Alors que la mission Artemis relance les ambitions lunaires, le projet Sanctuary on the Moon prévoit d’y déposer, d’ici 2030, une archive composée de disques de saphir, destinée à conserver les traces scientifiques, biologiques et culturelles de l’humanité sur le temps long. Le retour annoncé des missions lunaires habitées avec Artemis – dont la seconde doit être lancée la semaine prochaine par la NASA – ne se limite pas à l’exploration. Il ouvre aussi un champ d’initiatives où la Lune devient aussi un espace de conservation. Le projet « Sanctuary on the Moon » (sanctuaire sur la Lune) s’inscrit dans cette dynamique avec l’ambition de déposer sur la surface lunaire une archive matérielle de l’humanité. À l’horizon 2030, une capsule devrait ainsi être acheminée vers la Lune. Elle contiendra 24 disques de saphir gravés au laser, représentant plus de 100 milliards de pixels d’information. Chaque disque, d’un diamètre de 100 mm et d’une épaisseur de 1 mm, est co...
D’après le FBI et le Department of Homeland Security des États-Unis, des cyberacteurs liés à la Chine ont tenté d'obtenir illégalement de précieuses données de propriété intellectuelle et de santé publique en rapport avec les essais des vaccins et les traitements, auprès de réseaux et de personnel affiliés à la recherche liée à COVID-19.
Les agences américaines ont également averti que les institutions et les entreprises impliquées dans la recherche des vaccins contre le Covid-19, fabrication des traitements et des tests pour dépister le nouveau coronavirus devraient prendre des mesures de sécurité supplémentaires pour protéger les données et tout simplement être conscientes de la menace potentielle.
Selon David Stupples, professeur d'ingénierie électronique à la City University of London :
« Depuis 20 ans nous savons que la Chine est activement engagée dans la cyber-espionnage et la cyber-surveillance.
L’objectif de la Chine est d'avoir accès à la planification stratégique de l'État et de l'armée, à la planification commerciale et des affaires et, surtout, à la propriété intellectuelle et aux résultats de la recherche.
La Chine aspire à diriger le monde dans tous les domaines afin d'accroître ses ambitions de superpuissance, et cela s'avère être une grande réussite. Ce pays a investi plus que tout autre pays dans l'espionnage et dans les cyberactivités illicites. La Chine est considérée comme un leader mondial dans la technologie qui sous-tend ces activités, et dans la formation d'un grand nombre de personnes pour orchestrer le tout.
Les récentes allégations contre la Chine devraient être examinées dans le contexte plus large de sa quête pour le contrôle global de « l’Internet of Everything » (IoE) et du rôle joué par le géant des télécommunications Huawei.
Bien qu'il n'y ait pas de preuve directe que Huawei soutient les activités d'espionnage et de surveillance, on soupçonne depuis longtemps que la société fait partie de l'omniprésente machine d'espionnage étatique chinoise - rien ne peut se passer en Chine sans l'approbation du gouvernement central. Cela dit, rien ne serait plus simple que de planifier et d'exécuter des activités d'espionnage et de surveillance dans le monde entier, si la RPC contrôlait une grande partie de l'infrastructure mondiale des communications. Huawei est en train de devenir le premier fournisseur dans la plupart des pays. Une fois en place, le grand plan de contrôle de « l'IoE » sera achevé. Nous sommes témoins du succès de cette stratégie, car la Chine cherche à accéder à toutes les recherches pharmaceutiques du monde entier et à les copier dans le but de contrôler le virus et les résultats de l'épidémie dans le monde entier. Chaque pays deviendrait alors dépendant de la Chine pour guérir les maux du monde.
Selon Enrico Bonadio, maître de conférences en droit de la propriété intellectuelle à la City University of London :
« Il n'est pas surprenant que le président Donald Trump soutienne et alimente des accusations selon lesquelles le gouvernement chinois pourrait voler les résultats des recherches actuelles et les secrets connexes concernant les vaccins COVID-19.
Au cours des dernières décennies, les États-Unis se sont souvent plaints du vol de la propriété intellectuelle par la Chine, allant des produits pharmaceutiques aux films d'Hollywood et de Disney, sans parler de la mauvaise appropriation des logiciels et du piratage de la musique sur Internet. Il s'agit d'une tension sans fin. Les relations ont atteint un point bas à la fin des années 2000 lorsque les États-Unis ont poursuivi la Chine devant un tribunal de l’OMC pour le prétendu manquement de cette dernière à certaines obligations de protection des droits d'auteur étrangers et de garantie que les contrevenants professionnels à la propriété intellectuelle s'exposent à des sanctions pénales. L'action en justice des États-Unis n'a toutefois abouti qu'en partie".
