Par Fabrice Lollia , Université Gustave Eiffel L’affaire « StravaLeaks » montre que, dans un monde saturé d’objets connectés et de données de localisation, les traces numériques ordinaires sont devenues un enjeu central de sécurité pour les environnements sensibles. De simples données de déplacement issues d’un footing, enregistrées et partagées par une application publique, ont pu être utilisées pour localiser des navires ou des bases militaires. Un footing, en apparence, n’a rien de sensible. Pourtant, en mars 2026, une activité enregistrée sur Strava par un militaire français a permis de localiser en temps quasi réel le porte‑avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale. Dès 2018, la carte de chaleur mondiale de Strava – une visualisation agrégée des activités publiques enregistrées par ses utilisateurs – avait déjà révélé des bases militaires et des sites sensibles , et des enquêtes plus récentes ont montré que les pratiques sportives ...
Le web est souvent capable de très belles initiatives. Pour preuve celle de l'association l'Arbre d'Anne Frank, qui perpétue le souvenir de l'adolescente morte en déportation dont le journal a ému des millions de lecteurs. www.annefranktree.com propose un « monument interactif » qui consiste à déposer une feuille (avec un message) sur un arbre virtuel qui renvoie au marronnier que voyait Anne Frank par la fenêtre de la maison d'Amsterdam où elle et sa famille se cachaient. Hier à midi, cet arbre du souvenir comptait 518 640 feuilles.
