À l’image de l’Australie, qui a fixé une majorité numérique à 16 ans, Emmanuel Macron a récemment évoqué la possibilité d’interdire l’accès aux plateformes sociales aux moins de 15 ans. En attendant une éventuelle évolution législative, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a dévoilé ce mois-ci FantomApp, une application gratuite destinée aux 10-15 ans, déjà disponible sur les magasins d’applications et en version web . Son objectif est de permettre aux plus jeunes de mieux protéger leurs comptes, leurs données personnelles et d’identifier les bons réflexes en cas de difficulté en ligne. Conçue à partir d’ateliers menés dans plusieurs collèges, FantomApp a été développée en associant directement des adolescents au projet. Cette démarche collaborative a permis d’identifier des attentes fortes : comprendre les paramètres de visibilité, sécuriser ses comptes sans expertise technique et savoir vers qui se tourner en cas de problème. Selon une étude ...
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| Etude de Future Source Consulting |
La bataille de la vidéo à la demande se poursuit et vire à la bataille de chiffres : les deux principaux services disponibles en France, l'américain Netflix et le français CanalPlay (groupe Canal Plus) seraient désormais au coude-à-coude.
En effet, jusqu'à présent, le service américain, lancé en France en septembre 2014 et qui ne communique pas ses données, était crédité de 250 000 abonnés, selon un pointage effectué début août par le ministère de la Culture, qui s'appuyait sur de récentes études du Centre national de la cinématographie (CNC). Loin devant les 600 000 abonnés de CanalPlay avancés par Canal Plus.
Des chiffres démentis cette semaine par le cabinet d'études britannique Future Source Consulting, qui estime que Netflix bénéficie en fait de 750 000 abonnés dans l'hexagone, trois fois plus que prévu. «Canal Play est sans doute encore légèrement devant, mais d'ici à 2019, nous prévoyons que Netflix deviendra leader en France, avec à cette date environ 3 millions d'abonnés sur un marché de 5 millions», a indiqué le cabinet aux Échos.
Une autre étude menée par le cabinet IHS en juin estimait qu'en 2019, Netflix n'aura convaincu que 2 millions de Français…
Des chiffres qui sont donc encore loin des objectifs de Netflix en France. Le géant américain, riche de 42,3 millions d'abonnés aux États-Unis et de 23,25 dans le reste du monde au 2e trimestre 2015, prévoyait de conquérir 30 % du marché français d'ici 2020-2025 soit 10 millions d'abonnés.
Pour l'heure, Netflix va devoir transformer en abonnés payants les Français qui ont souscrit une offre gratuite de découverte et surtout nouer des accords avec des fournisseurs d'accès à internet pour embarquer dans leurs box et y délivrer notamment les séries qu'il produit comme House of Cards ou la future série française Marseille.
En attendant, le géant, confiant dans son modèle, a procédé hier à une augmentation d'un euro de son tarif intermédiaire qui est désormais à 9,99 euros par mois.
