Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...
La société Dentsu Consulting vient de réaliser un baromètre inédit qui mesure présence numérique des départements. Le baromètre s'est concentré dans sa 1ère édition sur 3 dimensions d'analyse et 21 critères pour établir le niveau de présence numérique (site web, réseaux sociaux) des conseils départementaux comme signe de la réinvention du modèle des relations administrations/administrés.
"Le baromètre fait un premier constant rassurant pour les Départements de petite taille, aux budgets plus limités : le succès d'une stratégie digitale est davantage une affaire de reflexes que de moyens. En effet, les départements qui ont les budgets les plus importants ne sont pas les plus actifs", explique Victor Boury, de Dentsu Consulting, qui estime que "dans l'ensemble, les départements français ont bien pris le premier virage numérique opéré depuis le début des années 2000".
Ainsi, "tous les départements possèdent un site fonctionnel et proposent un niveau d'information très complet, et bénéficient d'un référencement parfait sur Google (30% arrivent en 1er résultat et 97% en première page de résultats). L'intégration des réseaux sociaux est en marche pour bon nombre de départements qui mettent en valeur leur activité sociale directement sur leur site grâce à un fil en temps réel."
Des sites responsive
Face à l'essor du mobile, et des usages qui en découlent, les départements ont progressivement adapté leur écosystème digital : sites web « responsive », travail sur l'ergonomie des sites (en mosaïques pour les plus réussis), utilisation accrue de la photo et de la vidéo… Des améliorations peuvent être apportées pour adapter les contenus mis à disposition aux types des populations cibles et à leur contexte de recherche : géolocalisation, âge, catégorie professionnelle etc.
Ere de la conversation
Dentsu Consulting constate enfin un passage de l'ère de l'information à celle de la conversation pour plus de 10 départements. Ce constitue le premier pas d'une évolution dans la relation des Départements avec leurs administrés, proposant davantage de dispositifs d'échanges citoyens, avec notamment l'utilisation de plateformes développées en partenariat les principaux acteurs de la Civic Tech française (ex : GOV).
Trois départements d'Occitanie distingués
- le Gard est le département qui a le mieux réussi l'intégration des réseaux sociaux sur son site web. "En adoptant un ton résolument décontracté sur les différents réseaux sociaux, le Gard interpelle les visiteurs de son site web".
- le Lot est le département qui a le meilleur taux d'engagement sur les réseaux sociaux, suivi par la Lozère. "Le taux d'engagement (ou d'interaction) mesure la disposition des internautes à interagir avec les contenus proposés par les départements sur les réseaux sociaux. Avoir un fort taux d'engagement est un signal important : il démontre la qualité d'une stratégie digitale"
