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La France peut interdire les réseaux aux moins de 15 ans selon Bruxelles

  Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...

Cybersécurité, prédictions 2020 : quels impacts en France ?

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Par Par David Grout, CTO EMEA, FireEye.

En travaillant avec mes pairs à l’international sur les prédictions 2020 en termes de cybersécurité : je me suis aussi penché sur les grandes perspectives de l’année prochaine pour la France. Bien évidemment, il est toujours compliqué voire impossible de réellement imaginer de quoi sera fait demain, mais l’expérience et les activités au quotidien de nos équipes nous permettent d’en dessiner les contours.

L’influence Géopolitique à l’heure actuelle :


Nous avons déjà eu l’occasion de voir les impacts de la géopolitique et de la diplomatie mondiale sur le monde informatique, que ce soit au travers de campagnes de désinformation, d’attaques sur des états ou des organisations d’importance vitale. Le sommet de Davos en 2019 a remis en exergue à plusieurs reprises le risque que représentent les attaques cyber pour la stabilité mondiale, et cela sera encore plus vrai en 2020. L’actualité du contexte mondial amène lui aussi son lot d’incertitude cyber, en 2020 nous verrons certainement une continuité dans les activités des groupes chinois tels que APT41  ou de nouveaux groupes s’alignant sur le plan Made In China 2025 ou encore sur l’initiative des Nouvelles routes de la soie.

L’année 2020 sera aussi marquée par de grands événements sportifs comme les Jeux Olympiques. Nous y verrons certainement un terreau favorable à l’expression des menaces géopolitiques au travers d’attaques informatiques mais aussi l’émergence de groupes de hackers profitant de cette médiatisation accrue pour être exposé.

Enfin, de nombreuses élections auront lieu à travers le monde aussi bien locales que nationales. Elles seront certainement ciblées à leur tour par différentes campagnes, de désinformation, de fuites massives de données ou encore de dénis de services.

La France engagée sur chacun de ces domaines, sera probablement une cible directe ou indirecte, et nous devons nous y préparer.

La déstabilisation d’entreprise via l’extorsion de fonds et les ransomwares :


La fin 2019 est agitée par des tentatives d’extorsion de fonds, que ce soit auprès d’hôpitaux, de médias ou de PME/PMI, dont on parle moins au quotidien. Il est clair que des groupes motivés financièrement tels que FIN6 ou FIN7, vont continuer et certainement générer une multitude de suiveurs qui trouveront là une source rémunératrice pour leurs activités. La digitalisation étant de plus en plus présente et les machines interconnectées, il est plus que probable de voir les blocages se répéter avec malheureusement de forts impacts directs et indirects. Les emplois des PME/PMI seront directement touchés, les contraignant à mettre la clef sous la porte. Tandis que les plus grandes entreprises devront mettre leur personnel au chômage partiel. Les conséquences pourraient même être dramatiques si des personnes ne pouvaient plus se soigner ou se déplacer, ou encore se chauffer à la suite d’une crise cyber. Les entreprises et les institutions pourraient, elles, être touchées indirectement avec une perte de compétitivité et de confiance sur les marchés. On ne rappellera jamais assez les enjeux d’une bonne protection.

L’adoption du Cloud et ses impacts :


L’adoption du Cloud et de la migration des données dans le Cloud sont également l’une des grandes tendances actuelles. Cette frénésie vers ce type de services ne se fait pas toujours dans les règles de l’art en matière de cybersécurité.

Nous comptons déjà aujourd’hui près de 25% de nos investigations se déroulant dans des infrastructures Cloud. Nous imaginons pour l’année 2020 toujours plus d’incidents sur les environnements Cloud avec des pertes de données massives, et pourquoi pas, des mélanges de genres entre extorsion ou ransomwares rattachées aux services Cloud.

L’accélération des stratégies étatiques :


Enfin, je ne pouvais pas terminer ces prédictions sans parler de l’importance de ce que la Nation, le Gouvernement et l’industrie en général, investiront sur la sécurité informatique.

Une prédiction moins technique : accélération et augmentation des investissements en sécurité pour l’état français, accroissement de la reconnaissance des actions de l’ANSSI, davantage de moyens pour l’innovation et concentration des savoirs avec, entre autres, le projet Campus Cyber.

En 2020, nous verrons tous les corps étatiques se focaliser sur la sécurisation et l’innovation de l’internet, et de l’accès à l’information pour les citoyens.

Je terminerai donc sur cette note positive, et oui une fois n’est pas coutume, ne parlons pas uniquement des risques, ou des malwares, mais aussi d’une prédiction de croissance, d’innovation et d’évolution de l’écosystème de la sécurité informatique, une vraie opportunité pour notre pays, pour l’emploi et pour l’économie.

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