Alors que les eurodéputés veulent renforcer la protection des œuvres utilisées par l’IA générative, Qwant lance avec des médias français une expérimentation de neuf mois pour mesurer l’usage des contenus de presse dans ses réponses instantanées et tester un partage publicitaire à parts égales avec les éditeurs. Au moment où le Parlement européen cherche à resserrer l’encadrement de l’intelligence artificielle générative, Qwant tente d’occuper un espace politique et économique laissé vacant par les grandes plateformes. Le moteur de recherche français a lancé en janvier une expérimentation de neuf mois avec des médias et éditeurs de presse afin de mesurer la valeur créée par l’IA générative dans la recherche en ligne, et d’en tester les modalités de partage. Maintenir un lien vers les médias L’initiative s’inscrit dans un débat devenu central pour les éditeurs : celui de la captation de valeur par les moteurs de recherche, les plateformes et, désormais, les interfaces co...

Après avoir révolutionné l'accès à internet à haut débit par ADSL en inventant la Freebox en 2002 (téléphonie fixe, internet haut débit et télévision) et le tarif mensuel d'abonnement à 29,90 €, Free va-t-il bousculer de la même façon le marché de la téléphonie mobile s'il arrivait à s'emparer de la 4e licence pour laquelle il est candidat ? C'est en tout cas la promesse faite depuis des mois par Xavier Niel (photo), l'emblématique PDG d'Iliad, la maison mère du fournisseur d'accès.
« Nous pourrions réduire de mille euros par an la facture d'un foyer ayant trois forfaits. Cela revient à diviser par deux la facture de téléphonie mobile. Aujourd'hui, il n'y a pas de concurrence, et les opérateurs mobiles maintiennent délibérément des prix très élevés. Ils ont déjà été condamnés pour cet oligopole à trois. Les prix des forfaits mobiles sont trop chers », déclarait l'an dernier au Point Xavier Niel. Et le PDG iconoclaste, qui a fait fortune dans les années 80 avec des services de Minitel rose puis cofondé Worldnet, l'un des premiers fournisseurs d'accès à internet en France, d'expliquer alors qu'il envisageait de proposer « des forfaits illimités » avec sa 4e licence.
D'aucuns mettent en doute la capacité de Free de pouvoir se lancer dans l'aventure de la téléphonie mobile. Mais le fournisseur d'accès à internet, n° 2 en France derrière Orange avec 4,337 millions d'abonnés ADSL, dispose de 500 millions d'euros de trésorerie et affiche des résultats toujours croissants. 482 millions d'euros de chiffre d'affaires consolidé au premier trimestre 2009 en hausse de +42 % sur un an. Même s'il joue cavalier seul face aux trois opérateurs en place - comme dans le développement de l'accès à internet à très haut débit par fibre optique où il s'est opposé avec succès à Orange - Free a donc les capacités financières de devenir le 4e opérateur mobile français. Surtout, sa capacité d'innovation et le flair marketing de Xavier Niel pourraient concocter un forfait quadruple play (téléphone fixe et mobile, télé, internet) dont le tarif constituerait un mètre étalon sur lequel tout le secteur télécoms devrait à terme s'aligner. Free gagnerait alors son pari, pour peu toutefois qu'il améliore son très décrié service relation clients.
D'ici là, la concurrence prépare ses armes, Orange comme SFR ont établi des passerelles entre leurs forfaits mobiles et ADSL. Bouygues a lancé un premier forfait ADSL intégrant le mobile. La guerre des prix ne fait que commencer…