Porté par Uber, Pony.ai et Verne, le premier service commercial de robotaxis en Europe s’apprête à voir le jour à Zagreb. Une étape attendue depuis les premières expérimentations qui remontent à 2016, qui marque l’entrée du Vieux continent dans une compétition mondiale qui s’accélère. Près de dix ans après les premières expérimentations publiques à Singapour, les robotaxis franchissent une nouvelle étape, en Croatie. À Zagreb, Uber Technologies, l’entreprise chinoise de conduite autonome Pony.ai et Verne annoncent le lancement imminent du premier service commercial de ce type en Europe, avec des tests déjà engagés sur routes ouvertes. Première expérimentation en 2016 à Singapour L’attente aura été longue : dix ans. En août 2016, la start-up nuTonomy déployait une flotte limitée de taxis autonomes dans un quartier de Singapour. Quelques semaines plus tard, Uber lançait ses propres essais aux États-Unis, encore encadrés par des chauffeurs de sécurité. Il faudra attendre 2018...
Par Clément Serio, co-fondateur de Collock « l’Escape Game Nomade »
Bienvenue dans le siècle du jeu qui s’invite dans l’entreprise à d’autres fins que récréatives. Il émerge aujourd’hui au travers de l’avènement des « Massively multiplayer online role playing game », ou MMORPG. Parmi ces jeux, l’escape game répond aux nouveaux besoins managériaux : Permettre aux employés les plus effacés de se révéler ; Inverser les rôles pour détecter des qualités insoupçonnées ; Voir ses collaborateurs et dirigeants sous un autre angle, plus humain ; Fédérer ses équipes autour d’un projet ludique ; Fidéliser ses employés.
La gamification : un marché mondial estimé à 2,8 milliards de dollars pour 2016
Lorsque l’on joue, le cerveau fonctionne autant que lorsque l’on travaille – c’est la notion-clé sur laquelle parient aujourd’hui les entreprises pour renouveler leurs ressources humaines, notamment en termes de bien-être au travail. Parmi les outils de gamification, l’escape game, jeu en équipe qui allie fouille, logique, réflexion et collaboration, fait office de ressort managérial. Avant tout un jeu collectif, c’est un moment agréable et fédérateur qui permet de se libérer des contraintes et des règles propres à l’environnement professionnel habituel. Émancipateur, il réveille la curiosité des participants et permet de travailler les relations entre employés. Les missions communes inhérentes à ce jeu exigent une bonne communication entre les joueurs et permettent d’induire, par la suite, une meilleure communication, une plus grande collaboration et de meilleures relations dans l’environnement professionnel – un des facteurs les plus importants pour une meilleure performance au travail.
Atout reconnu pour renforcer la cohésion entre les collaborateurs, le jeu crée un sentiment d’appartenance, un souvenir dans la mémoire collective, forge des liens qui seront re-transposables dans l’environnement professionnel. Porteur de la fluidité et de l’efficacité de l’équipe, il permet également d’inverser les rôles et alors d’humaniser la hiérarchie, qui s’efface tant au profit de l’employé que du déploiement de ses potentialités.
Le jeu du recrutement
Dégager des objectifs qui serviront le professionnel en jouant, voilà le mécanisme des serious games dans lequel l’escape game s’inscrit. Sous la pression du temps, les collaborateurs agissent tels qu’ils sont vraiment. Le filtre d’informations propre au processus de recrutement disparaît alors, et permet de dépasser le paradoxe induit par le dispositif d’embauche : un employeur cherche à voir le candidat tel qu’il est vraiment, le candidat cherche à être vu sous son meilleur jour.
L’escape game stimule la vivacité de ses participants, et par cela, lève les barrières, s’affranchit du contexte clivant et des codes de l’entretien d’embauche, des enjeux du recrutement qui faussent la valeur de l’exercice. Il ne remplace pas l’entretien de demain, mais devient une corde supplémentaire à l’arc du recrutement. Il remplace les discours préconçus et formatés par une action instinctive, et qui apporte de nombreux éléments de réponse chers à un employeur. Ainsi, les qualités comme l’empathie, la maîtrise des émotions, la gestion du stress et du temps, la conscience de soi ou la capacité à entrer en relation avec les autres, sont autant d’éléments que seul le jeu révèle.
Un nouveau terrain de jeu pour la communication
A l’image de L’Oréal qui, en 2011, adoptait le jeu pour recruter des stagiaires à travers le monde entier, la gamification offre un véritable outil de communication aux entreprises qui peuvent profiter de ce format ludique pour développer leur marque-employeur. Cultiver une image attractive, développer la communication autour de messages sensibles, de prévention, diffuser les fonctions d’un produit, l’histoire ou les valeurs de la marque : autant d’actions qui stimulent l’image des entreprises et attirent également de nouvelles candidatures. Au-delà de la marque-employeur, la gamification crée une culture d’entreprise concrète en matérialisant les mots ou les idées sur lesquelles elle s’appuie. Dans ce contexte, le jeu devient un outil managérial utile à l’entreprise et contribuant à assurer le bien-être des salariés.
L’escape game permet un exercice original et impactant qui ouvre le débat, passe du passif à l’actif et s’affranchit des latences dont souffre le format séminaire. En effet, il est plus attractif, plus en phase avec l’ère des réseaux sociaux et des campagnes virales, et donc en phase avec les salariés.
Les RH se conjuguent désormais au divertissement.
