Un rapport du Future of Technology Institute alerte sur la vulnérabilité des États européens face aux fournisseurs cloud américains. Une dépendance que l’économiste Jean Tirole juge également préoccupante pour la démocratie. Selon un rapport publié par le Future of Technology Institute (FOTI), plus des trois quarts des pays européens s’appuient sur des services de cloud américains pour des fonctions liées à leur sécurité nationale. Une dépendance massive qui, au-delà de l’efficacité technologique, pose désormais une question stratégique de premier ordre. L’étude, fondée sur l’analyse de données publiques issues des ministères de la Défense, des médias et des marchés publics européens, identifie 23 pays sur 28 dont les systèmes de sécurité reposent sur des technologies américaines, notamment celles de Microsoft, Google, Amazon ou Oracle. Parmi eux, 16 présentent un risque élevé face à un potentiel « kill switch », un mécanisme qui permettrait à l’administration amér...
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| Etude de Future Source Consulting |
La bataille de la vidéo à la demande se poursuit et vire à la bataille de chiffres : les deux principaux services disponibles en France, l'américain Netflix et le français CanalPlay (groupe Canal Plus) seraient désormais au coude-à-coude.
En effet, jusqu'à présent, le service américain, lancé en France en septembre 2014 et qui ne communique pas ses données, était crédité de 250 000 abonnés, selon un pointage effectué début août par le ministère de la Culture, qui s'appuyait sur de récentes études du Centre national de la cinématographie (CNC). Loin devant les 600 000 abonnés de CanalPlay avancés par Canal Plus.
Des chiffres démentis cette semaine par le cabinet d'études britannique Future Source Consulting, qui estime que Netflix bénéficie en fait de 750 000 abonnés dans l'hexagone, trois fois plus que prévu. «Canal Play est sans doute encore légèrement devant, mais d'ici à 2019, nous prévoyons que Netflix deviendra leader en France, avec à cette date environ 3 millions d'abonnés sur un marché de 5 millions», a indiqué le cabinet aux Échos.
Une autre étude menée par le cabinet IHS en juin estimait qu'en 2019, Netflix n'aura convaincu que 2 millions de Français…
Des chiffres qui sont donc encore loin des objectifs de Netflix en France. Le géant américain, riche de 42,3 millions d'abonnés aux États-Unis et de 23,25 dans le reste du monde au 2e trimestre 2015, prévoyait de conquérir 30 % du marché français d'ici 2020-2025 soit 10 millions d'abonnés.
Pour l'heure, Netflix va devoir transformer en abonnés payants les Français qui ont souscrit une offre gratuite de découverte et surtout nouer des accords avec des fournisseurs d'accès à internet pour embarquer dans leurs box et y délivrer notamment les séries qu'il produit comme House of Cards ou la future série française Marseille.
En attendant, le géant, confiant dans son modèle, a procédé hier à une augmentation d'un euro de son tarif intermédiaire qui est désormais à 9,99 euros par mois.
