Accéder au contenu principal

Dix tendances de l'IA qui resteront importantes en 2024

  Ionos, société d’hébergement Web, dresse dix tendances qui vont marquer 2024 en matière d'intelligence artificielle L'IA est l'un des développements technologiques les plus importants du 21e siècle. Depuis la publication de ChatGPT l'année dernière, cette technologie est devenue de plus en plus présente dans la vie quotidienne des gens. Selon une enquête de l'association professionnelle BitKom, plus de la moitié des entreprises interrogées (56 %) estiment que l'IA est "la plus grande révolution technologique depuis le smartphone". Cependant, le développement de l'IA est loin d'être terminé. Au contraire, il ne fait que s'accélérer et les défis qui l'accompagnent ne cessent de croître. Selon le rapport, les dix tendances suivantes en matière d'IA auront un impact décisif sur la vie professionnelle quotidienne et l'informatique en 2024 : Les invites de l'IA commandent les apps de manière intuitive : Les apps ne seront plus

Cybersécurité, prédictions 2020 : quels impacts en France ?

cybersecurite



grout
Par Par David Grout, CTO EMEA, FireEye.

En travaillant avec mes pairs à l’international sur les prédictions 2020 en termes de cybersécurité : je me suis aussi penché sur les grandes perspectives de l’année prochaine pour la France. Bien évidemment, il est toujours compliqué voire impossible de réellement imaginer de quoi sera fait demain, mais l’expérience et les activités au quotidien de nos équipes nous permettent d’en dessiner les contours.

L’influence Géopolitique à l’heure actuelle :


Nous avons déjà eu l’occasion de voir les impacts de la géopolitique et de la diplomatie mondiale sur le monde informatique, que ce soit au travers de campagnes de désinformation, d’attaques sur des états ou des organisations d’importance vitale. Le sommet de Davos en 2019 a remis en exergue à plusieurs reprises le risque que représentent les attaques cyber pour la stabilité mondiale, et cela sera encore plus vrai en 2020. L’actualité du contexte mondial amène lui aussi son lot d’incertitude cyber, en 2020 nous verrons certainement une continuité dans les activités des groupes chinois tels que APT41  ou de nouveaux groupes s’alignant sur le plan Made In China 2025 ou encore sur l’initiative des Nouvelles routes de la soie.

L’année 2020 sera aussi marquée par de grands événements sportifs comme les Jeux Olympiques. Nous y verrons certainement un terreau favorable à l’expression des menaces géopolitiques au travers d’attaques informatiques mais aussi l’émergence de groupes de hackers profitant de cette médiatisation accrue pour être exposé.

Enfin, de nombreuses élections auront lieu à travers le monde aussi bien locales que nationales. Elles seront certainement ciblées à leur tour par différentes campagnes, de désinformation, de fuites massives de données ou encore de dénis de services.

La France engagée sur chacun de ces domaines, sera probablement une cible directe ou indirecte, et nous devons nous y préparer.

La déstabilisation d’entreprise via l’extorsion de fonds et les ransomwares :


La fin 2019 est agitée par des tentatives d’extorsion de fonds, que ce soit auprès d’hôpitaux, de médias ou de PME/PMI, dont on parle moins au quotidien. Il est clair que des groupes motivés financièrement tels que FIN6 ou FIN7, vont continuer et certainement générer une multitude de suiveurs qui trouveront là une source rémunératrice pour leurs activités. La digitalisation étant de plus en plus présente et les machines interconnectées, il est plus que probable de voir les blocages se répéter avec malheureusement de forts impacts directs et indirects. Les emplois des PME/PMI seront directement touchés, les contraignant à mettre la clef sous la porte. Tandis que les plus grandes entreprises devront mettre leur personnel au chômage partiel. Les conséquences pourraient même être dramatiques si des personnes ne pouvaient plus se soigner ou se déplacer, ou encore se chauffer à la suite d’une crise cyber. Les entreprises et les institutions pourraient, elles, être touchées indirectement avec une perte de compétitivité et de confiance sur les marchés. On ne rappellera jamais assez les enjeux d’une bonne protection.

L’adoption du Cloud et ses impacts :


L’adoption du Cloud et de la migration des données dans le Cloud sont également l’une des grandes tendances actuelles. Cette frénésie vers ce type de services ne se fait pas toujours dans les règles de l’art en matière de cybersécurité.

Nous comptons déjà aujourd’hui près de 25% de nos investigations se déroulant dans des infrastructures Cloud. Nous imaginons pour l’année 2020 toujours plus d’incidents sur les environnements Cloud avec des pertes de données massives, et pourquoi pas, des mélanges de genres entre extorsion ou ransomwares rattachées aux services Cloud.

L’accélération des stratégies étatiques :


Enfin, je ne pouvais pas terminer ces prédictions sans parler de l’importance de ce que la Nation, le Gouvernement et l’industrie en général, investiront sur la sécurité informatique.

Une prédiction moins technique : accélération et augmentation des investissements en sécurité pour l’état français, accroissement de la reconnaissance des actions de l’ANSSI, davantage de moyens pour l’innovation et concentration des savoirs avec, entre autres, le projet Campus Cyber.

En 2020, nous verrons tous les corps étatiques se focaliser sur la sécurisation et l’innovation de l’internet, et de l’accès à l’information pour les citoyens.

Je terminerai donc sur cette note positive, et oui une fois n’est pas coutume, ne parlons pas uniquement des risques, ou des malwares, mais aussi d’une prédiction de croissance, d’innovation et d’évolution de l’écosystème de la sécurité informatique, une vraie opportunité pour notre pays, pour l’emploi et pour l’économie.

Posts les plus consultés de ce blog

Le bipeur des années 80 plus efficace que le smartphone ?

Par André Spicer, professeur en comportement organisationnel à la Cass Business School (City University of London) : Vous vous souvenez des bipeurs ? Ces appareils étaient utilisés largement avant l'arrivée massive des téléphones portables et des SMS. Si vous aviez un bipeur, vous pouviez recevoir des messages simples, mais vous ne pouviez pas répondre. Un des rares endroits où on peut encore en trouver aujourd’hui sont les hôpitaux. Le Service National de Santé au Royaume-Uni (National Health Service) en utilise plus de 130 000. Cela représente environ 10 % du nombre total de bipeurs présents dans le monde. Une récente enquête menée au sein des hôpitaux américains a révélé que malgré la disponibilité de nombreuses solutions de rechange, les bipeurs demeurent le moyen de communication le plus couramment utilisée par les médecins américains. La fin du bipeur dans les hôpitaux britanniques ? Néanmoins, les jours du bipeur dans les hôpitaux britanniques pourraient être compté

Comment les machines succombent à la chaleur, des voitures aux ordinateurs

  La chaleur extrême peut affecter le fonctionnement des machines, et le fait que de nombreuses machines dégagent de la chaleur n’arrange pas les choses. Afif Ramdhasuma/Unsplash , CC BY-SA Par  Srinivas Garimella , Georgia Institute of Technology et Matthew T. Hughes , Massachusetts Institute of Technology (MIT) Les humains ne sont pas les seuls à devoir rester au frais, en cette fin d’été marquée par les records de chaleur . De nombreuses machines, allant des téléphones portables aux voitures et avions, en passant par les serveurs et ordinateurs des data center , perdent ainsi en efficacité et se dégradent plus rapidement en cas de chaleur extrême . Les machines génèrent de plus leur propre chaleur, ce qui augmente encore la température ambiante autour d’elles. Nous sommes chercheurs en ingénierie et nous étudions comment les dispositifs mécaniques, électriques et électroniques sont affectés par la chaleur, et s’il est possible de r

Midi-Pyrénées l’eldorado des start-up

Le mouvement était diffus, parfois désorganisé, en tout cas en ordre dispersé et avec une visibilité et une lisibilité insuffisantes. Nombreux sont ceux pourtant qui, depuis plusieurs années maintenant, ont pressenti le développement d’une économie numérique innovante et ambitieuse dans la région. Mais cette année 2014 pourrait bien être la bonne et consacrer Toulouse et sa région comme un eldorado pour les start-up. S’il fallait une preuve de ce décollage, deux actualités récentes viennent de l’apporter. La première est l’arrivée à la tête du conseil de surveillance de la start-up toulousaine Sigfox , spécialisée dans le secteur en plein boom de l’internet des objets, d’Anne Lauvergeon, l’ancien sherpa du Président Mitterrand. Que l’ex-patronne du géant Areva qui aurait pu prétendre à la direction de grandes entreprises bien installées, choisisse de soutenir l’entreprise prometteuse de Ludovic Le Moan , en dit long sur le changement d’état d’esprit des élites économiques du pay

La fin du VHS

La bonne vieille cassette VHS vient de fêter ses 30 ans le mois dernier. Certes, il y avait bien eu des enregistreurs audiovisuels avant septembre 1976, mais c’est en lançant le massif HR-3300 que JVC remporta la bataille des formats face au Betamax de Sony, pourtant de meilleure qualité. Ironie du sort, les deux géants de l’électronique se retrouvent encore aujourd’hui face à face pour déterminer le format qui doit succéder au DVD (lire encadré). Chassée par les DVD ou cantonnée au mieux à une petite étagère dans les vidéoclubs depuis déjà quatre ans, la cassette a vu sa mort programmée par les studios hollywoodiens qui ont décidé d’arrêter de commercialiser leurs films sur ce support fin 2006. Restait un atout à la cassette VHS: l’enregistrement des programmes télé chez soi. Las, l’apparition des lecteurs-enregistreurs de DVD et, surtout, ceux dotés d’un disque dur, ont sonné le glas de la cassette VHS, encombrante et offrant une piètre qualité à l’heure de la TNT et des écrans pl

La fin des cookies tiers ne répond pas au besoin de contrôle des internautes sur leurs données

Pour le moment, la plupart des solutions alternatives aux cookies privilégient l’objectif commercial aux dépens des attentes des internautes. Piqsels , CC BY-SA Par  Carlos Raúl Sánchez Sánchez , Montpellier Business School – UGEI ; Audrey Portes , Montpellier Business School – UGEI et Steffie Gallin , Montpellier Business School – UGEI Les révélations du Wall Street Journal contenues dans les « Facebook Files » , publiés en septembre dernier, ont une nouvelle fois montré que les utilisateurs s’exposaient à des risques liés à la divulgation des informations personnelles. Les réseaux sociaux ne sont pas les seuls en cause : les nombreux data breach (incidents de sécurité en termes de données confidentielles) rendus publics, illustrent régulièrement la vulnérabilité des individus face à une navigation quotidienne sur les moteurs de recherche, sites de e-commerce et autres ayant recours à des « cookies tiers » , ces fichiers de données envoyés par

De quoi l’inclusion numérique est-elle le nom ?

Les professionnels de l'inclusion numérique ont pour leitmotiv la transmission de savoirs, de savoir-faire et de compétences en lien avec la culture numérique. Pexels , CC BY-NC Par  Matthieu Demory , Aix-Marseille Université (AMU) Dans le cadre du Conseil National de la Refondation , le gouvernement français a proposé au printemps 2023 une feuille de route pour l’inclusion numérique intitulée « France Numérique Ensemble » . Ce programme, structuré autour de 15 engagements se veut opérationnel jusqu’en 2027. Il conduit les acteurs de terrain de l’inclusion numérique, notamment les Hubs territoriaux pour un numérique inclusif (les structures intermédiaires ayant pour objectif la mise en relation de l’État avec les structures locales), à se rapprocher des préfectures, des conseils départementaux et régionaux, afin de mettre en place des feuilles de route territoriales. Ces documents permettront d’organiser une gouvernance locale et dé