Par Pascal Lardellier , Université Bourgogne Europe Le complotisme fait un étonnant retour dans l’actualité depuis plusieurs années, tout à la fois objet de débat public et catégorie d’accusation. Pas une polémique, pas une affaire dans l’actualité sans que l’assignation ne surgisse, comme explication du problème et ostracisme disqualifiant. Car le terme « complotiste » fonctionne comme une disqualification, qui exclut du champ de la parole légitime. Comment expliquer sa récurrence ? Nous vous proposons aujourd’hui de lire un extrait de l’essai de Pascal Lardellier, le Nouvel Âge du complotisme. Post-vérité : quand le réel vacille (éditions de l’Aube, 2026). Pendant une large partie du XX e siècle, l’hypothèse selon laquelle des groupes influents orientaient les destinées collectives ne relevait pas de la pensée marginale. Elle constituait au contraire une grille de lecture nourrie par l’observation de certaines structures de ...

Certains couples en pleine rupture n'hésitent plus à exhumer les SMS échangés par la partie adverse au cours d'une procédure de divorce. Pour ceux qui n'ont pas encore atteint ce point de non-retour, la société américaine Intelius, a présenté cette semaine au salon « Demo » de San Diego, en Californie, une application qui ravira les méfiants chroniques ou les déçus des relations amoureuses. Baptisée DateCheck (vérification de rendez-vous galant), cette application qui fonctionne sur l'iPhone d'Apple, permet, à partir d'un simple nom ou d'un numéro de téléphone de fouiller dans la vie passée de son rendez-vous. Plus exactement, le logiciel se connecte sur la base de donnée d'Intelius pour savoir si votre contact a oublié de mentionner un passé criminel, ou s'il est marié. La recherche de base est gratuite, mais les analyses plus poussées peuvent coûter jusqu'à 40 dollars. Lors d'une recherche, Datecheck passe également en revue les principaux réseaux sociaux (Facebook, MySpace ou Flickr) et crée un résumé sur la personne dont vous voulez tout savoir. L'application devrait être téléchargeable sur l'AppleStore dans les jours à venir et plus tard sur les autres téléphones. Aux États-Unis, où la législation sur la protection des données personnelles est différente de la nôtre, de nombreuses sociétés se sont spécialisées dans la collecte d'informations nominatives. Raison de plus pour être vigilant sur les informations qu'on publie sur internet.