Alors que les eurodéputés veulent renforcer la protection des œuvres utilisées par l’IA générative, Qwant lance avec des médias français une expérimentation de neuf mois pour mesurer l’usage des contenus de presse dans ses réponses instantanées et tester un partage publicitaire à parts égales avec les éditeurs. Au moment où le Parlement européen cherche à resserrer l’encadrement de l’intelligence artificielle générative, Qwant tente d’occuper un espace politique et économique laissé vacant par les grandes plateformes. Le moteur de recherche français a lancé en janvier une expérimentation de neuf mois avec des médias et éditeurs de presse afin de mesurer la valeur créée par l’IA générative dans la recherche en ligne, et d’en tester les modalités de partage. Maintenir un lien vers les médias L’initiative s’inscrit dans un débat devenu central pour les éditeurs : celui de la captation de valeur par les moteurs de recherche, les plateformes et, désormais, les interfaces co...

Depuis le lancement, en 2005, de Google Earth, son logiciel de cartographie vedette qui rassemble intelligemment des photos satellites de la Terre, Google n’a cessé de faire évoluer son dispositif. Outre les images brutes, de plus en plus de points du globe terrestre que l’on parcourt à l’écran se sont enrichis : articles de Wikipedia, du CNES, photos fournies par les internautes membres du réseau Panoramio, présence de multiples points d’intérêts géolocalisés (restaurants, services, etc.), présentation en 3D de monuments, etc.
14 millions de pixels
Et depuis début janvier, Google Earth propose une nouvelle expérience inédite qui amène chez vous plusieurs œuvres du célèbre musée du Prado, à Madrid. « Vous pourrez admirer les peintures dans leurs plus fins détails, jusqu’aux mouvements du pinceau ou la craquelure du vernis. La résolution des images est à peu près de 14 millions de pixels, c’est-à-dire 1 400 fois plus précise que ce que prendrait un appareil de 10 megapixels », explique Google.
Quatorze chefs-d’œuvre sont ainsi proposés à la découverte. « Les fusillades du 3 mai » de Goya, « L’annonciation » de Fra Angelico, « Le Cardinal » de Rafael, « Le jardin des délices » de Jérôme Bosch, « Les trois grâces » de Rubens, etc. Pour chacun des tableaux, il a fallu 8 200 photographies pour en saisir tous les détails. Le résultat est exceptionnel de finesse et constitue un joli succès pour Google, même si certains spécialistes estiment que pour admirer comme il se doit ces toiles, il faut les voir dans leur écrin. C’est-à-dire profiter de tout le travail muséographique (lumière, disposition, etc.) effectué dans les galeries.
C’est la première fois que Google collabore avec un musée. Le choix des œuvres présentées a d’ailleurs été fait avec le Prado en fonction de ce que choisissent le plus souvent les visiteurs quand ils arrivent sur la page web du musée et qu’ils programment une visite d’une heure.
Pour visiter le Prado avec Google Earth, télécharger gratuitement le logiciel sur http ://earth.google.fr