Digital Nomads Beyond the Cubicle by Yutong Liu & Digit. Yutong Liu & Digit , CC BY Par Julien Falgas , Université de Lorraine et Dominique Boullier , Sciences Po La proposition de loi visant à « protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux » sera bientôt examinée par le Sénat. Elle élude le cœur du problème : le modèle économique fondé sur la captation de l’attention. Sans s’attaquer à cette architecture, la régulation risque de manquer sa cible. Loin de cibler les plateformes toxiques bien connues, la proposition de loi visant à « protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux » pourrait entraver l’émergence d’alternatives vertueuses pour nos écosystèmes d’information et de communication. Les sciences humaines et sociales ne sont pourtant pas avares de propositions systémiques plus constr...

Internet protecteur des arts. La formule pourrait interpeller mais c'est bel et bien le sens du site internet qu'a lancé cet été Interpol. L'organisation internationale des polices de 187 pays, installée à Lyon, permet désormais à tout un chacun - après une inscription où l'on fournit son numéro de passeport - d'accéder à la base de données qui répertorie déjà 34 000 œuvres d'art volées dans le monde entier depuis 1947 et qui est mise à jour en permanence. Pour le coordinateur du service d'Interpol chargé des œuvres d'art, Karl Heinz Kind, il s'agit là d'« un outil important permettant de lutter efficacement contre le trafic de biens culturels » dont sont victimes musées ou églises. Avec l'ouverture plus large du site web, il sera en effet plus difficile pour un vendeur ou un acheteur d'affirmer qu'il n'avait pas la possibilité de vérifier si un objet est volé ou non.