recyclage des produits obsolètes. Greenpeace note que HP (5,3/10, 13e) est descendu dans le classement et qu'Apple (5,3/10, 12e), malgré les annonces de Steve Jobs, n'a aucun programme nouveau de lancé… En 14e place on trouve Panasonic. Le podium est constitué de Nokia (8/10), Sony-Ericsson (7,7/10) et ex æquo Dell et Lenovo (7,3/10).
Le guide de Greenpeace est téléchargeable ici
Le guide de Greenpeace est téléchargeable ici
Asus propose un ordinateur portable... en bambou
Si elle ne figure pas parmi les sociétés ciblées par l'enquête de Greenpeace, Asus, fabricant taïwanais de carte mère et d'ordinateur portable, est félicité par l'organisation écologiste.
« Asus a opéré des changements substantiels dans sa politique environnementale.
En Inde, une version locale du guide publiée cet été a produit le même effet sur
les deux leaders du marché indien Wipro et HCL », observe Greenpeace. La
politique verte d'Asus note le programme a pour nom Asus Green RoHs Compliant
concerne toutes les étapes de fabrication des produits, du design à l'emballage
en passant par les procédures de retour du SAV. Au-delà de ce programme, Asus a
lancé comme en clin d'œil un EcoBook, un ordinateur portable paré de… bambou, un
produit naturel, biodégradable, disponible facilement. Cet EcoBook a même été
embarqué dans une expédition sur l'Everest pour prouver sa résistance. Son
emballage comme ses composants ont des qualités de recyclage et d'économie
d'énergie.