Fuites de données en cascade, attaques de plus en plus discrètes et industrialisation du cybercrime : la France apparaît comme l’un des pays les plus exposés au monde. Derrière la multiplication des incidents touchant l’État comme les entreprises, se dessine une menace durable, à la fois criminelle et géopolitique, à laquelle les pouvoirs publics tentent d’apporter une réponse. L’incident de sécurité chez France Titres, l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), survenu le 15 mars dernier, avec lequel 11,7 millions de comptes se sont trouvés exposés, est-il l’incident de trop ? En tout cas, il intervient après de nombreuses intrusions et fuites de données concernant des services publics dont on aurait pu penser qu’ils étaient beaucoup mieux protégés que les bases de données d’entreprises privées. Ce nouvel épisode montre en tout cas combien la France est une cible de choix pour les cyberpirates de tout poil. Car l’ANTS s’inscrit dans une série d’incidents réce...

Il y a des couacs dont on se passerait bien. Fin 2003, dans les salles blanches de Lockheed Martin, le satellite météo américiain NOOA-N Prime subissait une lourde chute. 200 millions de dollars de réparation et quatre années de retard pris sr le programme, le satellite a enfin été mis sur orbite le 6 février.
Dernier né d'une série de 5 satellites météo à orbite polaire (POES : Polar Operational Environmental Satellite), NOAA-N Prime a été construit pour la NASA et la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration). Ce satellite clôture un programme d'observation météo américain qui remonte au lancement, en 1960, de TIROS-1, le premier satellite d'observation météo au monde.
Le CNES est de la partie
Le nouveau satellite effectuera des observations de la surface terrestre et de l'atmosphère qui fourniront des donnnées importantes à la NOAA pour que celle-ci fournisse des prévisions météo, notamment pour la prévention de risques naturels, et des analyses sur le changement climatique. Les données seront recueillies par des stations situées en Virginie, en Alaska et en Norvège, appartenant soit à la NOAA soit à Eumetsat (European Organisation for the Exploitation of Meteorological Satellite).
NOAA-N Prime comprend plusieurs instruments notamment deux radiomètres et trois sondeurs ainsi que des détecteurs de particules pour l'observation des tempêtes solaires. Un système de recueil de données de nouvelle génération, conçu par le CNES, est également embarqué à bord du satellite et permettra de relayer des données environnementales. Le CNES a aussi fourni Sarsat-3, un système qui fonctionne dans le cadre du programme de secours COSPAS-SARSAT. Celui-ci, qui fête se 20 ans et regroupe 40 pays et organisations internationales a permis de sauver 25000 vies depuis 1982.
Pour suivre toute la mission : cliquez ici.