Par Sérgio Amadeu da Silveira , Universidade Federal do ABC (UFABC) La violence, les exagérations, la diffusion de fake news et les mensonges sont les bienvenus sur les plateformes numériques. Il s’agit de maximiser la visibilité des contenus et, ainsi, les profits des Big Tech. Soutenus par Donald Trump, les milliardaires qui détiennent les plateformes refusent tout contrôle au nom de la liberté d’expression. Jamais dans l’histoire un si petit groupe d’entreprises n’avait réussi à s’immiscer dans les relations des individus à une telle échelle – celle du monde. Les fameuses « Big Tech » sont devenues des médiateurs actifs des relations sociales grâce aux technologies numériques. Or il n’est pas inutile de rappeler que les médiateurs ne sont pas neutres. Les Big Tech influencent les opinions en modulant l’attention et en produisant des réactions chez leurs millions d’utilisateurs. Au sein des réseaux sociaux et de leurs variantes, leurs contrôl...

Il est devenu le petit moment de détente à la maison en famille ou au bureau entre collègues. Le site Viedemerde (www.viedemerde.fr) ou VDM pour les habitués, fait un carton sur internet en réunissant les petits et les grands malheurs du quotidien racontés par les internautes. Lancé en janvier dernier sous l'impulsion de Maxime Valette et d'Antoine Descamps à partir d'un canal IRC (tchat), le site propose à tout un chacun de raconter ses déboires. Réunis dans sept catégories (amour, argent, enfants, travail, santé, sexe, inclassable), les histoires sont soumises au vote des lecteurs : «Je confirme, c'est une VDM» ou «Tu l'as bien mérité.» Le site, qui reçoit 250000 visites par jour, s'est prolongé par un livre (Ed. Privé) et vend t-shirts et badges. Un vrai succès.