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Stéphane Roussel, PDG de SFR, a inauguré ce matin le réseau 4G de SFR à Lyon. SFR est ainsi le premier opérateur à lancer commercialement la 4G en France pour le grand public et les entreprises.
Après Lyon, Montpellier et Toulouse vont être couvert par cet internet mobile à très haut débit. La  capitale du Languedoc-Roussillon va ouvrir le service le 18 décembre prichain. A l'occasion du collque de l'Idate Digiwirld Summit les 14 et 15 novembre deriner, SFR avait déjà fait la démonstration de la 4G à Montpellier. La Ville Rose sera quant à elle couverte commercialement durant le premier semestre 2013, notamment avec les villes de Lille, Marseille et Strasbourg.
"La 4G offre des débits 5 fois supérieurs en réception (download) et près de 10 fois supérieurs en émission (upload) par rapport à la 3G+. Le temps de latence (ping), c’est-à-dire le temps de réaction entre l’action et sa réalisation diminue de moitié. Cette technologie va permettre la démocratisation sur le mobile et les tablettes de services tels que, la vidéo HD, le visionnage de la TV, les jeux en ligne, les appels vidéo, le cloud, les applications temps réel pour les entreprises et de nombreux autres services", explique SFR, qui va lancer des applications tirant partie de ces débits.

Des abonnements plus chers, des terminaux dédiés
Pour bénéficier de la 4G, les consommateurs devront souscrire des forfaits spécifiques plus cher. SFR, comme les autres opérateurs qui vont lancer la 4G, entendent bien en faire un levrier de croissance qui compensera les forfaits low cost à 20€ mensuels généralisés avec l'arrivée de Free Mobile en début d'année.
"Ce lancement commercial s’appuie sur une gamme complète de terminaux compatibles et sur les tarifs des « nouvelles formules carrées » lancées le 25 septembre dernier. Les clients bénéficient ainsi, à partir de 49,99€/mois (prix avec mobile), d’un accès Internet mobile de 2, 4 ou 6Go de données en 4G (à Lyon puis Montpellier) et en Dual Carrier (60% de la population française couverte), ainsi que des services dédiés pour le Très Haut Débit Internet Mobile", détaille SFR.


Pour SFR, un Français teste le réseau 4G à... par SFR


Le gratin international du monde des télécoms, de l'internet et des médias se retrouve depuis hier et jusqu'à ce soir au Digiworld summit de Montpellier. Organisé par l'Idate, ce colloque fait chaque année le point sur un secteur bousculé par l'évolution rapide des nouvelles technologies dont les règles évoluent sans cesse. Le changement de règles, justement, est au cœur de cette 34e édition qui aborde trois grands thèmes : les mobiles, les smartphones connectés à internet ; le cloud, c'est-à-dire le stockage de nos données sur des serveurs distants ; et ce que l'on appelle les big data, toutes ces données produites par les utilisateurs, les institutions, les entreprises, les collectivités, etc.

Dans ces trois domaines, une constante : l'augmentation des contenus d'un côté (vidéo, photos, sons, etc.) et celle des usages sur de plus en plus d'appareils connectés (smartphones, tablettes, etc.) de l'autre. Entre les deux, les opérateurs dont les coûteuses infrastructures sont soumises à rude épreuve sans forcément un retour sur investissement correspondant. Engagés qui plus est dans une guerre des prix sur le mobile en France, les opérateurs télécoms cherchent un juste modèle de rémunération. Le PDG de Swisscom, Hans Carsten Schloter, leur a suggéré de faire payer leurs clients en fonction du débit. Pas sûr que cela prenne en France où l'accès à internet à haut débit ADSL est l'un des moins cher d'Europe, ce qui pour certains freine l'arrivée massive de la fibre. «La différence en termes de service et d'innovation n'est pas toujours évidente pour l'utilisateur», note l'expert Roland Montagne, soulignant que la Russie et l'Ukraine comptent plus d'abonnés à la fibre que les 35 pays de l'Europe de l'ouest ! Et pourtant la demande semble là, dans les villes, mais aussi en zones rurales. Les maires ruraux réclament d'ailleurs un fond de péréquation pour éviter la France numérique à plusieurs vitesses qui pourrait se dessiner.
l’occasion de la 34ème édition du DigiWorld Summit organisée par l’IDATE à Montpellier les 14 et 15 novembre, SFR a déployé son infrastructure 4G au Palais des Congrès Le Corum, qui accueillera la manifestation. Le DigiWorld Summit 2012 sera ainsi le premier congrès couvert en technologie 4G en France. Des démonstrations avec des terminaux compatibles seront en libre accès sur l’espace SFR.

Avec son réseau 4G ainsi ouvert pendant les deux jours de la manifestation, SFR va démontrer et promouvoir les nouveaux usages rendus possibles grâce à cette nouvelle génération.

SFR s’appuiera notamment sur la gamme de terminaux compatibles (Motorola RAZR HD, HTC One XL, Samsung Galaxy S3 4G, Galaxy Note 10.1 4G) qui sera disponible lors du lancement commercial le 28 novembre à Lyon, première ville de France à proposer la technologie 4G, avec SFR.

Des démonstrations qui mettent en avant les avantages 4G seront en libre accès sur l’espace SFR :
- délai de latence réduit (temps de réponse entre la demande et la concrétisation de l’action), avec des débits descendants et montants supérieurs en moyenne à ceux de l’ADSL ;
- performances du jeu en mobilité ;
- qualité de la TV avec des flux HD.

La ville de Montpellier sera ouverte à son tour commercialement le 18 décembre.





Par Jules Minvielle, Président et Fondateur de Surikate


Les ventes records de l’iPhone 5 et le lancement attendu de l’iPad mini ne sauraient masquer cette question : après avoir créé le marché des smartphones et des applications mobiles, Apple a-t-il définitivement perdu sa place de leader incontesté ?

La part de marché d’Apple sur le marché des smartphones a atteint 14,9% au troisième trimestre 2012, contre 16,9% au trimestre précédent. Selon les estimations publiées par le cabinet de recherche IDC le 1er novembre dernier,  le système d’exploitation Android de Google équipe désormais 75% des appareils, soit 136 des 182,1 millions de smartphones vendus dans le monde au troisième trimestre. La marque à la pomme, connue pour la fidélité quasi-religieuse de ses utilisateurs, les fascinerait-elle moins aujourd’hui ?

Un rapport de Strategy Analytics [1] paru la semaine dernière met en évidence le fait qu’Apple ne serait plus autant vu comme le leader de l’innovation qu’il était il y a encore quelques mois. Il démontre en effet que la loyauté des utilisateurs d’iPhone recule. Ainsi, aux Etats-Unis, les utilisateurs d’iPhone prévoyant de rester fidèle à Apple lors de leur prochain achat sont aujourd’hui 88%, alors que ce chiffre était de 93% l’an passé. En Europe occidentale, cette proportion plonge de 12 points (de 88 à 75%). Certes, la chute n’est pas énorme et le nombre de possesseurs d’iPhone continue d’augmenter, mais cette baisse semble marquer un signe avant-coureur.

D’autant plus que le nombre de smartphones vendus n’est pas la seule bataille perdue récemment par Apple. Deux autres batailles décisives l’ont été également.
La première est hautement symbolique : il s’agit du nombre d’applications disponibles sur le store. Même si une étude d’Adeven[2] a montré qu’une grande partie des applications disponibles sur les stores n’ont jamais été téléchargées (applications dites « mortes » ou « zombies »), le nombre d’applications disponibles a toujours été un argument marketing pour Apple. Et avec les 700 000 applications disponibles sur Google Play, soit autant que sur l’App Store, les consommateurs ont aujourd’hui un choix qu’ils n’avaient pas auparavant.

La seconde se situe également sur le terrain des applications. Après avoir tenté de se passer de Google pour son application de cartographie, Tim Cook a dû présenter ses excuses aux utilisateurs : la nouvelle application « Plans »  intégrée par défaut dans les iPhones présentant de nombreuses erreurs et approximations qui provoquent des réactions dont Apple n’était pas coutumier.

Il est très surprenant qu’Apple laisse penser, à travers ses récentes décisions, qu’il n’a pas pris la mesure de la situation. Les ventes de l’iPad mini nous diront si le choix était le bon. Mais le maintien d’un prix élevé, supérieur à la concurrence pour une tablette de taille similaire et dont l’écran semble décevoir certains commentateurs spécialisés[3], a surpris.



C’est dans ce contexte qu’Apple a publié récemment les nouvelles conditions tarifaires de son AppStore, applicables à certains pays, majoritairement de la zone Euro. Principal enseignement : les tarifs des applications payantes et de l’achat in-app augmentent. La première tranche qui était de 0,79 € passe à 0,89€ ; la seconde passe de 1,59 à 1,79€, la dixième de 7,99 à 8,99€, etc.

Ces augmentations ont été justifiées par les variations des taux de change euro/dollar.  On peut également y voir la volonté d’Apple de faire un geste envers les éditeurs en augmentant ainsi leurs revenus. Mais malheureusement, une fois encore, cette réforme tarifaire aura été réalisée sans concertation. La hausse est certes très faible en valeur (de quelques centimes à quelques euros d’augmentation), mais non négligeable en proportion (12,5% en moyenne). Même s’ils bénéficient en partie de cette hausse des prix, les éditeurs sont mis devant le fait accompli. Et au final, ce sont les consommateurs qui vont en assumer les conséquences.

Apple peut-il encore se permettre ce type de décision dans un contexte de plus en plus concurrentiel ?
Pour le moment, les chiffres parlent d’eux-mêmes : même si la proportion d’iPhones dans le parc mondial de smartphones diminue, Apple a en vendu 58% de plus que l’an dernier à la même période. Les ventes record de l’iPhone 5 ne laissent pas présager une mort soudaine, loin de là, car, dans le même temps, les ventes d’iPad ont augmenté de 26%, même si là encore Apple n’est plus aussi dominateur qu’avant[4].

Avec la sortie de Windows 8, les prévisions de l’IDC[5] désignant Apple comme troisième acteur en 2016, derrière Google et Microsoft sont-elles en train de se réaliser ?

Apple est tout à fait conscient que pour conserver son avance de leader et ne pas voir le marché qu’il a créé lui échapper, son salut passe par l’innovation. C’est ce que tous les utilisateurs d’iPhone attendent, sous peine de rejoindre rapidement la communauté des androinautes.




Tribune libre par Emmanuel Benoit – Groupe Jouve


La nouvelle génération d’écoliers et d’étudiants (entre 6 et 25 ans), utilise naturellement et plus qu’aucune autre précédente les ordinateurs, les tablettes, les liseuses numériques et les smartphones. « Génération Y » ou encore «  Digital native », elle est née avec internet et s’est familiarisée dès son plus jeune âge avec les nouvelles technologies.
La génération Y est une utilisatrice compulsive des smartphones, applications mobiles, jeux vidéos, programmes de e-learning ou des médias sociaux, quels qu’ils soient. Pour ces utilisateurs avisés, éclairés et experts naturels du monde numérique, le maniement de toutes ses nouvelles interfaces numériques est un reflexe naturel.
Si l’arrivée récente de tablettes tactiles sur le marché, telles que l’iPad, a d’ailleurs séduit beaucoup d’enseignants et d’étudiants dans les faits, aujourd’hui, encore très peu d’écoles ou d’universités ont réellement adopté les tablettes tactiles dans leur programme pédagogique.
Le contact avec les étudiants comme avec les enseignants est actuellement plus de l’ordre de la découverte et de l’exploration. Selon les dernières estimations, seuls 3% des étudiants en université utilisent aujourd’hui une tablette tactile.
C’est un fait, les étudiants passent aujourd’hui un temps considérable, à titre personnel, devant des écrans, depuis leur smartphone jusqu’à leur ordinateur portable. Néanmoins, selon un récent sondage, 75% des étudiants universitaires préfèreraient encore et de loin les livres traditionnels imprimés à leurs pendants numériques. Par ailleurs, d’après le projet américain de recherche en cours « Student Attitudes Toward Content in Higher Education” réalisée par le BISG (Book Industry Study Group), moins de 20% des enseignants utiliseraient les derniers supports et contenus d’enseignement à leur disposition pour dispenser leur cours. Ainsi, alors que le potentiel de supports numériques à leur disposition est de plus en plus vaste et facile d’accès, les enseignants préfèrent encore opter pour une combinaison de supports différents, souvent un peu datés, et avec toujours une préférence pour les supports traditionnels imprimés.

Les éditeurs investissent dans les technologies numériques
De leur côté, les grands éditeurs ont investis assez tôt et avec intelligence dans les nouvelles technologies en multipliant les partenariats avec des prestataires de services d’édition numérique tels que le Groupe Jouve afin d’optimiser l’édition combinée de livres d’enseignement en version traditionnelle comme en version numérique.
Les premières technologies XML couplées à des formats éditoriaux numériques innovants, ont permis aux éditeurs de créer des collections entières de supports d’enseignement pour tous les âges, dorénavant à disposition à la fois en version traditionnelle imprimée comme en version digitale.
Ils ont développé de nouvelles méthodes permettant d’adapter et de personnaliser le contenu aux besoins spécifiques des étudiants, pour les cours individuels, les institutions et les enseignants. Les éditeurs ont, par ailleurs, développé de nouveaux algorithmes évolutifs et intelligents, permettant d’adapter les cours au rythme des besoins et des progrès des étudiants. Utilisé intelligemment et à bon escient, le recours à ces nouveaux supports numériques permet d’optimiser les résultats, pour les enseignants comme pour les étudiants que ce soit en ligne et à distance ou dans le cadre de l’école ou de l’université.

Du point de vue des étudiants
Toutes les études indiquent aujourd’hui que les supports traditionnels imprimés ne répondent que partiellement aux besoins réels des étudiants. Le rapport qualité/ prix est notamment trop élevé pour justifier un recours unique à ces supports face à des étudiants constamment à la recherche de supports d’enseignement complémentaires ou alternatifs en version numérique.
Les étudiants sont des consommateurs avisés, toujours à la recherche du meilleur rapport qualité/ prix considérant leur budget souvent limité. La majorité des étudiants achètent eux-mêmes leurs livres de cours et parce que les éditions imprimées traditionnelles, neuves comme d’occasion, sont souvent trop chers pour leur budget, seuls 55% d’entre eux achètent la dernière version à jour des ouvrages au programme de leur classe. Les autres achètent soit des éditions plus anciennes, soit des éditions d’autres pays, ou encore des versions en livre numérique (e-books) moins onéreuses, voir souvent des copies frauduleuses disponibles sur internet ou plus simplement les empruntent à la bibliothèque. Leur comportement indique clairement qu’ils ne perçoivent pas de réelle valeur ajoutée à acheter la dernière mise à jour du contenu d’un cours, telle que proposée par les éditeurs officiels. Le contenu des livres de cours s’est banalisé et il est bien souvent accessible en un clic soit gratuitement soit à prix plancher sur internet.
A l’inverse, les étudiants qui ont recours à des supports numériques de dernière génération comme “Wiley Plus”, « Pearson’s Mastering series » ou « McGraw Hill’s Connect », trouvent une valeur ajoutée complémentaire immédiate et mesurable qui correspond mieux à leurs attentes. Dans la dernière étude menée par le BISG sur le sujet, ces nouvelles interfaces pédagogiques entièrement numériques obtiennent systématiquement de meilleures notes d’évaluation que les ouvrages classiques imprimés et ce, sur l’ensemble des critères d’évaluation : simplicité, efficacité, ergonomie, mémorisation, etc. Par contre, si les étudiants d’aujourd’hui ont en effet une large préférence pour les éditions multimédias, il doit être souligné qu’il s’agit bien des outils interactifs de dernière génération. Les livres numériques dits « homothétiques », simples répliques au format PDF de leur livres classiques n’ont, par contre, pas connu ce succès. Lors de la précédente année scolaire, seuls 3% des étudiants ont acheté ce type de livre numérique « simple ».



Du point de vue des enseignants
Nombre d’écoles et d’universités expérimentent actuellement activement de nouvelles méthodes et de nouvelles technologies dans le but d’améliorer l’efficacité de leurs programmes pédagogiques. Néanmoins, la plupart doivent faire face à des problèmes budgétaires récurrents. Il s’agit aujourd’hui d’un frein important, si ce n’est le plus important à l’acquisition de supports numériques comme à la formation des enseignants qui souhaitent passer le cap digital.
Si les enseignants mesurent bien la valeur ajoutée que peuvent leur apporter les nouvelles techniques d’enseignement numériques, lorsqu’elles sont adaptatives et évolutives, ils ne partagent pas pour autant toujours les mêmes objectifs que leurs institutions de tutelles en termes de moyen pour y parvenir. Cette divergence conjuguée à des charges de travail et des programmes d’enseignements toujours plus pesants ne laissent que peu de temps et de moyens aux enseignants pour se former et convertir leurs supports et leurs méthodes au numérique.

Le défi actuel
La nécessaire évolution des esprits et de la volonté de faire évoluer les comportements tant du côté des enseignants que des institutions est le principal défi à cette transition au « tout numérique ».
A mesure que les nouvelles plateformes pédagogiques numériques se développent et se perfectionnent, elles peuvent être perçues comme un danger ou une menace, visant à terme à remplacer ou estomper le rôle et la stature traditionnelle des enseignants dans les écoles et les universités. Mais le temps que ces nouvelles technologies pourraient permettre d’économiser aux enseignants, notamment en ce qui concerne l’enseignement des savoirs fondamentaux, pourrait et devrait être réinvestit et redéployé pour explorer ou approfondir de nouveaux champs de connaissance avec leurs étudiants. Le temps passé en classe pourrait ainsi être mieux utilisé plutôt que remplacé, comme le craignent certains, par des simulateurs de jeux ou des programme de e-learning dispensés à distance via internet.
La nouvelle génération d’étudiants, familière des nouvelles technologies, est en constante recherche, à titre personnel et en parallèle, de supports d’information numériques. Ils comblent donc déjà naturellement et par eux-mêmes les lacunes du système éducatif. Aussi, cette transition numérique sera, en tout état cause, menée par les étudiants. La demande comme l’attente est grande et l’offre tarde à se construire. Il paraît donc aujourd’hui essentiel et urgent pour les institutions et les éditeurs de travailler main dans la main pour passer le cap du numérique et offrir de nouveaux outils plus performants aux étudiants qui les attendent.

Que devrons-nous changer ?
Dans le monde digital, les changements de paradigme interviennent généralement suite à l’arrivée sur le marché et à l’adoption généralisée par les usagers de nouvelles interfaces qui bousculent le jeu, les « game changers », comme ont pu le faire récemment les smartphones ou les tablettes tactiles. Ces dernières, pleines de promesses, semblent néanmoins encore trop récentes.
Les tablettes ne sont pas encore aujourd’hui ni suffisamment puissantes et développées ni suffisamment abordables en terme de coût à l’achat pour constituer l’interface unique dont pourraient rêver les enseignants et les étudiants. A ce stade, il va falloir attendre encore quelques années, que les tablettes accroissent leur puissance comme leurs champs d’applications, pour qu’elles séduisent définitivement le monde enseignant. Le jour où la majorité des étudiants auront à disposition une offre intelligente, complète et abordable en termes d’interfaces comme de contenus pédagogiques en version numérique, alors les enseignants et les institutions pourront faire évoluer leur approche pédagogique de manière efficace. Le mouvement semble irrémédiable.
La prochaine génération de solutions pédagogiques, encore à venir, sera en tout état de cause entièrement « born digital », c'est-à-dire conçue, pensée et créée à 100% par des auteurs et des développeurs, issus de la nouvelle génération née avec internet. Dans ce cadre, il parait clair que les programmes et les méthodes pédagogiques devront être repensées intégralement, avec une nouvelle approche, qui ne pourra pas être un simple transfert, sorte de copier/coller du papier vers le numérique des méthodes et supports préexistants. Leur design sera modulable, adaptable et personnalisable comme le propose par exemple déjà la plateforme «Cengage’s new Mindtap.» Ces nouveaux programmes d’enseignement auront toutes les caractéristiques du nouveau paradigme numérique : mobile, social, personnalisable, interactif, évolutif, etc.
Dans ce contexte, les éditeurs doivent également repenser intégralement leur organisation et adapter leurs processus de fabrication. Le groupe Jouve propose ainsi d’intégrer le numérique de plus en plus tôt dans le processus éditorial, avec la création en amont, de formats pivots qu’il est ensuite possible de décliner de manière simple dans n’importe quel format final pour n’importe quel support de lecture, numérique ou papier. L’édition papier tendant, à terme, à devenir un support comme un autre aux côtés des différents formats numériques. Ce processus permet également de réduire les délais et les coûts de production, d’améliorer les phases de relecture et d’intégrer des contributeurs extérieurs.
Les modèles d’affaires comme les canaux de distribution vont également devoir changer de manière radicale. A mesure que les éditeurs développeront et commercialiseront des plateformes pédagogiques d’enseignement numériques plus sophistiquées et plus performantes, ils devront abandonner de l’autre côté la commercialisation de leurs supports traditionnels. Dans ce cadre, la conversion des données et des connaissances traditionnelles en version numérique aura un coût important que les éditeurs devront, à un moment ou un autre et d’une manière ou d’une autre, répercuter et refacturer aux écoles, aux universités et aux étudiants. Les éditeurs et les universités expérimentent d’ailleurs actuellement aux USA, un nouveau système de licence permettant de repartir équitablement les coûts entre les parties avec une contribution par élève. L’Université de l’état de l’Indiana aux Etats-Unis fait partie des structures pilotes actuellement en test sur ces nouveaux systèmes. L’un des autres avantages majeur de cette nouvelle relation dématérialisée consistera également à supprimer tous les intermédiaires et permettra aux éditeurs et aux étudiants de développer et d’entretenir un dialogue direct, personnel et en temps réel pour une personnalisation intégrale des supports et des services. Ce sera la fin des standards.

En conclusion
La révolution numérique poursuit son cours et s’accélère. Basée sur les dernières innovations technologiques telles que le XML, le HTML5 et le nouveau format EPub3, les interfaces mobiles deviennent tous les jours plus performantes prenant également un nouvel élan à partir des dernières ressources offertes par le Cloud Computing. Les nouveaux programmes pédagogiques numériques (e-learning) deviennent plus intelligents et autonomes. Ils sont adaptables, personnalisables et évolutifs. Basés sur de puissants algorithmes, les nouvelles interfaces pédagogiques deviennent multimédias et entièrement interactives. Créant un dialogue permanent avec leur utilisateur, ces programmes permettent de questionner et d’évaluer en permanence les lacunes comme les acquis des étudiants pour leur proposer des exercices et des programmes individualisés. Les enseignants pourront donc adapter, mettre à jour et faire évoluer leur enseignement de manière efficace et en temps réel en allant puiser dans des ressources ouvertes de manière quasi-illimitée.
Aujourd’hui, la plupart des technologies nécessaires et utiles à cette transition numérique de nos systèmes d’enseignement, existe ou sera rapidement à disposition et les élèves eux même sont déjà prêts et même impatients. La prochaine étape est donc celle de l’évolution nécessaire des mentalités et pratiques traditionnelles.


Le groupe informatique américain Apple a battu lundi le record de la plus grande capitalisation boursière de tous les temps, détrônant Microsoft qui détenait le titre depuis 1999. La firme, capitalisée 623,52 milliards de dollars, a su survivre au décès de son emblématique PDG et donne le tempo à toute l’industrie des nouvelles technologies.
Nous avons interrogé Edouard Forzy, directeur général de La Mêlée numérique, l'association basée à Toulouse qui fédère quelque 500 acteurs de l'économie numérique de Midi-Pyrénées.

La valorisation historique d'Apple peut-elle encore progresser. Comment expliquer ce succès ?
Oui, elle peut encore progresser pour trois raisons. 1. Les analystes parlent d'une croissance à 900 _. 2. la période qui arrive est une période forte dans l'année. 3. L'arrivée annoncée de l'iphone 5, d'un Ipad mini et d'une iTV multifonction connectée à Internet vont encore booster le titre
Ce succès d'Apple s'explique par plusieurs facteurs.
Apple sait innover en accord avec les attentes profondes des usagers
Ensuite, les produits apple sont très performants, hyper connectés (entre eux notamment mais aussi avec le monde Windows) et très simples à utiliser. En outre, ce sont de très beaux objets. Quand on a goûté à l'iPhone, par exemple, il est difficile de repasser à un autre type de smartphone. On sait que les prochaines innovations marquantes dans le domaine des tablettes, smartphones et G4 viendront d'Apple. Même si Steve Jobs n'est plus là, l'esprit Apple reste le même. Ce sont de vrais innovateurs de rupture : leurs produits changent nos façons de communiquer. De quoi assurer leur succès pendant encore longtemps.
Apple a gagné la confiance des consommateurs et des investisseurs, et cette confiance n'est pas déçue pour l'instant : les produits Apple restent à la hauteur des attentes.

Vous étiez récemment avec La Mêlée dans la Sillicon Valley. Comment y travaillent les géants du net et les start-ups ?
La Silicon Valley fonctionne comme fonctionne Apple, comme fonctionnent tout l'écosystème économique là bas, les grandes entreprises, les start up et jusqu'aux laboratoires tels Stanford ou encore les administrations ou les investisseurs ou les banques.
Tous ces organismes fonctionnent en mode collaboratif et très nombreux sont les exemples de réussites nées de ces collaborations.
Stanford a investi pour permettre aux fondateurs de Google de lancer leur moteur de recherche, on voit le succès qui en a découlé, qui pourrait imaginer qu'en france un laboratoire un labo investisse pour que ses chercheurs quittent le labo pour créer une start up ?
Les investisseurs financent sur une simple idée, il sur un coup de poker, souvent en fonction du porteur de projet ou de l'équipe.
Impensable en France. On n'investit pas sans garanties solides et cela tue souvent l'initiative. Des VC là bas peuvent investir pour prendre un marché, sans que l'entreprise ne soit nullement rentable pendant des années (par e exemple Facebook). Bref le vrai sens du mot "investir", ou prendre des risques.
De la même façon, les villes ont du coup des ambitions de vraies villes du futur, par exemple la Californie ou encore la Ville de Palo Alto ont véritablement prise le tournant de la 3° révolution Industrielle décrite par Jérémy Rifkin, révolution à la fois énergétique et de l'information, et souhaitent devenir des lieux ( ville ou état) en pointe sur le thème de la ville du futur, et du coup nourissent bien évidemment l'écosystème des start up, grandes entreprises etc... tout l'écosystème fonctionne ensemble de manière ouverte.

Peut-on imaginer voir un jour un "Apple" européen ?
Pas en l'état actuel, ou chacun des composants de l'écosystème (collectivités, recherche, entreprises grandes ou start up...) travaillent en vase clos.
Les initiatives que nous portons à la Mêlée depuis des années, vont dans le sens de la diffusion, de la collaboration, et nous l'espérons d'un développement accéléré de l'innovation pour et par les acteurs eux mêmes féfdérés au sein de la Mêlée ou d'un lieu tel que la cantine numérique qui ouvrira ses portes le 18 octobre prochain à Toulouse.
Les choses s'accélèrent et les projets se développent de plus en plus en dehors des sentiers battus traditionnels que l'on peut retrouver dans un pays comme la France.
À Aalborg, le journal régional Nordjyske s'est organisé selon le modèle Newsplex pour ses différents supports (print, web, radio, tv). Pragmatisme des Danois et surtout très bonne organisation de la rédaction.

Newsroom Of Nordjyske Medier from David Sallinen on Vimeo.






Tribune libre par par William Lobelson et Julien Fiailletout -conseils en propriété industrielle au sein du cabinet Germain & Maureau

La firme de Cupertino ne cesse de connaître des démêlés judiciaires autour de sa célèbre tablette.
Déjà engagée dans une bataille juridique internationale contre Samsung au sujet du modèle (jugé trop proche) de la tablette Galaxy Tab et des brevets opposés en réplique par la société sud-coréenne, Apple est aujourd'hui dans la tourmente en Chine à cause de la marque iPad.
Le premier écueil n'est pas nouveau et malheureusement propre à bon nombre de titulaires de marque souhaitant, tardivement, étendre leur protection à l'étranger, et notamment en Chine.
Rappelons que, sauf cas particuliers, le droit à titre de marque est territorial, c'est-à-dire limité aux pays pour lesquels des formalités de dépôt ont été effectuées.
Aussi, la marque doit être regardée comme une « sorte de visa » indispensable  pour la commercialisation des produits et services dans un territoire donné.
Apple ne dérogea pas à la règle et dut, préalablement au lancement de sa première tablette, se rapprocher de la société Proview International Holdings, titulaire de deux marques IPAD, déjà enregistrées en Chine au nom d'une de ses filiales, la société Shenzhen Proview.
Un contrat fut signé en décembre 2009 entérinant la cession des marques au profit d'une filiale de la société Apple.
Second écueil. Cette convention de cession, qui incluait d'autres titres dont les deux enregistrements chinois au nom Shenzhen Proview, fut conclue avec une autre entité, la société Taïwan Proview, néanmoins filiale de Proview International Holdings.
Pensant pouvoir commercialiser ses tablettes en Chine suite à la signature de ce contrat de cession, Apple annonça, comme à l'accoutumé, leur arrivée à grand renfort de publicité.
C'était faire fi des "chinoiseries" de l'Administration locale qui subordonne l'inscription définitive d’une cession à une procédure d'approbation administrative à laquelle doit prendre part le cessionnaire, mais également le cédant.
La brèche était trop belle pour Shenzhen Proview, alors en procédure de faillite, pour tenter d'obtenir une révision du prix de cession qui avait été initialement fixé à environ 55.000$.
La phase administrative de l'inscription fut alors interrompue par Taïwan Proview, quand dans le même temps Shenzhen Proview menaçait la commercialisation des tablettes, au motif qu'elle n'était pas tenue par le contrat de cession conclu avec sa petite sœur taïwanaise.
En novembre 2011, le Tribunal de Shenzhen conforta Shenzhen Proview dans sa position s'agissant de la titularité des marques. Celle-ci se vit néanmoins déboutée trois mois plus tard de sa demande d'interdiction provisoire de commercialisation de l’iPad en Chine.
Ne perdons pas de vue les considérations économiques du marché et le lieu de fabrication des produits en question, l’affaire étant désormais plus politique que juridique.
Malgré plusieurs tentatives de négociations, aucun accord n’a, pour l'heure, été trouvé quant à la propriété des marques.
Les montants évoqués dans le cadre des pourparlers seraient, aujourd’hui, de l'ordre de
20 millions de dollars.  Une belle affaire pour les banques chinoises créancières de l'entreprise en déroute.
Désormais, la firme californienne voit rouge et apprend à ses dépens que l'argent achète difficilement une sage descendance (proverbe chinois).


Par le Docteur Wieland Alde, Directeur général EMEA de Barracuda Networks, suite à la Technical Conférence qui a eu lieu à Munich en Mai 2012.

Les 3C : Cybercrime, Consolidation, Cloud sont les trois données essentielles pour les responsables informatique au travers le monde !

Le premier C, pour Crime - Il y a des gens vraiment mauvais partout !

Dans les années 90, la devise suivante sonnait vrai : « Pas d'Internet, pas de danger, la vie est magnifique ! » - 10 ans plus tard, la devise a déjà changé : « Internet c'est le mal mais est essentiel à nos vies, nous allons trouver des solutions pour contrôler tout cela ! ». Aujourd'hui c'est un tout autre paradigme : « Internet c'est toujours le mal, et nous ne pouvons pas le contrôler ! ».
Il nous faut absolument repenser les choses, comment gérer la communication corporate et la circulation des données. Nous sommes tous influencés par différents facteurs et par nos expériences personnelles !
Un exemple : Même si le nombre de spam a diminué de 50%, comparé à 2010, dans le même temps le nombre d'attaques virales à considérablement augmenté !
Deuxième exemple : Les utilisateurs sont de plus en plus convaincus que leur habilité à faire fonctionner leur iPad leur donne les compétences pour gérer des systèmes informatiques complets et complexes ! Ils sous-estiment les risques auxquels ils s'exposent eux-mêmes et leur système informatique, notamment lorsqu'ils utilisent des appareils mobiles pour travailler.
Il y a une mauvaise conception des choses aujourd'hui, dire qu'il n'y a qu'une seule personne qui gère l'informatique dans un bureau et qui a le contrôle sur toutes les données, entrantes ou sortantes n'est plus vrai. Le Pare-feu Next génération de Barracuda Networks ne rentre pas uniquement en action dans le périmètre à risque. Il rentre aussi en action à différents points névralgiques du réseau, et en particulier au niveau des données. Utilisé en parallèle avec les pare-feux Web Application, adoptés en interne et en externe, il contrôle les applications, les droits d'accès, optimise le WAN et apporte un management des équipements centralisé et évolutif. Donc même les employés qui utilisent leurs Smartphones ne seront plus votre pire cauchemar avec ce type de solutions.

Le second C : Rend votre vie plus simple : la Consolidation 

La consolidation, dans l'informatique, c'est comme essayer de se battre contre Hydre, le monstre mythologique auquel il poussait deux nouvelles têtes chaque fois qu'on lui en coupait une. Bien sûr le plus simple aurait été de n'avoir qu'un seul système. Un seul et unique système qui gère tout 24/7. Mais c'est un mythe de penser que la seule chose que vous ayez à faire pour rendre votre système informatique plus simple, est de réduire le nombre de systèmes. Si il y a une vérité quelque part, ce serait, non pas de réduire le nombre de système, mais de les rendre compatibles les uns avec les autres. Le soucis est que beaucoup de systèmes de consolidation sont développés dans des environnements totalement différents et inconnus les uns des autres, ce qui signifie que de développer un système « tout-en-un » est totalement impossible !

Le 3ème C : Cloud - Le nuage doux est un dur à cuire! 

Les idées derrière les technologies basées sur le Cloud sont aussi nuageuses et changeantes que n'importe quel nuage dans le ciel !
La peur du Cloud est l'un des sujets les plus important pour les experts en Europe. Et aujourd'hui le Diable n'attaque pas seulement les technologies basées sur le Cloud !
Comme beaucoup de nouveautés, le voile doit être levé sur le Cloud. Il ne va pas sauver la planète, mais ne va pas non plus mener à notre perte.
Le Cloud a deux implications pour la sécurité. D'un côté il nous donne l'opportunité d'externaliser certaines ressources, c'est comme cela que l'on se pare contre les DoS, c'est toujours plus simple en dehors de l'entreprise. Nous offrons la protection pour nos appareils locaux et pour les appareils basés sur le Cloud depuis des années sous le nom de « Real Time Protection ».

Mais de loin l'aspect le plus important du processus informatique est que les systèmes de sécurité existants doivent faire face à de nouveaux challenges que nous devons mener de front.
Par exemple, partout où les système de CRM basés sur le Cloud sont utilisés, il n'est plus seulement important pour les pare-feux de protéger les paquets de données contre le contenu infecté, il est aussi essentiel qu'ils assurent la qualité optimum de la connexion Internet et que la bande passante soit bien utilisée pour les applications critiques. Pendant longtemps il s'agissait d'un rôle « de luxe » pour les pare-feux, mais dans un monde « dans le nuage », c'est précisément le genre de tâches qui deviennent critiques pour protéger le processus informatique.

A propos de Barracuda Networks Inc. 

Barracuda Networks Inc. combine des solutions matérielles et logicielles, des services « dans le nuage » (« cloud services »), et de la téléassistance pour fournir des solutions complètes de sécurité, de réseau et de stockage. Le portefeuille produits de l'entreprise inclut des offres de protection contre les menaces liées aux emails, à l'Internet et aux messageries instantanées ainsi que des produits qui améliorent le fonctionnement des applications et les accès réseau, l'archivage de messages, la protection et la sauvegarde des données.
Aujourd'hui, Barracuda Networks dispose de 10 bureaux à travers le monde dont 1 en France et des distributeurs dans 100 pays. Plus de 130 000 clients internationaux dont Coca-Cola, FedEx, L'Université d'Harvard, IBM, L'Oréal et Europcar ont choisi de protéger leur infrastructure informatique avec la gamme de produits Barracuda Networks, des solutions à des prix abordables, faciles à déployer et à gérer. Le siège de la société se situe à Campbell en Californie.
Pour plus d'informations : www.barracudanetworks.com


Dossier clé de la nouvelle ministre l'Economie numérique, Fleur Pellerin, la couverture de la France en très haut débit par fibre optique avance. Peu être trop lentement comme l'affirmait un récent rapport de l'Idate (Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe) ou plus sûrement comme l'indique l'Arcep. "Sur un an, les abonnements FttH (fibre jusqu'à l'abonné) augmente de 59 % (220 000)", indique le gendarme des télécoms dans son dernier Observatoire des marchés des communications électroniques publié le 31 mai. "Les opérateurs continuent à déployer des réseaux de fibre optique jusqu'à l'abonné (FttH). Au 31 mars 2012, 1 580000 logements étaient éligibles aux offres FttH, soit une hausse de 39 % en un an. Pour près de la moitié de ces logements (+182% en un an), au moins deux opérateurs sont en mesure de commercialiser des offres à très haut débit en fibre optique, grâce aux mécanismes de mutualisation prévus par le cadre réglementaire. La très forte accélération du niveau de mutualisation traduit la priorité donnée actuellement à l'investissement par les opérateurs, qui accélèrent le raccordement d'immeubles fibrés par des opérateurs tiers. Ce mouvement devrait être source d'émulation concurrentielle sur le marché de détail et soutenir ainsi l'accroissement prochain du nombre d'abonnés aux services très haut débit.
Au total, à la fin du premier trimestre, près de 5,4 millions de logements étaient ainsi éligibles à des services à très haut débit, certains logements pouvant bénéficier de deux accès à très haut débit, l'un par un réseau câblé modernisé, l'autre par un réseau FttH", détaille l'Arcep.



Un accord Orange-SFR pour Toulouse Métropole

Le déploiement de la fibre a en tout cas fait un pas supplémentaire, ce jeudi, à Toulouse avec l'annonce d'un accord entre France Télécom-Orange et SFR pour fibrer l'ensemble de l'agglomération.
Sept mois après l’accord national entre les deux opérateurs, Bruno Janet, directeur des relations avec les collectivités locales du Groupe de France Télécom-Orange et Cyril Luneau, directeur de  SFR Collectivités, ont présenté, ce jeudi à Blagnac, le détail du déploiement de la fibre optique pour Toulouse Métropole et les communes de Ramonville et de Plaisance du Touch, en présence de Jean-Christophe Arguillère, délégué régional Orange en Midi-Pyrénées et de Guillaume Fauré, directeur des relations régionales Sud-Ouest du Groupe SFR.



Après avoir initialisé le déploiement de la fibre à Toulouse en Zone Très Dense, les deux opérateurs vont s'attaquer aux Zones Moins Denses. Ainsi  l’ensemble des foyers des 37 communes de Toulouse Métropole, situées en Zones Moins Denses, pourra bénéficier du raccordement au réseau de fibre optique. Chaque commune sera couverte dans les 5 ans qui suivent à partir de l’initialisation des déploiements qui se fera d’ici 2015. En 2020 la totalité de l'agglomération sera donc couverte.

Cela représente près de 120 540 prises réalisées dont 55 220 par Orange et 65 320 par SFR grâce à ces nouveaux investissements.

"La démarche des deux groupes s’inscrit dans la continuité des intentions de déploiement qu’ils ont communiquées au Commissariat Général à l’Investissement en réponse à l’Appel à Manifestations d’Intentions d’Investissement. Cet accord concrétise les ambitions de déploiement des deux groupes. Afin d’éviter les recoupements, l'accord désigne, pour chaque commune, l’opérateur responsable du déploiement assurant le meilleur calendrier et la meilleure couverture proposés, au bénéfice des consommateurs et des collectivités locales."

Afin d’offrir à l’ensemble des consommateurs des services diversifiés, France Télécom-Orange et SFR se sont engagés à être commercialement présents sur les zones de l’accord en souscrivant aux offres de gros de celui qui déploiera localement le réseau. Les autres acteurs du marché pourront également s’appuyer sur les infrastructures ainsi déployées, dans les conditions définies par l'Arcep, y compris en participant à leur cofinancement, pour proposer leurs offres commerciales très haut débit."





Par Hadrien Gardeur, Co-Fondateur de Feedbooks

Depuis plus d'un an, la question du prix du livre numérique est un sujet polémique connaissant chaque mois de nouveaux rebondissements. En France, le modèle qui se met en place pour le livre numérique tend à rejoindre celui du livre papier : un prix unique et une TVA réduite, donnant au livre numérique la même place que le livre traditionnel. Mais dans les pays anglo-saxons, la situation est bien différente et les acteurs de la chaîne du livre se livrent une impitoyable bataille.
Jusqu'à la sortie de l'iPad en 2010, le monde de l'édition américaine fonctionnait sur un modèle unique : l'éditeur vendait ses titres à un prix de gros, laissant au libraire détaillant le soin de fixer le prix de son choix.
Afin d'attirer des clients dans son écosystème, Amazon vendait systématiquement à perte les titres les plus recherchés. Ainsi, une nouveauté dont l'édition papier se vendait 28$, était vendue à 9.99$, Amazon perdant sciemment plus de 10$ par titre vendu.
Dans le monde papier, ces prix fracassés ont permis à Amazon d'anéantir ses concurrents de façon systématique. Aujourd’hui, depuis la fermeture de Borders en 2011, il ne reste plus qu'une seule chaîne indépendante spécialisée dans la vente de livres aux USA ; Barnes & Noble. Précisons que sa situation financière est catastrophique.
Le livre numérique permet à Amazon de mettre en place une stratégie encore plus agressive. En vendant de nombreux livres dans un format propriétaire, bloqué pour ne fonctionner que dans son écosystème, il rend l’acheteur totalement captif.
Cette combinaison du bâton (captivité) et de la carotte (vente à perte) assure à terme une situation de monopole dans laquelle Amazon pourrait alors dicter toutes les règles du jeu.
Inquiets face à cette situation, les éditeurs américains ont profité de l'arrivée d'Apple sur le marché pour changer les règles du jeu, basculant sur un modèle où un même prix s'appliquerait à l'ensemble des revendeurs, permettant de conserver une diversité de canaux de distribution et donc davantage de compétitivité dans ce marché.
Une récente décision du Department of Justice (DoJ) remet cependant ce modèle en cause. Accusant les éditeurs d'entente illicite sur les prix, le DoJ s'apprête à imposer la fin de ce modèle auprès de cinq des plus grands éditeurs américains, créant ainsi toutes les conditions pour que Amazon reprenne son rôle de prédateur dominant.
Cette décision défiant le bon sens est le signe avant-coureur d'une tendance lourde que l'édition va devoir combattre : pour ces acteurs, le livre n'est qu'un produit d'appel. Pour Apple ce n'est qu'un moyen de vendre des tablettes, pour Google nos lectures sont un moyen comme un autre d'en savoir toujours plus sur nous et nos comportements de consommateur afin de nous inonder de publicités ciblées. Ces préoccupations sont bien éloignées des attentes des lecteurs comme des éditeurs, et si les autorités laissent le marché entièrement entre leurs mains, tout le monde sera rapidement perdant.
Fixer le prix du livre numérique n'est pas suffisant en soit, mais c'est une condition préalable à un véritable marché. Un prix unique sur le livre numérique pourrait être perçu comme une opportunité par les éditeurs de ralentir l'adoption de la lecture numérique. Au lieu de cela, il doit absolument devenir un outil leur permettant de mieux comprendre le marché, que ce soit via des politiques de prix ciblés dynamisant leurs ventes, ou en lançant de nouvelles collections adaptées aux attentes des lecteurs numériques.
Quant aux libraires, dans un monde où les catalogues n'ont plus de limites, leur rôle sera plus que jamais nécessaire pour guider le lecteur dans ses choix. Mais être libraire numérique, c'est aussi repenser la médiation et la manière dont le lecteur navigue dans un catalogue, et c'est seulement en mettant son expérience au service de nouvelles expériences que la librairie trouvera sa place. Plutôt que d'un portail de la librairie, c'est de standards, et d'outils  leur permettant de se différencier dont les indépendants ont besoin.
Créons ensemble les conditions favorisant la diversité des acteurs et des expériences, le livre mérite mieux que d'être un simple produit d'appel.



Le Conseil régional d'Aquitaine lance un appel à projets pour favoriser le développement des « serious games », ces jeux vidéo pédagogiques utilisés à des fins de communication, de formation, de sensibilisation ou de recrutement. Avec une dotation de 750.000 ¬, il s'agit, via cet appel à projets, de soutenir les entreprises créatives de la filière numérique.

Le dépôt des dossiers est ouvert jusqu'au 27 juillet 2012
Informations : site www.numerique.aquitaine.fr ou par e-mail : serioux.games@aquitaine.fr

Simulation de la gestion des énergies d'un territoire, mise en situation professionnelle, présentation de produits innovants, etc, le marché des « serious games » est en fort développement.

La Région Aquitaine a validé sa politique d'intervention pour le développement numérique le 24 octobre 2011, et elle agit notamment en favorisant la rencontre de la filière numérique aquitaine avec des acteurs régionaux pouvant avoir, par l'intermédiaire de « serious games », l'opportunité de porter un message de façon innovante et performante. Cela permettra de consolider les savoir-faire des entreprises aquitaines en la matière.

Une attention particulière sera portée aux projets relevant du domaine de la formation. Les partenaires éligibles à l'aide régionale sont les entreprises, les associations, les établissements de formation et d'enseignement, et les collectivités territoriales.

La Dépêche du Midi franchit un nouveau pas dans son développement numérique en lançant aujourd'hui un nouveau service inédit dans la presse quotidienne régionale : Dépêche Premium. Cette nouvelle offre est ouverte en phase de test auprès de nos abonnés papier les plus fidèles* avant une ouverture au grand public à la rentrée prochaine.
Dans un monde où l'information va très vite, souvent sans valeur ajoutée, dupliquée de sites en sites, La Dépêche propose avec Dépêche Premium des actualités et des services exclusifs à forte valeur ajoutée.
Dépêche Premium, qui a nécessité plusieurs mois de développement, se compose ainsi de quatre grands volets.

1. Un site internet
En vous connectant sur www.premium.ladepeche.fr, vous pouvez consulter un fil d'informations en continu sur l'actualité locale et régionale et avoir un accès illimité, 24 heures sur 24, à des articles et reportages exclusifs réalisés par la rédaction. Des diaporamas photos ainsi que des vidéos sur l'actualité du Grand sud seront également disponibles. Enfin, vous pouvez réagir à chacun des articles et partager ceux que vous préférez sur trois grands réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Google +).

2. Le e-journal
Exit le PDF, place à la version numérique du journal. Plus facile à consulter à partir de n'importe quel ordinateur connecté à internet, la version électronique de La Dépêche est plus agréable à lire, avec différents niveaux de zoom et la possibilité de visualiser les articles en mode plein texte. Cette version numérique s'enrichit également, sur certains articles, de photos sous forme de diaporamas et de vidéos.
Enfin, les nombreux suppléments édités régulièrement par La Dépêche bénéficieront aussi d'une version électronique, comme le dernier hors série TFC-Lyon, dont le match se joue ce soir.
Vous pouvez également consulter la version électronique de La Dépêche et ses suppléments sur iPad en téléchargeant sur l'Apple Store l'application La Dépêche du Midi (section iPad).

3. Le club abonnés
Le site internet du Club abonnés, accessible directement à l'adresse www.clubabonnes-ladepeche.fr, vient de faire peau neuve. Un nouveau design, plus aéré, plus moderne, plus clair se met au service d'une nouvelle navigation plus facile et plus intuitive.
À partir de ce site, les abonnés peuvent gérer en ligne de façon autonome leur abonnement (suspension pendant les vacances, etc.). Le club décline également de nombreux avantages réservés aux abonnés : des invitations à des spectacles, à des épreuves sportives ou à des manifestations culturelles ; mais également des offres spéciales concoctées par nos partenaires. Vous trouverez ci-dessous notre sélection d'avril.

4. Avec vous, pour vous
Le dernier volet de l'offre Dépêche Premium, toujours accessible à partir du site web, entend célébrer les liens forts qui unissent les lecteurs et La Dépêche. Dans la rubrique « Contact », vous pouvez ainsi, par l'intermédiaire d'un formulaire, écrire directement à la rédaction ou au service des abonnements. Vous pouvez également transmettre à la rédaction des informations par l'envoi de textes et/ou de photos, notamment si vous êtes témoin d'un événement particulier. Cette communauté de Dépêchenautes bénéficiera dans les mois qui viennent d'autres services en cours de développement.

* Durant la phase de test, Dépêche Premium est réservé aux abonnés à La Dépêche du Midi du lundi au samedi ou du lundi au dimanche pour 3 mois minimum.

Le mouvement s'était esquissé en 2007, il devrait s'amplifier cette année : alors que les bureaux de vote des grandes villes seront toujours ouverts - ils ferment à 20 heures - des sites internet entendent publier dès après 18 heures les premières estimations en sortie des urnes. Une pratique interdite par la loi française : le code électoral prévoit 3 750 €d'amende pour qui diffuserait un résultat avant l'heure et 75 000 € en cas de publication d'un sondage…

Surveillance de Twitter et Facebook
Des sanctions qui laissent indifférents les sites internet de médias étrangers, belges et suisses plus particulièrement. « Dès que nous aurons des résultats, nous les donnerons. En tant que journaliste, nous considérons qu'il faut donner une information fiable et recoupée le plus vite possible à la radio, à la télévision et sur internet », a indiqué au Nouvel Observateur Johanne Montay, rédactrice en chef à la Radio télévision belge francophone (RTBF), qui consacrera une émission spéciale à la présidentielle française qui passionne la Belgique. « Nous ne sommes pas confrontés aux restrictions de la loi française et nous comptons publier des sondages de sortie des urnes dès que nous les aurons », a indiqué de son côté Mathieu Coutaz, responsable du site suisse 20minutes.ch. Idem du côté de la télévision suisse romande (TSR).

La Commission de contrôle de la campagne électorale, qui a mis en place un « dispositif de surveillance » d'une dizaine de personnes, n'exclut pas de poursuivre ces médias étrangers s'ils venaient à diffuser des résultats en France. La Commission va également surveiller les réseaux sociaux Facebook et Twitter et les sites d'actualité français et se dit prête à poursuivre tout internaute qui relaierait des résultats avant 20 heures. Reste qu'à l'heure de la société numérique, la législation apparaît dépassée. Deux blogueurs politiques français entendent bien la braver pour en démontrer l'absurdité. Sur un blog itinérant lancé vendredi ils affirment « nous diffuserons les sondages sous embargo la veille du scrutin et les résultats de sorties des urnes. »
Tribune Libre par Renaud Edouard-Baraud, Directeur de la veille de l’Atelier BNP.

En se frottant à l’écosystème issu du web, la production de biens pourrait devenir un des principaux générateurs d’innovation.

Ré-in-dus-tri-a-li-ser. C’est un des rares points sur lesquels s’accordent les grandes formations politiques à quelques mois des élections présidentielles. Autre consensus, l’impact du numérique, des magnats du web et des startups, comme facteur de croissance en France et en Europe. Et si l’on mélangeait les deux ?

C’est le créneau d’entreprises comme myfab, Cosyforyou, IDbyME qui proposent de personnaliser des vêtements, des accessoires de cuisine, ou de décoration. L’innovation de chacun de ces sites de e-commerce européens porte principalement sur la personnalisation de ces produits de masse grâce à l’accès presque direct au système de production. Avec IDbyME, il est ainsi possible de « customiser » très profondément des chaussures, des vêtements, et de se faire livrer en moins d’un mois. Une des clefs de leur réussite est la proximité des dirigeants de la start-up avec les systèmes de production basés en Asie.

Mais ces réussites mêlant numérique et objets ne se trouvent pas qu’en Asie. Plus près de chez nous, par exemple, Seb, Somfy ou encore Atol les Opticiens, trois groupes bien hexagonaux qui assurent en France une grande partie de leur production pour le marché domestique, travaillent également dans cette direction. Si leurs innovations se concentrent encore surtout sur les produits, elles portent néanmoins de plus en plus sur de nouvelles façons de toucher leurs clients.

Les fondements de ces approches reposent sur le numérique. Le spécialiste de l’électroménager tente ainsi de séduire les amateurs de cuisine non plus seulement avec ses ustensiles, mais également au moyen d'un livre électronique qui agrège des recettes. À terme, les stratèges de l’entreprise de la région lyonnaise imaginent que ce livre sera potentiellement capable de communiquer avec l’électroménager de la marque. De son côté, Somfy, bien connue pour ses automatismes pour stores, à l’origine spécialisée dans les petits moteurs, s’essaie aussi à cette architecture d'innovation. Également issue des environs de Lyon, l’entreprise s’est lancée depuis 2011 dans le pilotage des systèmes mécaniques depuis une interface web. Oui, c’est de la domotique, mais offrant désormais pour le service après-vente un accès direct au client, même si ce sera au prix de relations à reconstruire avec son circuit de distribution. Quant à Atol, dont des ateliers se trouvent dans le Jura, il se détache aussi sur des projets de personnalisation partielle des montures de lunettes pilotée par l’internaute. Cette innovation se fait certes en ligne, mais c’est également un moyen de faire revenir les internautes dans les boutiques de la coopérative. La livraison des objets personnalisés, pour être gratuite, se fait en effet en magasin.

La force de tous ces acteurs est de savoir mêler soit des technologies web et du pilotage de la fabrication, soit des technologies web et du pilotage des objets. Pas étonnant que dans des pays partiellement désindustrialisés comme la France, des initiatives de type Fab Lab (soit des laboratoires mêlant fabrication d’objet et projets web) se multiplient, encouragées par la multiplication d’imprimantes capables de reproduire des objets en trois dimensions.

En Chine, où l’appareil de production commence doucement à se délocaliser dans des pays à plus faibles coûts, le mouvement est également en marche. Shanghai, dont certaines rues hébergent encore des micro industries, possède maintenant ses Fab Lab, dont le hackerspace 新车间, XinCheJian, soit littéralement "zinguerie". Dans celui-ci, des Chinois, des Français, ou des Nord-Américains « bidouillent » des composants électroniques fabriqués à quelques centaines de kilomètres. De ces manipulations sortiront des dispositifs souvent pilotés à distance par des téléphones. Faut-il y voir un hasard si ce laboratoire de fabrication est lié très étroitement à un espace de travail partagé où se retrouvent de nombreuses jeunes pousses agissant dans le web ?

C’est le mélange entre accès rapide à la production de biens de bas niveau et maîtrise des outils web ou mobile qui crée l’innovation. Le gouvernement à Beijing l'a compris et s’empare toujours plus du thème de l’internet des objets – ou objets connectés sans fil à des services sur le web : récemment, la Chine a confirmé vouloir mettre en place dix zones spéciales consacrées au sujet pour 2015. Certains industriels français l’ont également bien compris. On aimerait maintenant que des exemples adaptés à l’écosystème français se multiplient dans les incubateurs, accélérateurs ou pépinières en Europe, et qu'ainsi, par exemple, les entrepreneurs du web aillent se frotter aux lycées techniques et aux industriels de leur région dont les unités de fabrication sont encore rapidement accessibles.


L'Agence régionale pour le développement de la société de l'information (Ardesi) - qui a récemment fêté ses dix ans d'existence - a dévoilé hier à Toulouse la 7e édition de son Diagnostic, véritable baromètre permettant de mesurer tout à la fois l'évolution des usages et des équipements numériques en Midi-Pyrénées ; et le poids économique que représente désormais les technologies de l'information et de la communication (TIC), à la seconde place derrière l'aéronautique.

Les TIC : 2e économie de la région

Martin Malvy a d'ailleurs insisté sur ce point hier. « L'économie des TIC en Midi-Pyrénées concerne plus de 3 800 entreprises et entre 18 000 et 23 000 emplois. C'est un véritable secteur en plein développement », s'est réjoui le Président de la Région. Et de préciser que lors du récent voyage de la délégation régionale à Seattle, aux États-Unis, plusieurs rencontres avaient eu lieu, notamment avec des représentants du géant Microsoft.

A ce dynamisme économique correspond d'une part une très forte implication des pouvoirs publics (lire encadré) et d'autre part un boom des usages et des équipements. « Malgré la taille et les disparités de notre région, il y a plus d'utilisateurs d'internet en Midi -Pyrénées que la moyenne nationale », s'est félicité Martin Malvy. Si 77 % des Français vont sur la Toile, 80 % des habitants de la région sont des internautes ; un pourcentage qui grimpe à 98 % chez les 15-24 ans. Ce sont d'ailleurs véritablement les jeunes qui entraînent avec eux toute la région. Téléphone mobile, ordinateur, tablettes : les jeunes Midi-Pyrénéens sont non seulement mieux équipés que les Français de leur âge mais ils savent utiliser toutes les facettes d'internet. Il est vrai que 84 % d'entre eux se connectent tous les jours et de plus en plus avec leur téléphone mobile (41 %). Et contrairement aux idées reçues, ce n'est pas pour rester dans leur bulle mais pour échanger plus encore avec leurs amis. Échange de photos, messagerie instantanée, écriture de blog, etc. 76 % sont inscrits sur un réseau social, Facebook en tête. Mécaniquement, 44 % du total des internautes de la région se retrouvent sur les réseaux sociaux soit tout de même 35 % de la population totale, soit une progression spectaculaire de 10 points en un an.

Priorité à l'accès et l'éducationDepuis plusieurs années, Midi-Pyrénées mène une politique ambitieuse avec pour priorité l'accès au haut débit ; et l'utilisation du numérique dans l'éducation.
Accès. Dans l'une des plus vastes régions de France emmener l'internet à haut et très haut débit est un vrai défi. Pour résorber les zones blanches, 12M€ont été investis entre 2003 et 2005 dans des projets portés par les départements ? De 2005 à 2010 la Région a investi 2,6M€ pour désenclaver 269 communes. Et en mai dernier, Martin Malvy a annoncé un Plan très haut débit de 50M€ sur 10 ans pour amener la fibre optique dans les zones moyennement denses. L'objectif est que le débit minimum en Midi-Pyrénées atteigne 10 Mbits/s.
E-administration. Avec un bon réseau, tout est possible en terme de service. La région investit ainsi dans des Cyberbases (57 espaces publics) et les points visio-publics en partenariat avec 25 organismes administratifs. 18 points sont déployés, 4 le seront bientôt. Cette e-administration se trouve aussi sur le web : 73 % des internautes ont déjà eu recours à un service en ligne.
Éducation. Le réseau Aster depuis 2000, les environnements numériques de travail utilisés par 500 000 personnes sont des réussites en matière d'éducation. Ordi'Lib, l'opération d'aide à l'acquisition d'un ordinateur portable, qui a conquis 11 000 élèves et leurs familles cette année, sera étendue aux apprentis en septembre 2012.

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) a commencé hier à auditionner les 33 candidats aux six futures chaînes de la télévision numérique terrestre (TNT) qui doivent voir le jour d'ici l'automne 2012. Chaque candidat dispose de 45 minutes* pour présenter son dossier aux sages, qui vont siéger jusqu'au 14 mars pour recevoir tous les porteurs de projets et se décider selon des critères de viabilité comme l'expliquait à «La Dépêche» Michel Boyon, président de l'autorité, en novembre dernier, lors du passage de Midi-Pyrénées à la télé tout numérique. « Le CSA doit s'assurer de la viabilité économique du projet, du respect des règles concernant la limitation des concentrations, notamment le nombre maximal de chaînes qu'un même groupe peut avoir sur la TNT. Et il y a bien sûr l'intérêt du projet : qu'apporte-il de nouveau au téléspectateur ? Le CSA y sera attentif ; il ne crée pas des chaînes pour se faire plaisir, il exige qu'elles fournissent un plus par rapport à l'offre actuelle », expliquait le président du CSA, précisant que « le CSA choisira selon des critères totalement objectifs. »

Le succès d'audience de l a TNT, lancée en France en 2005, ne se dément pas et a, en tout cas, aiguisé les appétits ; ceux de grands groupes de médias comme ceux de petites associations.

Parmi les projets présentés, on peut notamment citer une chaîne sur la nature et les animaux (Amis TV), sur l'« excellence française » (Cocagne), la diversité (TVous la télédiversité), l'art de vivre (Vïa), les sciences (Sciences News), la religion (KTO), l'économie (BFM Business), la météo (La Chaîne météo), le théâtre (L'Enô-rme TV), les 15-35 ans (My NRJ), les étudiants (MCE TV), l'Outre-mer (Aci TV) ou encore l'information en continu dans le monde (Evazion Monde TV), un créneau pourtant très encombré.

Plusieurs projets sont d'ailleurs concurrents. Parmi les candidats, on compte trois chaînes féminines, trois de fiction audiovisuelle, deux de sports (L'Équipe HD et RMC Sports HD).

Le CSA doit sélectionner les six meilleurs projets à la mi-mars et délivrer les autorisations aux éditeurs avant la fin du mois de mai pour une mise en service vers l'automne.

* Les auditions sont disponibles en vidéo sur le site www.csa.fr

L'édition 2012 du congrès mobile mondial (MWC) s'est achevée hier à Barcelone. Depuis lundi, les acteurs du secteur des télécoms étaient réunis dans la capitale catalane pour esquisser le téléphone mobile du futur.

Les smartphones - les téléphones mobiles « intelligents » multifonctions - et les tablettes tactiles ont été au cœur des offensives des grands constructeurs comme Samsung, Blackberry, LG ou HTC. Tous nourrissent l'ambition de contrer Apple et ses appareils à succès l'iPhone et l'iPad. La firme fondée par Steve Jobs, grande absente de la manifestation, a toutefois reçu le prix de la meilleure tablette pour son iPad2. Une récompense qui intervient à quelques jours de la présentation de l'iPad3, le 7 mars prochain.

Apple volontairement absent, les Chinois en force
Apple absent, ses concurrents ont eu le champ libre pour faire des annonces et notamment Google et Microsoft. Le PDG du premier, Éric Schmidt, a évoqué ce que pourrait être la téléphonie mobile en 2020. « Il faut être réaliste, il y a une véritable fracture numérique mais les cinq milliards de personnes à connecter sont une formidable occasion de nouveautés, de changement dans le monde », a expliqué le patron du géant de l'internet qui a évoqué les nouvelles technologies à venir : des systèmes de présence virtuelle, des systèmes sonores de grande qualité, des mécanismes de projection holographique et des technologies de retour tactile et sensoriel. Parallèlement à ces technologies de pointe, la 4G (LTE) et le paiement sans contacts (NFC) sont d'ores et déjà en cours de déploiement.

En attendant ces mobiles de luxe, tous les constructeurs ont décidé de resserrer leurs gammes mais aussi d'engager une course à la puissance (vitesse de processeurs, nombre de cœurs sur les puces…) et au prix. Le salon a également montré la montée en gamme des constructeurs chinois comme Huawei et ZTE qui proposent des smartphones beaucoup moins chers qu'actuellement.

Enfin, le congrès s'est achevé hier par la présentation du futur système d'exploitation de Microsoft pour les PC, Windows 8. Si cette nouvelle mouture a été présentée au salon des mobiles, c'est justement parce que la frontière entre les ordinateurs et les téléphones devenus surpuissants s'estompe de plus en plus.
La bataille pour la conquête de l'Elysée se joue aussi sur internet. Bien plus que lors des précédentes présidentielles, cette année marque véritablement la première campagne numérique de grande ampleur en France. La simple analyse des budgets consacrés au numérique le prouve. En 2002, selon les données publiées par le Journal officiel, les candidats avaient dépensé 1,8 million d'euros au poste « sites internet et services télématiques » sur un total de 83,1 millions d'euros soit 2,2 %. En 2007, c'étaient cette fois 2,6 M€ sur 76,5 M€ de dépenses totales, soit 3,36 %.

2M€ pour le PS et l'UMP
Pour la présidentielle 2012, on peut estimer que ce taux devrait au moins doubler. Le PS annonce ainsi un budget de 2 M€ pour la campagne web ; l'un des responsables de la web campagne de l'UMP indique un peu moins de 2 M€ tandis qu'on table sur 700 000 € au MoDem, entre 600 000 et 700 000 € au FN, 200 000 € à Europe Ecologie-Les Verts et 100 000 € au Front de gauche.
Au-delà de la guerre du web que se livrent les équipes de l'UMP et du PS, les autres partis ne sont pas en reste et multiplient les initiatives, souvent originales et humoristiques. Eva Joly, récemment moquée sur son accent, a répliqué avec une vidéo louant « la France de tous les accents. » Son équipe web a également joué la carte de l'humour avec ses vidéos sur les chatons qui bondissent d'effroi lorsque l'on prononce le nom de Nicolas Sarkozy ou encore la parodie du programme de Canal+ « Bref » pour appeler les Français à voter. Les équipes de Jean-Luc Mélenchon ont carrément créé un mini-feuilleton vidéo… Car à côté des sites internet officiels et sérieux, tous les partis, et notamment leurs sections jeunes, veulent susciter buzz et contre-buzz sur internet.
Enfin, de plus en plus d'élus - parlementaires, ministres, présidents de Départements ou de Régions - se mobilisent sur Twitter ou Facebook pour porter la parole de leur camp.

Sarkozy mise sur les réseaux sociaux


La présence sur internet du candidat Sarkozy était jusqu'à présent contrainte par son statut de chef de l'État. Mais dès que le président de la République a annoncé sa candidature, son équipe de campagne a pu enfin lancer un vaste dispositif web. En quelques heures, en effet, l'équipe du candidat a ouvert une nouvelle page Facebook, dotée de la toute nouvelle présentation timeline (chronologique). Le Président a également ouvert son propre compte Twitter, annonçant qu'il signalerait ses messages avec ses initiales «NS.»
L'équipe de campagne de Nicolas Sarkozy compte une douzaine de personnes, dirigées par Nicolas Princen. Ce normalien de 28 ans, qui a des attaches familiales en Ariège où réside sa grand-mère, s'était fait connaître comme « l'œil du web » de Nicolas Sarkozy en 2008 lorsque le Président l'avait chargé de la veille internet depuis l'Élysée comme conseiller technique.
« La campagne web se fait en plusieurs phases et là, on est dans une phase de lancement. Le Président fait son entrée en campagne sur chacun des supports : Facebook, Twitter mais aussi par e-mail », explique Nicolas Princen. En effet, la semaine dernière le candidat a envoyé un e-mail à quelque 900 000 personnes, dont une partie provenait d'une campagne d'acquisition d'adresses e-mail menée préalablement par l'UMP.
« On active tous les différents canaux pour établir tous les points de contacts. Il y a une place centrale pour les réseaux sociaux. L'outil le plus stratégique c'est Facebook, car il permet de s'adresser d'un clic à plus de 560 000 amis. Mais à côté de ces grandes plateformes que sont Facebook ou Twitter, Nicolas Sarkozy est aussi présent sur d'autres sites participatifs comme Deezer, site de musique, Instagram, site de photos, ou Foursquare, site de géolocalisation. Au total, on sera présent sur une trentaine de supports », poursuit le responsable de la webcampagne. Comme au PS, l'UMP admet avoir attentivement étudié ce que Barack Obama avait fait sur internet en 2008. « Mais les temps ont changé », estime Nicolas Princen.
Enfin, le responsable réfute toute cellule riposte web mais, comme au PS, regarde d'un œil bienveillant voire amusé les initiatives numériques des militants pour répondre au camp d'en face.

Hollande en avance et inspiré par Obama




Parti plus tôt en campagne que le président de la République, François Hollande bénéficie, sur internet, de l'expérience acquise lors des primaires citoyennes qui se sont déroulées en octobre dernier… et de la possibilité de s'adresser aux milliers de Français qui ont laissé leur adresses e-mail au PS. Le candidat socialiste s'appuie actuellement sur une équipe d'une quarantaine de personnes dirigées par Vincent Feltesse. Ce quadra, maire de Blanquefort (Gironde) et président de la Communauté urbaine de Bordeaux (CUB) depuis 2007 se revendique volontiers « plus politique que geek », mais il a été secrétaire national adjoint du Parti socialiste en charge des nouvelles technologies de 2005 à 2008 et connaît parfaitement les ressorts du Net dans une campagne. Le candidat Hollande dispose non pas d'un mais de deux sites de campagne. Le premier (francoishollande.fr) est le site officiel, classique, où l'on retrouve les discours, photos et vidéos du candidat. Le second, tout récemment lancé (toushollande.fr) est un puissant outil de mobilisation, librement inspiré par ce qu'avait fait Barack Obama lors de sa campagne de 2008. Les spins doctors (conseillers en communication) de la société Blue State Digital qui ont planché pour le président des États-Unis, ont prodigué leurs conseils pour le lancement du second site de François Hollande. « On est dans un échange, dans un dialogue d'adaptation, ils veulent tester des choses », explique Romain Pigenel, responsable de l'action en ligne et blogueur.
« Toushollande.fr est un site unique, on est les seuls à le faire. C'est un site qui propose des actions militantes et de curation, c'est-à-dire de regroupement de contenus produits par des sympathisants. Sur les deux sites web, on met des fonctions de partage sur les réseaux sociaux. Toute notre stratégie est d'être au maximum présents sur les réseaux sociaux, en adaptant notre discours : Twitter touche davantage les catégories supérieures ; Facebook est plus grand public », poursuit le responsable.
L'équipe web de campagne organise également des « ripostes parties » pour que les sympathisants se mobilisent sur internet pour commenter émission de télé ou de radio. Enfin, l'équipe n'hésite pas à réaliser des vidéos parodiques pour contrer les arguments de l'UMP.
« Toushollande.fr est un site unique, on est les seuls à le faire. C'est un site qui propose des actions militantes et de curation, c'est-à-dire de regroupement de contenus produits par des sympathisants. Sur les deux sites web, on met des fonctions de partage sur les réseaux sociaux. Toute notre stratégie est d'être au maximum présents sur les réseaux sociaux, en adaptant notre discours : Twitter touche davantage les catégories supérieures ; Facebook est plus grand public », poursuit le responsable.
L'équipe web de campagne organise également des « ripostes parties » pour que les sympathisants se mobilisent sur internet pour commenter émission de télé ou de radio. Enfin, l'équipe n'hésite pas à réaliser des vidéos parodiques pour contrer les arguments de l'UMP.


En débarquant sur le marché de la téléphonie mobile la semaine dernière, Free Mobile a fait l'effet d'un tremblement de terre. Et l'onde de choc n'est, semble-t-il, pas près de s'arrêter, tant du côté des consommateurs que de celui des opérateurs.

Ces derniers avaient bien sûr anticipé l'arrivée du 4e opérateur - qu'ils avaient tenté de circonscrire en vain - en lançant des offres low cost de 10 à 20 % moins chères que leurs forfaits classiques et sans engagement : Sosh chez Orange, séries Red chez SFR et B and You chez Bouygues Telecom. Mais les deux forfaits de Free - 19,99 €pour du tout illimité et 2 € pour 1 heure d'appels et 60 SMS par mois - ont fait l'effet d'un coup de bambou. Depuis, les trois opérateurs historiques ont « ajusté » leurs tarifs… mais qui restent - à services équivalents - plus chers que Free. Les petits opérateurs mobiles virtuels (les MVNO qui louent le réseau d'un des trois grands) se sont alignés en proposant des offres à 19,99 € voire moins, mais là, ce sont les services qui ne suivent pas. Ceux que Xavier Niel a qualifiés de « pigeons » s'ils restaient encore chez leur opérateur, ne se privent pas de railler les nouvelles offres des concurrents de Free. Et certains entendent bien sanctionner par principe leur opérateur…

De fait, les demandes de portabilité ont triplé depuis le 10 janvier, passant de 10-15 000 à 30-40 000 par jour, selon le Groupement d'intérêt économique-Entité de la gestion de la portabilité (GIE-EGP), véritablement débordé et qui peine à tenir le délai légal de trois jours pour porter un numéro d'un opérateur à l'autre.

D'ailleurs, les équipes commerciales des trois opérateurs historiques en relation avec les clients peinent à endiguer l'exode… Un exode qui fait fi de la dernière polémique en vigueur : Free n'aurait pas allumé toutes ses antennes qui couvrent 27 % de la population, préférant voir ses nouveaux abonnés utiliser le réseau d'Orange en vertu de l'accord d'itinérance passé entre les deux sociétés, selon la CFE-CGC/UNSA de France Télécom-Orange.

Loin de ces considérations, les consommateurs semblent avoir choisi : 8 sur 10 seraient prêts à partir chez Free, devenu pour ses concurrents un vrai casse-tête.


Patience pour migrer

Depuis la loi Chatel de 2008, vous pouvez, en effet, résilier votre contrat mobile avant la fin des 24 mois d'engagement normalement prévus, si votre contrat a été signé après le 1er juin 2008. Si vous avez effectué au moins 12 mois chez votre opérateur, vous devrez payer une indemnité de résiliation de 25 % du montant restant dû. Si vous avez effectué moins d'un an auprès de votre opérateur, il vous faudra payer, en plus, la totalité des mensualités dues sur cette année. Si l'on remplit toutes les conditions pour changer d'opérateurs, on peut alors envoyer une lettre de résiliation à son opérateur de téléphonie, en recommandé avec avis de réception.

40000 demandes par jour
Il existe par ailleurs une procédure plus simple et plus sûre si l'on souhaite conserver son numéro de téléphone actuel et le faire porter sur un forfait Free. Il faut préalablement connaître la date de fin d'engagement de son contrat ainsi que le numéro RIO (Relevé d'Identité Opérateur). Pour cela, il faut composer le 3179 sur son mobile (appel gratuit). Ces éléments peuvent ensuite être transmis à Free Mobile qui va se charger de la résiliation et de la portabilité du numéro. L'organisme qui gère la portabilité, le GIE-EGP, étant débordé par les demandes qui ont triplé depuis le lancement de Free Mobile (entre 35 000 et 40 000 demandes par jour), les délais ont été allongés de 3 à 8-10 jours. Et encore Free se limite à l'envoi de 25 000 à 30 000 demandes par jour pour éviter le pire. La rançon du succès.

Xavier Niel : « Notre objectif: changer la vie des gens »

Xavier Niel, 44 ans, est le PDG d'Iliad, maison mère du fournisseur d'accès à internet Free et de Free Mobile. Après avoir fait fortune dans le Minitel, ce patron atypique a révolutionné l'internet en France en lançant la Freebox en 2002 qui a donné le « la » en terme de tarif (29,99 € par mois) sur le tripleplay. Dix jours après le lancement de ses forfaits Free Mobile, Xavier Niel est revenu en exclusivité pour La Dépêche sur cette nouvelle aventure et ses projets.

Le lancement des forfaits Free Mobile a suscité un énorme engouement auprès du public. Vous attendiez-vous à un tel succès ?
Je ne suis pas sûr qu'on avait pris conscience à quel point les Français comprenaient qu'il y avait un problème avec leur abonnement. L'engouement, plus que par nous, il est provoqué par cette prise de conscience des Français qui payaient trop cher leur facture de téléphone. Et je pense qu'on a été trop agressif dans notre présentation. On n'avait peut-être pas besoin de l'être.

Vous regrettez d'avoir employé le terme de « pigeons » que vous avez utilisé pour qualifier les abonnés mobiles ?
Non je ne le regrette pas. On pensait que l'on avait besoin d'utiliser des mots durs pour avoir une sorte d'effet réveil. Et en fait, les gens étaient déjà bien conscients d'avoir un problème avec leur facture de téléphone mobile. Le côté limité, encadré était un problème car c'est quelque chose que l'on n'a plus sur sa ligne fixe et les gens s'en rendent très bien compte.

Peut-on savoir combien vous avez d'abonnés à Free Mobile ?
On ne peut pas communiquer là-dessus. Notre seul moyen est de faire un communiqué financier pour que tous les investisseurs se retrouvent sur un pied d'égalité, ce qu'on n'a pas l'intention de faire au demeurant.

Votre réseau va-t-il pourvoir accueillir tous les nouveaux abonnés ? Certains affirment que toutes vos antennes ne seraient pas activées. Qu'en est-il ?
On a un réseau qui fonctionne très bien. Il est activé, il couvre une part insuffisante de la population, on aimerait bien sûr qu'il couvre 100 % de la population, mais il en couvre déjà 30 %.

Vos concurrents ont réagi en lançant de nouveaux forfaits ou en baissant leurs forfaits existants. Quelle est votre réaction ?
Nos petits camarades ont touché uniquement les forfaits qui ne sont pas vendus. Donc en fait ils ont baissé les prix des forfaits internet sur lesquels ils ont très peu d'abonnés, donc en fait la très grande majorité des Français continue d'être dans la pigeonnade. Puisqu'ils continuent à avoir des forfaits classiques sur lesquels ils n'ont rien touché.

Pensez-vous que vos concurrents vont être obligés de s'aligner ?
Si on fait un parallèle avec ce qui s'est passé pour internet, au début tout le monde nie et se dit «on va s'en sortir. » Puis au bout d'un moment, la pression est trop forte et on est obligé de tout baisser. Pour l'instant, ils résistent sur la quasi-totalité de leurs forfaits. Mais quand il y aura le feu dans la maison et qu'il y aura trop de résiliations, ce jour-là, ils changeront pour enfin appliquer à tout le monde des forfaits à des prix vraimentplus normaux.

On vous a comparé à Steve Jobs. Y a-t-il des points communs entre Apple et Free ?
On fait des choses différentes. Apple fait des produits extrêmement luxueux qui s'adresser à des gens qui en ont les moyens. À l'inverse, on est plutôt dans un modèle grand public. On essaye d'avoir le produit le plus innovant et le moins cher possible, accessible au plus grand nombre. Quant au format de ma présentation, c'est quelque chose de très classique aux États-Unis.

Pour les mois à venir, quelles surprises préparez-vous ?
Sur le mobile, il y a beaucoup de choses à faire. On lance une offre de départ que l'on va améliorer. On a travaillé sur le tarif, on va montrer ce que l'on a fait en terme d'innovations, ce qui peut changer la vie des gens. À partir du moment où on a un lien permanent à internet, on se pose la question de savoir ce qu'on peut apporter et qui peut améliorer ou modifier votre vie. On peut imaginer des choses autour de cela. Comme l'écosystème des applications pour mobiles est déjà très développé, il faut trouver des idées que seul un opérateur de réseau peut réaliser. Notre objectif est d'être le plus innovant et le plus accessible.
En présentant en personne, hier matin à Paris, les forfaits de téléphonie de Free Mobile, le nouvel opérateur français, Xavier Niel, le PDG d'Iliad, avait, à dessein, endossé le costume d'un Steve Jobs français. Comme le PDG d'Apple disparu le 5 octobre dernier, c'est debout sur scène devant une salle pleine de journalistes et de fans surexcités par plusieurs jours de suspense, que Xavier Niel a dévoilé deux offres assez révolutionnaires pour bouleverser un marché mobile français jusqu'à présent jalousement gardé par trois grands opérateurs, Orange, SFR et Bouygues télécom. Un forfait tout illimité (appel, SMS, MMS, internet) à 19,99 € par mois sans engagement et un forfait « social » (60 minutes d'appel et 60 SMS) à 2 € par mois sans engagement : telle est l'arme à double tranchant que Free a brandie hier avec la ferme intention de lancer un défi aux acteurs en place.

Les Français comme des « vaches à lait »

Ceux qui craignaient d'être déçus après tant de mois d'attente - Free détient la 4e licence mobile française depuis décembre 2009 - n'auront pas regretté leur patience et ont pu constater le mordant du PDG. « En 2008, on vous avait promis de diviser votre facture par deux. Depuis, les opérateurs présents sur le marché ont baissé leurs prix de seulement 10 %. Free propose aujourd'hui des offres qui divisent de deux à quatorze fois les forfaits existants », a-t-il ainsi martelé, poursuivant ensuite sans ambages ses piques contre les autres opérateurs. « On pense chez Free que jusqu'à présent, vous avez été pris pour des vaches à lait », a poursuivi Xavier Niel, invitant les consommateurs à « donner une leçon » à leur opérateur. « Vous avez deux solutions : c'est de venir vous abonner chez Free ou de lui demander les mêmes tarifs. »

La donne a changé

De côté des opérateurs historiques justement dont le cours en bourse a chuté hier, l'irruption de Free - contre laquelle ils s'étaient élevés en vain - a été très diversement appréciée. « C'est le jour J pour Free et nous les laissons savourer. Mais que nos clients se rassurent, nous reviendrons vite vers eux pour parler des propositions que nous avons préparées », a réagi une porte-parole d'Orange dont le PDG, Stéphane Richard, confiait récemment qu'il était prêt à ajuster ses tarifs. Du côté de SFR, on remarque que ces offres de lancement sont réservées aux trois premiers millions de clients. Et la marque au carré rouge d'afficher sa volonté de miser sur l'accompagnement et l'assistance des clients, ce qui constitue le talon d'Achille de Free dans l'internet.

Reste qu'avec ses forfaits chocs - salués par le ministre de l'Industrie Éric Besson comme « intensifiant la concurrence au profit du pouvoir d'achat des Français » - la donne a changé. Si un alignement des forfaits sur les tarifs de Free semble peu probable, une baisse générale des forfaits se dessine.





Tout ce qu'il faut savoir

Quels forfaits ?

Free Mobile joue la carte de la simplicité et de la clarté dans un secteur où la jungle tarifaire est de mise depuis bien trop longtemps selon les associations de consommateurs.
Le premier forfait présenté hier coûtera 19,99 €par mois sans engagement (15,99 € si l'on est déjà abonné à Free pour internet). Ce prix comprend des appels illimités en France métropolitaine et DOM vers des numéros fixes ou mobiles (hors numéros courts, spéciaux, surtaxés et autres services à valeur ajoutée) ainsi que des appels vers 40 destinations en Europe, aux États-Unis et au Canada. Ces appels gratuits vers l'étranger doivent se faire vers les téléphones fixes sauf pour les États-Unis et le Canada où l'on peut appeler des mobiles et des fixes. Le forfait comprend ensuite des SMS et MMS illimités (hors SMS/MMS surtaxés). Puis vient l'internet illimité tous usages (web, e-mail, VoIP, partage de connexion avec un ordinateur ou une tablette, etc.) dans la limite d'une consommation de données de 3 Go par mois. Au-delà de cette limite, le débit de données est réduit. Free promet également des tarifs de communication depuis l'étranger (roaming) « parmi les moins chers » par rapport aux autres opérateurs français. Free donne par ailleurs la possibilité de bloquer son forfait afin d'éviter tout dépassement. Enfin, les abonnés Free Mobile pourront accéder au réseau de hotspots WiFi FreeWifi.
Le second forfait est tout aussi révolutionnaire puisqu'il s'établit à 2 € par mois toujours sans engagement. Pour ce prix, l'on a droit à 60 minutes d'appels et 60 SMS par mois, soit bien au-delà du forfait social promu par le gouvernement (40 minutes d'appels et 40 SMS pour 10 € par mois). Cette offre est « plus de 4 fois moins chère que l'offre la moins chère du marché » a indiqué Free hier. Si l'on dépasse ce forfait, la minute de communication est de 0,05 € ; et les SMS sont à 0,05 €également.
Ceux qui sont déjà abonnés chez Free pour l'internet bénéficieront gratuitement - sur demande - de ce forfait dans la limite d'un abonnement par foyer.

Quel téléphone ?

Petite révolution dans les mentalités, les téléphones ne seront pas subventionnés comme c'est l'habitude en France. Free Mobile vend, en effet, ses forfaits sans appareils. En revanche, il propose d'acquérir un mobile et de le payer en plusieurs loyers sur 12, 24 ou 36 mois. Actuellement six mobiles sont proposés avec des mensualités allant de 4 € sur 12 mois à 7,99 € sur 24 mois. Un Blackberry Curve sera proposé prochainement ainsi que le dernier iPhone à partir du 27 janvier. Pour ce dernier modèle, les mensualités varieront de 15 € sur 36 mois à 35,99 € sur 24 mois. Free rappelle que si vous possédez votre téléphone mobile depuis plus de 3 mois, le désimlockage sera gratuit. En dessous de 3 mois, le désimlockage sera facturé 76 €. Hier plusieurs sites web spécialisés ont fait le calcul : entre la formule habituelle d'un mobile subventionné par l'opérateur et la formule de Free d'un mobile à crédit, la situation pour le consommateur est équivalente voire meilleure chez Free.

Quel réseau ?

Question capitale pour laquelle on n'a pas encore de réponse : quelle sera la qualité de la couverture du réseau de Free Mobile. Free a déployé plus d'un millier d'antennes à son nom qui vont lui permettre de couvrir environ 30 % de la population française. Les 70 % restants seront couverts grâce à un accord d'itinérance conclu avec Orange pour six ans et un milliard d'euros. Les Freenautes étant particulièrement technophiles, les nouveaux abonnés de Free Mobile seront certainement gourmands en bande passante pour profiter de l'internet mobile. Pour éviter que son réseau ne soit saturé, Orange ne sera-t-il pas tenté de réserver la connexion 3G en priorité à ses propres abonnés ?.

Concernant les antennes que gérera FreeMobile, la société semble prête ; elle a fait de nombreux tests techniques, ce qui a vraisemblablement empêché une commercialisation des offres avant Noël.

Quel suivi ?

Les forfaits de Free Mobile pourront être souscrits dans les boutiques physiques de Free - une centaine en France - mais surtout sur internet (mobile.free.fr). Souvent critiqué par ses abonnés pour son assistance téléphonique qui connaît régulièrement beaucoup d'engorgements, Free devra mettre les bouchées doubles pour contenter ses nouveaux clients mobiles. Les premiers d'entre eux risquent d'essuyer les plâtres pour les autres… Sans doute une des raisons pour laquelle Free réserve pour l'instant ses forfaits aux premiers trois millions d'abonnés.


"Il y aura une baisse des prix"

La Dépêche : Va-t-il y avoir une hémorragie des clients des autres opérateurs vers Free ?

Mathieu Drida, Président Directeur Général de Meilleurmobile.com : Il est évident qu'avec une telle offre, Free, qui a une forte notoriété, va prendre une part de marché non négligeable. Maintenant, est-ce que tout le monde va changer d'opérateur ? Je ne le pense pas car d'une part tout le monde n'est pas insatisfait de son opérateur ; et d'autre part les autres opérateurs vont réagir rapidement.

L'absence de téléphone subventionné peut-il être un handicap pour Free ?

L'offre de Free est extrêmement intéressante, très bien positionnée en terme tarifaire et avec beaucoup de contenus, mais vous devez acheter votre téléphone ailleurs. Quand on regarde la différence entre les offres subventionnées et non-subventionnées ; les premières sont plus chères mais vous achetez le mobile moins cher au démarrage. En séparant le forfait du mobile, Free est plus transparent et finalement pas plus cher.

Quels peuvent être les points faibles des offres de Free ?

Il y a deux axes à surveiller. Le premier est la qualité du produit : est-ce que le réseau de Free va être à la hauteur des opérateurs existants puisque pour Free, c'est un nouveau métier ? Au départ, Free va utiliser à 70 % le réseau d'Orange. Sur les 30 % qui lui appartiennent, Free a eu le temps de se préparer pour que le réseau fonctionne. Deuxième axe à surveiller : la qualité de la relation client. Free n'a pas de réseau de boutiques, ce qui est un plus chez les opérateurs historiques. Est-ce que cela va bien se passer par téléphone et internet seulement ; est-ce que cela va correspondre à tous les types de consommation ? On verra.

Va-t-on assister à une baisse générale des forfaits ?

On peut imaginer qu'il y ait une riposte sur les prix puisque Free arrive avec les tarifs les moins chers du marché. Il y aura aussi une riposte sur le contenu. L'offre de Free n'est pas adaptée à tous les types de consommation, mais elle est extraordinaire pour ceux qui en ont besoin.


Comment changer d'opérateur ?

Les offres de Free vous séduisent mais vous êtes déjà engagé chez un autre opérateur ? Quelle que soit votre situation, vous pouvez le quitter.

Depuis la loi Chatel de 2008, vous pouvez, en effet, résilier votre contrat mobile avant la fin des 24 mois d'engagement normalement prévus, si votre contrat a été signé après le 1er juin 2008.

Si vous avez effectué au moins 12 mois chez votre opérateur, vous devrez payer une indemnité de résiliation de 25 % du montant restant dû.

Si vous avez effectué moins d'un an auprès de votre opérateur, il vous faudra payer, en plus, la totalité des mensualités dues sur cette année. Dans ce cas-là, il vaut mieux ne pas résilier son contrat car les sommes à payer peuvent être élevées.

Si l'on remplit toutes les conditions pour changer d'opérateurs, on peut alors envoyer une lettre de résiliation à son opérateur de téléphonie, en recommandé avec avis de réception, à l'issue du 12e mois d'abonnement.

Conserver son numéro
Il existe par ailleurs une procédure plus simple si l'on souhaite conserver son numéro de téléphone actuel et le faire porter sur un forfait Free. Il faut préalablement connaître la date de fin d'engagement de son contrat ainsi que le numéro RIO (Relevé d'Identité Opérateur). Pour cela, il faut composer le 3179 sur son mobile (appel gratuit). Ces éléments peuvent ensuite être transmis à Free Mobile qui va se charger de la résiliation et de la portabilité du numéro.


Xavier Niel le trublion

Depuis hier et son show à l'américaine pour présenter les forfaits mobiles de Free, Xavier Niel, le PDG d'Iliad s'est vu qualifier de Steve Jobs français sur les réseaux sociaux. Il est vrai qu'entre l'ancien PDG d'Apple et le trublion de l'internet en France, désormais bête noire des opérateurs mobiles, les points communs ne manquent pas. Même goût pour l'innovation, même envie de bousculer l'establishment et les idées reçues, même simplicité bonhomme apparente, même envie d'en découdre seul contre tous, même science du marketing bâtie sur des semaines de rumeurs et de buzz avant de dévoiler un produit : iPhone, iPad pour l'un ; Freebox Révolution, forfaits Free Mobile pour l'autre. Pour parodier un des slogans de Free, on pourrait dire que Xaviel Niel, « il a Free, il a tout compris » de Steve Jobs.

Mais les deux hommes ont un parcours différent. Xavier Niel baigne depuis bien longtemps dans les télécoms et tire sa fortune du Minitel… rose. En 1987, à 20 ans, cet enfant de Créteil arrête sa classe préparatoire scientifique pour se lancer dans une entreprise de services par minitel. Il crée alors de lucratifs services érotiques sur le Minitel dans les années 90, mais également des peep-shows et sex-shops (qui lui vaudront quelques déboires en 2004).

Il lance ensuite un annuaire inversé très pratique (3617 annu) et un registre des sociétés (societe.com). En 1999, après une expérience avec Worldnet, premier fournisseur français d'accès à internet, Xavier Niel prend le virage du Net et crée Free. Avec Rani Assaf - actuelle cheville ouvrière de Free Mobile - le jeune PDG lance la Freebox et son tarif de 29,99 €par mois qui va devenir le tarif-étalon des offres triple play. Fort de son succès, Niel, devenu milliardaire - 8e fortune française - investit dans de nombreuses start-up avec son fonds Kima Ventures. Et en juin 2010, ce fan de Claude François - il possède les droits des chansons - est devenu, avec Pierre Bergé et Matthieu Pigasse, le patron du quotidien Le Monde.