Route : jamais sans mon GPS

En ce début de vacances de Pâques pour la zone de l’académie de Toulouse, nul doute que parmi les automobiles qui grossiront la circulation, nombre d’entre elles embarqueront un récepteur GPS.Jadis réservés aux professionnels des secteurs routiers et maritimes, aux particuliers fortunés, aux pilotes privés d’avions ou aux randonneurs passionnés, les récepteurs des signaux satellitaires du système américain GPS (global positioning system) ont connu à Noël 2005 une spectaculaire démocratisation.
7 nouveaux modèles par mois
La baisse des coûts de production des puces électroniques et leurs miniaturisations font que le GPS s’invite sur de nouveaux matériels: consoles de jeux, organiseur électronique (PDA), ordinateur portable et, bien sûr, téléphone portable.Sur ce dernier point, les premiers modèles dotés de puces A-GPS, arrivent sur le marché.Et au dernier grand salon de la téléphonie mobile, le 3GSM de Barcelone, SiRF, leader mondial de la fabrication de puce GPS, a prédit que tous les téléphones portables intégreraient ce système d’ici 5 ans, ouvrant la porte à de nouveaux services de géolocalisation. En attendant, ce sont les terminaux portables (PND) et les pack rassemblant un PDA et un boîtier GPS qui tiennent le haut du pavé et ont fait exploser les ventes de Noël. Tant et si bien, qu’au-delà des pionniers du GPS (Garmin, Navman, Tom tom), les géants de l’électronique grand public ont lancé leurs modèles (Siny, LG, etc.). «En 2005, les prix moyens des packs PDA et des PND s’élevaient respectivement à 340 € et 480 €. Cette croissance devrait se poursuivre cette année, grâce à la multiplication des offres : 7 nouveaux produits arrivent chaque mois dans les rayons », expliquaient dernièrement nos confrères de l’Ordinateur individuel. Et les tarifs ont encore baissé. Sur internet voire dans certaines enseignes discount, l’on trouve des produits à 250€. Ces récepteurs GPS se dotent souvent de services annexes fort appréciables : radio FM, lecteur de musique MP3 ou de vidéo DivX. Les plus perfectionnés, dotés d’une puce de communication Bluetooth peuvent dialoguer avec un téléphone GSM et récupérer ainsi en direct des points d’intérêt (POI) ou des informations sur le trafic routier (TMC). Car la mise à jour de la cartographie – et son coût – est une donnée essentielle du bon fonctionnement de ces appareils. Outre le côté matériel (ergonomie, simplicité, autonomie, fonctions), la partie logicielle de ces machines est donc à regarder de prêt au moment de l’achat.

Galileo en 2010
Le système de positionnement par satellite européen Galiléo, concurrent du GPS, sera pleinement utilisable à l’horizon 2010. Comme pour le GPS, plusieurs types de récepteurs seront disponibles mais avec un avantage de plus : une meilleure précision.

4 types de GPS
> Intégré. Proposés directement par les constructeurs automobiles, ils sont puissants, parfaitement intégrés au tableau de bord, riches en fonctions, mais très chers (plus de 1500€).Autre possibilité, insérer dans le logement de l’autoradio un GPS adapté (Pioneer, VDO Dayton, etc.) tout aussi cher (1500 €).
> Portatif. Simples, pratiques, abordables (à partir de 230 €) très nombreux, ils envahissent les rayons.N’hésitez pas à les manipuler, regardez les fonctions, l’autonomie, les cartes (France ou Europe) et s’ils fonctionnent derrière les parebrises athermiques.La génération de puces SiRF III est plus performante.
> Sur téléphone. Une solution qui s’annonce prometteuse: le GPS sur son téléphone portable.Il faut en général acquérir un petit boîtier GPS (300 €) qui communiquera sans fil (Bluetooth) avec le smartphone (Windows Mobile, Symbian). De plus en plus, le GPS sera directement intégré dans le téléphone.
> Sur organiseur (PDA). Le GPS a redonné un coup de fouet au organiseurs (PDA) dont le marché s’est effondré face aux smartphones.Les appareils proposés (avec GPS intégré ou déporté avec module Bluetooth) sont performants, d’un bon rapport qualité prix.Ces appareils permettent aussi de surfer sur internet.

0 commentaires: