L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
L’institut Viavoice et le média Usbek&Rica qui explore le futur, réalisent chacun dans leur métier des analyses prospectives permettant de mieux appréhender l’avenir et ses enjeux. Ainsi, Viavoice et Usbek&rica ont décidé de réunir leurs expertises dans le cadre d’un partenariat d’étude pour analyser ensemble les perceptions des Français sur leur rapport au numérique.
Une grande enquête a été réalisée conjointement abordant le sujet sous 4 angles différents. Chacun de ces angles sera révélé sur le site d’Usbek&Rica chaque lundi à venir.
Le premier volet de cette étude sur les français et le numérique est à découvrir aujourd’hui en ligne, il a pour thème : Réseaux sociaux, le grand désenchantement ?
Plusieurs enseignements, parfois surprenant, en ressortent :
• Seulement 64% des Français estiment que les réseaux sociaux permettent de développer la liberté d’expression. « Un score médiocre, une véritable déception », juge Arnaud Zegierman, directeur associé de Viavoice. « Nous pourrions en théorie être à 100 % ou presque, puisque ces réseaux sont accessibles à tous et permettent à tout le monde de s’exprimer librement dans un pays comme la France ».
• 48% estiment qu’ils améliorent le niveau d’information des individus. Pour Amandine Messina, directrice d’études au sein de Viavoice : « Il s’agit aussi d’une forme de maturité. Les gens sont revenus du mythe initial et n’attendent plus des réseaux davantage qu’ils ne peuvent leur donner. »
• 63% déclarent qu’ils dégradent la qualité des échanges.
• Et seuls 23% estiment qu’ils contribuent à renforcer la démocratie. « Le sondage a été réalisé avant l’élection de Trump, précise Arnaud Zegierman. Mais le mythe des réseaux sociaux avait déjà été cassé par l’utilisation massive d'informations politiques totalement grotesques, non vérifiées, partagées entre amis et connaissances, ce qui amplifie le sentiment de fiabilité de l'information. Cela devient une véritable question pour la gestion des élections démocratiques. Parallèlement au développement du fact-checking des journalistes, qui sont de plus en plus perçus comme des représentants de l’establishment, se développe la diffusion sur les réseaux sociaux de rumeurs diffusées à des fins politiques. Et leur partage délivre l’illusion de leur bien-fondé ! »
L’ensemble des résultats est disponible sur demande et sur usbeketrica.com :



