À l’image de l’Australie, qui a fixé une majorité numérique à 16 ans, Emmanuel Macron a récemment évoqué la possibilité d’interdire l’accès aux plateformes sociales aux moins de 15 ans. En attendant une éventuelle évolution législative, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a dévoilé ce mois-ci FantomApp, une application gratuite destinée aux 10-15 ans, déjà disponible sur les magasins d’applications et en version web . Son objectif est de permettre aux plus jeunes de mieux protéger leurs comptes, leurs données personnelles et d’identifier les bons réflexes en cas de difficulté en ligne. Conçue à partir d’ateliers menés dans plusieurs collèges, FantomApp a été développée en associant directement des adolescents au projet. Cette démarche collaborative a permis d’identifier des attentes fortes : comprendre les paramètres de visibilité, sécuriser ses comptes sans expertise technique et savoir vers qui se tourner en cas de problème. Selon une étude ...
Lors de l’élection présidentielle américaine de 2004, jamais les blogs n’avaient autant fonctionné, utilisés tant par les partis démocrate et républicain que par les commentateurs de la vie politique qui suivaient en temps réel les résultats parfois mieux que les grands networks. L’année prochaine en France, l’élection du Président de la République sera sans nul doute marquée par une frénésie de blogs dont les prémices avaient été observées lors du débat sur le traité constitutionnel européen.
Alors que l’Hexagone est le pays européen qui blogue le plus, les partis politiques qui boudaient jadis un peu le web se sont jetés à corps perdus dans internet.
Blogs, podcasts audios et vidéos, marketing viral, webTV, etc. Nos partis politiques, et a fortiori les candidats à l’élection suprême, ont bien compris que, cette fois, l’internet est partie intégrante de la campagne électorale. Chacun garde en mémoire les 200000 petites voix manquantes à Lionel Jospin pour accéder au 2e tour en 2002…
De l’UDF au PS en passant par l’UMP ou le FN, tous les partis ont mis en place des équipes dédiées. L’UMP peut se targuer de compter dans son comité stratégique Loïc Le Meur, l’un des plus influents blogueurs et patron de Six-Apart, une plateforme de blogs.
Le parti de Nicolas Sarkozy a d’ailleurs pris une longueur d’avance.
Chacun se souvient que l’UMP avait acheté sur Google de nombreux mots-clés – dont le fameux «racaille» – afin que les publicités contextuelles proposent à l’internaute effectuant une recherche sur ledit mot, un lien vers le site de l’UMP.Inutile de dire que les autres partis ont suivi le même chemin.
coups bas
Car sur internet comme dans la vraie vie, les coups bas seront aussi de mise.Ségolène Royal vient d’en faire l’amère expérience avec l’apparition d’outre tombe d’une vidéo du sociologue Pierre Bourdieu qui estimait qu’elle était de droite…
Tour d'horizon La présence sur internet du PS (www.parti-socialiste.fr) est à l’image du parti: avec des courants. Si le parti a bien un site internet, chaque courant dispose de sites et de blogs de militants ou d’élus.Les trois candidats à l’investiture pour la présidentielle sont bien évidemment sur le net. DSK (www.blogdsk.net) a son blog depuis belle lurette, qui utilise toutes les technologies du moment. Ségolène Royal s’appuie sur celui de l’association Désirs d’avenir (www.desirsdavenir.org) qui mise sur l’interactivité ave les lecteurs (par exemple pour la rédaction du livre de la candidate. Laurent Fabius (www.laurent-fabius.net) a lui aussi son blog dont les débuts furent un peu plus laborieux. A l’UDF (www.udf.fr), on connaît internet depuis longtemps puisque le premier site remonte à 1995. Si François Bayrou n’aura son blog que début 2007, le président e l’UDF maîtrise parfaitement clavier et mulot comme il l’a montré lors du chat réalisé à La Dépêche du Midi. Chez les Verts (http://lesverts.fr), c’est un peu les vaches maigres… et le site de Dominique Voynet (http://dominiquevoynet.net) ne reflète pas tous les débats dont nous habituent les militants écologistes. A l’UMP (www.u-m-p.org), c’est la grosse artillerie.Au site principal sont ratachés quelque 600 blogs d’élus et de militants; ces derniers étant vivement encouragés à répandre la bonne parole dans le cyberespace. Le site des Jeunes populaires (http://jeunespopulaires.com) présente lui aussi de nombreux blogs.Résultats: 15000 adhésions à l’UMPvia le net… Au PCF (www.pcf.fr), le site est une vitrine un peu terne et pas vraiment interactive.Comme chez les Verts, on est loin des dynamiques affichées hors du net. Enfin, pas de surprise, au Front national (www.frontnational.com) on a le culte du «chef.» Mais le site propose tous les outils du moment et a même lancé une webTV pour l’actualité du parti. Et aussi… A voir aussi le MRC (www.mrc-france.org) de Jean-Pierre Chevènement (www.chevenement2007.fr), la LCR (www.lcr-rouge.org) et Lutte ouvrière (www.lutte-ouvriere.org). Il n’a pas de candidat mais le site du PRG (www.planeteradicale.org) est riche de ses nombreuses rubriques et de ses flashs infos.
