Par Fabrice Lollia , Université Gustave Eiffel L’affaire « StravaLeaks » montre que, dans un monde saturé d’objets connectés et de données de localisation, les traces numériques ordinaires sont devenues un enjeu central de sécurité pour les environnements sensibles. De simples données de déplacement issues d’un footing, enregistrées et partagées par une application publique, ont pu être utilisées pour localiser des navires ou des bases militaires. Un footing, en apparence, n’a rien de sensible. Pourtant, en mars 2026, une activité enregistrée sur Strava par un militaire français a permis de localiser en temps quasi réel le porte‑avions Charles-de-Gaulle en Méditerranée orientale. Dès 2018, la carte de chaleur mondiale de Strava – une visualisation agrégée des activités publiques enregistrées par ses utilisateurs – avait déjà révélé des bases militaires et des sites sensibles , et des enquêtes plus récentes ont montré que les pratiques sportives ...
Il y a un an, Google avait contribué à la découverte d'une forêt inconnue au Mozambique. Cette fois-ci, le moteur de recherche fait vibrer notre fibre écolo. En pleine conférence de Copenhague, Google vient de mettre au point un outil pour surveiller la déforestation. En combinant l'énorme base de donnée d'images satellites de Google Earth et sa capacité de calcul gigantesque (cloud computing), Google permet de suivre l'évolution de la déforestation à travers la planète. Les scientifiques disposent là d'un outil précieux pour étudier plus facilement le phénomène de déforestation ; mais les autorités locales sont également intéressées pour prendre des mesures d'urgence ou découvrir des déforestations sauvages. Soutenu par une multitude d'organismes de recherches, le nouvel outil de Google sera mis gratuitement à disposition du public l'an prochain.
Plus d'informations sur le blog officiel de Google.
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