L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...

Le paysage des fournisseurs d'accès à internet (FAI) français vient de voir arriver un nouvel acteur : Bouygues Telecom. Depuis hier, en effet, le 3e opérateur de téléphonie mobile, à l'instar d'Orange ou de SFR, commercialise lui aussi sa box, baptisée BBox. Pour se différencier de la concurrence, Bouygues propose pour son offre la plus évoluée l'intégration - outre l'accès à internet, de la téléphonie fixe illimitée et de la télé - d'un forfait de 3 heures d'appels vers les mobiles de tous les opérateurs (ou 6 heures si l'on est déjà client de Bouygues). Cette offre est disponible à 39,90 € en zone dégroupées. Deux autres offres suivent : du tripleplay classique (internet, téléphonie et télé) à 29,90 € et une offre d'accès à internet seul, à 19,90€. En zones non-dégroupées, les tarifs vont de 34,90 à 54,90 €.
L'articulation fixe-mobile se traduit par une approche de messagerie unifiée. Ainsi, on a la possibilité de recevoir sur son mobile les e-mails envoyés sur la BBox ; et d'être alerté par SMS sur son mobile de la réception de messages vocaux sur le répondeur de la BBox.
Côté télé, Bouygues fournit un décodeur-enregistreur (jusqu'à 100 heures) conçu par Thomson qui délivre les flux vidéos (télévision et vidéo à la demande) au format Mpeg-4. Avantage : le débit nécessaire à la réception n'est que de 4,4 Mbits/s, ce qui signifie que davantage d'internautes, en zones rurales notamment, pourront recevoir la télévision numérique. Comme SFR, Bouygues met également l'accent sur une meilleure assistance des clients ; une demande très forte des internautes. La BBox sera disponible sur internet et dans les 560 boutiques clubs Bouygues Telecom.