Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...
A l'occasion de l'entrée en vigueur du RGPD, le règlement général européen sur la protecton des données personnelles, notre sondage BVA-La Dépêche sur "Les Français et les données personnelles" avait souligné un fait nouveau : l'attente des internautes d'outils et de services alternatifs à ceux proposés par les géants du web. Des outils qui recueilleraient moins de données et pisteraient moins leurs utilisateurs que ceux développés par Google, Amazon, Facebook, Appel ou Microsoft (GAFAM). Les Français favorables à des alternatives "Les Français sont majoritairement enclins à utiliser des services alternatifs à ceux délivrés par les GAFAM tels que des navigateurs Internet non traditionnels (autre qu’Internet Explorer ou Chrome) (71%) ou des moteurs de recherches autres que Google (70%)", explique Blandine Tardieu, directrice d'études chez BVA. C'est essentiellement dans le domaine des moteurs de recherches que les alternatives sont l...