L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
Données publiques : Bertrand Serp, président d'Open Data France, a rencontré le ministre Thierry Mandon
Bertrand Serp, président d’OpenData France a rencontré Thierry Mandon, secrétaire d'Etat chargé de la Réforme et de la Simplification jeudi dernier pour aborder des points relatifs à l'open data, a annoncé l'association fondée à Toulouse en octobre pour regrouper et soutenir les collectivités engagées activement dans une démarche d’ouverture des données publiques.
Le souhait de l’association d'être associée aux groupes de travail sur le développement de l'open data a été réaffirmé, en particulier sur le travail parlementaire à venir sur la loi NOTRe et loi sur le numérique.
Open Data France s'est aussi fait le relais de l'ensemble de ses contributions à la loi sur le numérique organisée par le Conseil national du numérique (CNUM). L'importance de la mise en œuvre concrète de l'Open data en particulier dans les petites collectivités a été longuement abordée en insistant sur leur nécessaire accompagnement. Pour que la culture du numérique soit bien diffusée, il a été indiqué que des efforts de formation auprès de l'ensemble des acteurs concernés (élus, agents, haute administration) devaient être engagés. D’autre part, il existe des freins administratifs à l'ouverture des données.Open Data France a proposé que les Cahiers des clauses administratives générales (CCAG) qui encadrent les marchés publics comportent des clauses générales « open data » s'imposant à l'ensemble des consultations. En effet, l'ouverture des données doivent être prévue par défaut. Enfin, la question de l'anonymisation des données avant publication doit être tranchée. Il a été proposé qu'un groupe de travail prenne ce sujet à bras le corps afin d'apporter des réponses concrètes.
