Une étude sectorielle de l’Afnic met en lumière le décalage croissant entre viticulteurs et reste du monde agricole en matière de présence en ligne. Très équipés, offensifs sur la publicité et structurés dans leur stratégie numérique, ils démontrent le potentiel encore largement sous-exploité du web dans l’agriculture. Dans un paysage agricole où la transition numérique demeure inégale, les viticulteurs apparaissent comme un groupe particulièrement en avance sur internet. L’étude sectorielle de l’Afnic (Association Française pour le Nommage Internet en Coopération, qui gère les sites web en. fr), menée auprès de 1 002 TPE et PME du secteur entre juillet et août 2025, dresse un contraste net entre la filière viticole et l’ensemble des agriculteurs. Avec 79 % de sites internet actifs, contre seulement 27 % pour le reste du secteur, les viticulteurs ont ainsi fait du web un véritable levier d’activité. Leur présence sur les réseaux sociaux atteint 92 %, là où la m...

Le Digiworld Summit 2008, sommet mondial sur le futur d'internet, qui se tient à Montpellier depuis mercredi 19 novembre à l'initiative de l'Idate, ne traite pas seulement des usages nouveaux mais aussi des infrastructures.
Ces dernières sont mises à l'épreuve particulièrement avec le boom de la vidéo sur internet. Le succès de Youtube ou de Dailymotion est là pour le démontrer. "Il va falloir répondre aux nouveaux besoins en bande passante" estime Vincent Bonneau, de l'Idate. La dernière enquête Use-IT de cet institut montre que la consommation vidéo va tendre vers 4 heures par jour.
Pour Akamai, qui gère un quart du trafic internet mondial, les perspectives sont vertigineuses. "Aujourd'hui, nous avons 400 millions de vidéos encodées à 300 kbp ce qui représente 1 Tbps. Dans dix ans, il y aura 2 milliards de vidéos encodées à 7,5 Mbps ce qui représentera 1000 Tbps", explique Julien Coulon, directeur général d'Akamai, qui pointe un réel problème d'engorgement : le "middle mile", c'est-à-dire la partie du réseau entre les serveurs et les consommateurs. D'un côté les capacités de serveurs pour contenir des vidéos en haute définition sont prêts (les capacités ont été multipliées par 20) et de l'autre, les internautes sont prêts aussi à visionner ces vidéos (les connexions sont 50 fois plus rapides).
Au centre, la croissance de 6% des capacités ne suivent pas. Akamai propose de se situer sous le goulet d'engorgement pour déployer des centaines de serveurs. Ainsi, les internautes disposent d'un serveur près de chez eux, ce qui leur garanti une bonne bande passante.
Une bonne solution pour désengorger les tuyaux, mais le problème reste entier, surtout que personne ne veut payer ce désengorgement. Dès lors, on pourrait assister à une monétisation des vidéos, notamment de nouvelles formes de publicités greffées avant, après ou pendant les vidéos qui font le bonheur de millions d'internautes.