Retour de l’Homme sur la Lune : les étonnantes expériences de la mission Artemis

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L’engouement ne sera pas aussi planétaire que lorsque l’Homme posa pour la première fois son pied sur la Lune le 21 juillet 1969, mais ce lundi 29 août, avec le décollage de la fusée surpuissante SLS de la mission Artemis depuis le complexe de lancement 39B du centre spatial Kennedy, en Floride, le monde assistera bien à la première étape pour le retour de l’Homme sur la Lune, prévu en 2025. En attendant, la Nasa va préparer cette échéance avec une première mission de 42 jours à vide, c’est-à-dire sans équipage. Sans équipage mais pas sans rien à bord.

Car à l’intérieur du vaisseau Orion qu’emporte la fusée et qui mettra plusieurs jours à atteindre la Lune, on trouvera de drôles de passagers : un mannequin baptisé Moonikin Campos, installé dans le siège du commandant et vêtu de la nouvelle combinaison de la Nasa. Il enregistrera l’accélération et les vibrations subies.

Également à bord, deux bustes de femmes, nommés Helga et Zohar, et composés de matériaux imitant les os ou même les organes humains. L’un sera vêtu d’une veste anti-radiation, l’autre non. Des capteurs permettront d’évaluer les taux de radiations reçues, notamment dans l’espace lointain, ou elles sont bien plus importantes que lors des voyages entre la Terre et la station spatiale internationale par exemple.

La Nasa pourra suivre tout ce qui se passe, notamment à l’intérieur de la capsule arrimée à Orion. Des caméras au bout des panneaux solaires d’Orion doivent également prendre des selfies du vaisseau avec la Lune et la Terre en arrière-plan. La communication est aussi, on le voit, l’un des enjeux de la mission.

Enfin, la Nasa va mener une expérience baptisée Callisto… et inspirée de l’ordinateur du vaisseau de la série télé Star Trek, qui était capable d’échanger avec l’équipage. Il s’agit d’une version améliorée de l’assistant vocal Alexa d’Amazon, à qui il sera demandé depuis le centre de contrôle de régler la lumière dans la capsule, ou de lire les données de vol. L’idée est de simplifier la vie des astronautes à l’avenir.

Par ailleurs, un ensemble de dix CubeSats, des microsatellites de la taille d’une boîte à chaussures, seront déployés par l’étage supérieur de la fusée. Les expériences sont multiples : étude d’un astéroïde, de l’effet des radiations sur des organismes vivants, recherche d’eau sur la Lune… Autant de projets menés indépendamment par des entreprises ou des chercheurs internationaux, qui profitent de l’occasion rare d’un lancement vers l’espace lointain.