Les Français prêts à monter à bord des drones taxis

 

cityairbus
Le prototype CityAirbus

La crise du coronavirus a eu de multiples conséquences, elle rebat les cartes et nous oblige à repenser ce qu’on croyait acquis. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne les transports. L’effondrement du trafic aérien, le choix du train ou le retour de modes de transoprt individuel : tout semble remis à plat.

170 projets dans le monde

Et dans cette réflexion, les taxis volants ou les drones taxis occupent une bonne place. Plus agiles qu’un hélicopère, plus souples et parfois autonomes, les drones taxis sont, en effet, riches de promesses. Et ce qui n’était il y a peu qu’une idée de film de science fiction prend de plus en plus corps avec de nombreuxprojets partout dans le monde. On en compte près de 170 ! Et parmi eux celui d’Airbus : CityAirbus. Ce drone géant à plusieurs hélices, long de 8 mètres sur 8 est 100 % électrique et autonome. D’une autonomie de 15 minutes, il devrait avoir à terme la capacité de transporter quatre passagers à 120 km/h. La RATP s’est déjà dite intéressée et Airbus rêve de lance son taxi-drone en 2024 pour les Jeux olympiques de Paris. Airbus pourrait être devancé par Uber et Hyundai qui pourrait lancer une flotte de drone taxi en 2023 à San Francisco. En Chine, la société Ehang, qui a réalisé un premier vol sans pilote de son appareil en janvier 2020 et un nouvdeau vol au-dessus de Séoul, la capitale sud-coréenne. Debut novembre, le gestionnaire espagnol de la navigation aérienne Enaire a annoncé participer à deux projets d’aéro-taxis financés par les fonds européens Horizon 2020, et table sur des taxis volant à Barcelone en 2022. Le cabinet de conseil américain Oliver Wyman estile que les premières routes commerciales intra-villes pourraient s’ouvrir dès 2023, avec un marché des taxis volants à partir de 2025 qui pourrait représenter 35 milliards de dollars dans 15 ans.Si les difficultés techniques sont peu à peu levées, reste évidemment la question du prix – on parle de 300€pour 15 minutes – et de la confiance des utilisateurs.

Sur ce dernier point, l’opinion semble mûre. Une étude réalisée par Carvea Consulting et Opinea, publiée cette semaine, a révélé que 43% des Français sont prêts à monter à bord d’un drone taxi sans pilote. Cette volonté monte à 51% parmi les hommes et elle est encore plus forte parmi les plus jeunes en affichant 54%. "La légitimité de cette utilisation aux yeux des Français est forte avant tout pour un usage civil avec 68% qui trouvent un drone approprié pour la surveillance des zones (cultures, chantiers), puis 65% pour la photographie aérienne ou 53% pour la sécurité comme la police nationale ou municipale", précise l’enquête. Enfin, "parmi les personnes positives à l’usage d’un drone-navette une personne sur deux est prête à réaliser un trajet entre des stations prédéfinies ou un trajet librement prédéfini sur un smartphone. Mais également pour se rendre en centre-ville ou à l’aéroport."

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