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Deepfake, décryptage d’une arnaque

Par Thomas Mannierre, Directeur EMEA Sud de BeyondTrust L’IA a fait entrer les braquages dans une nouvelle dimension. Plus besoin d’une cagoule noire désormais. En améliorant les attaques d'ingénierie sociale modernes, l’IA a donné naissance à un autre type de menaces : les deepfakes. Bienvenue dans ce qui pourrait être un épisode de Black Mirror ! Le faux CFO de Hong Kong En début d’année, une entreprise à Hong Kong s’est vue escroquée de 25,6 millions de dollars par un hacker utilisant l’IA et la technologie deepfake pour usurper l’identité d’un directeur financier. Si l'on en croit les rapports d’enquête, l'attaque a simulé un environnement de vidéoconférence complet et utilisé une fausse identité d'un important directeur financier de Hong Kong et d'autres participants à la réunion. La victime ciblée du département financier s'est d'abord méfiée d'un e-mail de phishing prétendant provenir du directeur financier. Cependant, la victime a rejoint une con

Intelligence artificielle : 8 géants de la tech s’engagent à appliquer la recommandation éthique de l’Unesco

 

AI

 

Alors que le projet de règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act) a été validé à l’unanimité des ambassadeurs des vingt-sept pays de l’Union européenne réunis à Bruxelles vendredi 2 février, les questions d'éthique continuent à se poser sur ces nouvelles technologies. Quel cadre respecter, quelles règles de protection des utilisateurs mettre en place sans nuire au développement, notamment en Europe ?

La réponse à ces questions reste complexe mais des avancées concrètes sont là. Ainsi, lundi 5 février, 8 géants de la tech set sont engagés à appliquer la recommandation de l’Unersco sur l'IA. GSMA, INNIT, Lenovo Group, LG AI Research, Mastercard, Microsoft, Salesforce et Telefonica ont signé un engagement inédit pour bâtir une intelligence artificielle (IA) plus éthique et mettre en œuvre les valeurs et les principes de la recommandation de l'Unesco à chaque étape de la conception et du déploiement de leurs systèmes d'IA.

Ce premier accord historique a été signé à Kranj, en Slovénie, lors du deuxième Forum mondial de l'Unesco sur l'IA. "Les signataires s’engagent à assumer pleinement leur rôle dans la protection des droits humains, lors de la conception, du développement, de l'achat, de la vente et de l'utilisation de l'IA. C'est la première fois que des entreprises s'engagent auprès des Nations unies dans ce domaine", se réjouit l'Unesco. "

Des tests avant et après la mise sur le marché des systèmes d'IA

L'accord stipule notamment que "des procédures de vérification devront être mises en place pour s’assurer que les normes de sécurité soient respectées, que les effets néfastes de l’IA soient identifiés et que des mesures visant à les limiter et à les corriger soient mises en place dans un délai raisonnable, en respectant les législations nationales." L'accord souligne aussi l’importance des tests ex-ante (avant la mise sur le marché), mais appelle également au développement de pratiques ex-post (après déploiement) d'évaluation et d’atténuation des risques, compte tenu de l'évolution rapide des systèmes d’IA qui sont déjà sur le marché.

Azoulay
Audrey Azoulay, Directrice générale de l'Unresco. Unesco - Marko Pigac/MP Produkcija/Pigac.

"En novembre 2021, l’ensemble des États membres de l’Unesco a adopté le tout premier cadre éthique mondial pour l'utilisation de l'intelligence artificielle. Aujourd'hui, nous franchissons une nouvelle étape majeure en obtenant le même engagement concret de la part de grandes entreprises mondiales. J'appelle tous les acteurs de la Tech à suivre leur exemple. L’alliance des secteurs publics et privés est essentielle pour développer une IA qui soit au service du bien commun", a déclaré Audrey Azoulay, directrice générale de l'Unesco.

(Article publié sur ladepeche.fr le 7 février 2024)

 

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