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Comment fonctionne ChatGPT ? Décrypter son nom pour comprendre les modèles de langage

Par  Frédéric Alexandre , Inria On voit passer beaucoup d’avis sur ChatGPT, mais finalement, qu’en sait-on ? Juste que c’est un réseau de neurones artificiels avec des milliards de paramètres, capable de tenir une discussion de haut niveau, mais aussi de tomber dans des pièges grossiers tendus par des internautes facétieux. On nous parle beaucoup de lui mais on en sait finalement très peu sur son fonctionnement. Je vous propose donc de présenter les mécanismes principaux sur lesquels ChatGPT repose et de montrer ainsi que, si le résultat est parfois impressionnant, ses mécanismes élémentaires sont astucieux mais pas vraiment nouveaux. Pour ce faire, passons en revue les différents termes du sigle « ChatGPT ». T comme transformer Un « transformer » est un réseau de neurones qui bénéficie du même algorithme d’apprentissage que les réseaux profonds ( deep networks ), qui a déjà fait ses preuves pour l’entraînement de grosses architectures. Il bénéficie également de deux caractéristi

Comment l’intelligence artificielle révolutionne déjà la santé

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Depuis plusieurs mois, pas une semaine, pas un jour sans que l’on n’entende parler d’intelligence artificielle (IA), et notamment ChatGPT, l’agent conversationnel développé par la société américaine OpenAI. L’intelligence artificielle nous bluffe quand on la voit écrire des textes parfaits, nous amuse quand elle génère des images à partir d’une simple description, mais nous inquiète aussi quand on voit les fausses images d’Emmanuel Macron ramassant des poubelles, de Donald Trump arrêté par la police ou du pape François en doudoune blanche.

Elle nous inquiète car nous savons qu’on n’en est qu’aux balbutiements – MidJouney par exemple a beaucoup de mal à générer des doigts de main – et que les prochaines intelligences artificielles dites génératives vont franchir de tels progrès que de nombreux experts tirent la sonnette d’alarme.

L’alerte d’un pionnier de l’IA

Un millier de chercheurs et d’experts – dont Elon Musk, le patron de Twitter et Telsa… qui avait laissé filé OpenAI – ont récemment demandé de suspendre les recherches le temps d’avoir du recul sur ce qui se passe. Et le 1er mai, Geoffrey Hinton, pionnier de l’IA, a annoncé sa démission de Google dans une déclaration au New York Times, expliquant qu’il regrettait son invention, que certains des dangers liés aux chatbots d’IA étaient « assez effrayants » et que nombreux sont ceux, selon lui, qui ne « distinguent plus le vrai du faux », élément pourtant essentiel de la vie en société dans les démocraties.

Les cybercriminels ont déjà commencé à utiliser l’IA et on se rappelle aussi que Vladimir Poutine avait prédit que « celui qui deviendra le leader dans ce domaine sera le maître du monde ». C’était en 2017… Les États tentent bien d’encadrer l’IA, d’y donner un cadre éthique, de poser des limites, mais les progrès dans le domaine sont si rapides – l’IA atteindra le « niveau humain » d’ici 10 ans selon le patron de Google DeepMind, Demis Hassabis – que cela reste très difficile.

Pour autant, faut-il s’inquiéter ? « À vrai dire, l’avenir de l’IA est relativement inconnu », explique Benoît Grunemwald, expert en cybersécurité chez ESET France. Surtout, l’intelligence artificielle peut apporter beaucoup à l’humanité, par exemple dans le domaine de la santé et notamment dans les diagnostics de cancers.

Diagnostic, recherche, prévention

Récemment, Le Parisien a raconté l’histoire de Wilfrid Desmares. Les médecins ne trouvaient pas l’origine du cancer métastasé de cet homme de 51ans. Une IA, développée par l’Institut Curie, a estimé qu’« à 90 % » la tumeur initiale se trouvait dans les reins, permettant de soigner efficacement ce patient. L’outil a été mis à l’honneur mi-avril dans un congrès d’oncologie aux États-Unis.

Dans ce cas-là, l’IA surpasse le médecin car elle est capable de compiler des millions de données pour détecter la moindre anomalie, ce que ne peut évidemment pas faire un humain.

Implémentée dans des cabines de télémédecine, l’IA peut détecter toute irrégularité à partir d’une simple vidéoconsultation d’un patient. Intégrée dans des appareils de radiothérapie ou d’IRM, elle peut détecter de petites lésions difficiles à voir. Au cœur de robots conversationnels correctement « entraînés » , l’IA peut aider les médecins à trouver le bon diagnostic et gagner ainsi du temps précieux aux urgences… mais aussi à leur libérer du temps médical en se chargeant d’aspects administratifs.

L’IA peut aider les chirurgiens en anticipant les risques d’une opération. Elle peut également contribuer à la recherche médicale en découvrant de nouvelles molécules comme candidat médicament en un temps record.

Santé connectée

Enfin, l’IA peut nous aider au quotidien pour faire de la prévention – François Braun est ministre de la Santé et de la prévention. La santé connectée est en ainsi en plein boom, de plus en plus abordable. L’IA peut analyser les données de santé captées par votre montre connectée et y déceler toute anomalie. Demain, le miroir de votre salle de bains détectera votre mauvaise mine.


L’intelligence artificielle dans le domaine de la santé est, on le voit, vertigineuse, d’où l’importance de bien encadrer l’usage des données médicales pour garder à l’œil cet utile Big Brother.

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