Un rapport du Future of Technology Institute alerte sur la vulnérabilité des États européens face aux fournisseurs cloud américains. Une dépendance que l’économiste Jean Tirole juge également préoccupante pour la démocratie. Selon un rapport publié par le Future of Technology Institute (FOTI), plus des trois quarts des pays européens s’appuient sur des services de cloud américains pour des fonctions liées à leur sécurité nationale. Une dépendance massive qui, au-delà de l’efficacité technologique, pose désormais une question stratégique de premier ordre. L’étude, fondée sur l’analyse de données publiques issues des ministères de la Défense, des médias et des marchés publics européens, identifie 23 pays sur 28 dont les systèmes de sécurité reposent sur des technologies américaines, notamment celles de Microsoft, Google, Amazon ou Oracle. Parmi eux, 16 présentent un risque élevé face à un potentiel « kill switch », un mécanisme qui permettrait à l’administration amér...
Christopher Dembik est analyste chez Saxo Banque
La première réponse concrète de la France au développement du Bitcoin est celle de la taxation. Elle symbolise l'intégration dans le cadre des prérogatives de la puissance publique et de la régulation économique et financière d'un phénomène qui y échappait jusqu'à présent. Dans les faits, les possibilités sont toutefois encore nombreuses pour les détenteurs de Bitcoins de contourner la législation nationale dont l'impact sera vraisemblablement faible tant que les démarches de la France seront isolées aux niveaux européen et international.
La réaction gouvernementale a cependant le mérite d'acter l'essor certainement inexorable des monnaies virtuelles et d'essayer de l'accompagner au mieux. Dans cette perspective, l'abandon de l'anonymat, une caractéristique qui explique en grande partie le succès initial du Bitcoin, est le préalable nécessaire afin d'avoir une acceptation plus large dans les échanges des monnaies virtuelles.
Par ailleurs, les Etats ne pourront pas à terme seulement user de l'arme de la taxation pour essayer de contrôler ce phénomène, il faudra aussi prévoir une vraie réglementation, éventuellement sous l'égide du FMI qui aurait parfaitement la légitimité pour agir en la matière. Il s'agira notamment de définir quel statut exact les monnaies virtuelles peuvent avoir par rapport aux monnaies nationales émises par les banques centrales et d'établir des réglementations à propos des produits dérivés sur le Bitcoin qui impliquent aujourd'hui des risques très élevés pour les investisseurs.
