Alors que les eurodéputés veulent renforcer la protection des œuvres utilisées par l’IA générative, Qwant lance avec des médias français une expérimentation de neuf mois pour mesurer l’usage des contenus de presse dans ses réponses instantanées et tester un partage publicitaire à parts égales avec les éditeurs. Au moment où le Parlement européen cherche à resserrer l’encadrement de l’intelligence artificielle générative, Qwant tente d’occuper un espace politique et économique laissé vacant par les grandes plateformes. Le moteur de recherche français a lancé en janvier une expérimentation de neuf mois avec des médias et éditeurs de presse afin de mesurer la valeur créée par l’IA générative dans la recherche en ligne, et d’en tester les modalités de partage. Maintenir un lien vers les médias L’initiative s’inscrit dans un débat devenu central pour les éditeurs : celui de la captation de valeur par les moteurs de recherche, les plateformes et, désormais, les interfaces co...

Peut-on faire un jeu vidéo bâti sur la souffrance physique, morale et sociale des personnes qui vivent dans la rue ? Pour la société allemande Farbflut Entertainment, basée à Hambourg, la réponse est clairement oui. Après avoir lancé « Clodogame » (le jeu du clochard) Outre-Rhin en 2008 et comptabilisé depuis quelque 2,2 millions de joueurs pour 3 milliards de pages internet vues par mois, elle vient d'ouvrir une version française.
Le joueur doit multiplier les « stratégies » pour survivre dans la rue parisienne et devenir « châtelain » à Versailles : attraper un animal pour organiser des combats, créer sa bande pour attaquer des sans-logis et contrôler un arrondissement, jouer d'un instrument dans le métro, partir mendier, etc. Au pays des droits de l'Homme, de l'abbé Pierre et des Don Quichotte, autant dire que ce jeu exploitant tous les clichés passe mal.
« Il ne s'agit aucunement de se moquer de ces personnes. On est plutôt dans le pur deuxième degré, sans méchanceté. On donne de la visibilité à un problème de société », explique benoîtement à nos confrères de 01net Jean-Baptiste Bertrand, porte-parole de l'éditeur en France, qui promet que si le jeu, gratuit et financé par la publicité, trouve son public, il reversera une partie des bénéfices, comme en Allemagne, à des associations caritatives. Clodogame.fr pourrait ne pas en avoir l'opportunité.
Après le tollé et les réactions négatives des associations, Benoist Apparu, secrétaire d'État au Logement, a vivement condamné « les créateurs de jeux qui utilisent la souffrance humaine pour se faire un coup de pub » et demandé à ses services juridiques « d'étudier les différentes possibilités d'intervention contre ce jeu en ligne. » Reste qu'une interdiction de Clodogame paraît difficile, le jeu ne contrevenant à aucune loi.