Par Tanguy Duthion, CEO d’Avanoo Le navigateur web est devenu l’interface centrale du travail numérique. Messagerie, collaboration, applications SaaS : une grande partie de l’activité professionnelle passe désormais par cet environnement. L’intelligence artificielle y fait aujourd’hui une entrée rapide, notamment sous la forme d’extensions capables de résumer des pages, analyser des documents ou automatiser certaines tâches. Ces outils promettent des gains de productivité considérables. Mais leur adoption rapide soulève également des questions de sécurité. Car pour fonctionner, ces extensions demandent souvent des autorisations étendues : accès aux pages consultées, au contenu copié, voire aux documents ouverts dans le navigateur. En pratique, cela signifie que certaines extensions peuvent potentiellement analyser une grande partie de l’activité numérique d’un utilisateur. Une surface de risque souvent sous-estimée Les extensions de navigateur constituent depuis longtemps u...
Les experts sécurité du G DATA Security Labs ont recensé 1 852 945 nouveaux types de programmes malveillants au cours du 1er trimestre 2017, soit un nouveau code toutes les 4,2 secondes. Un nouveau record est à prévoir pour l’année 2017 avec des projections qui tablent sur 7,41 millions de nouveaux types de codes malveillants sur l’année.
Dans le détail, la majorité des nouveaux types de logiciels malveillants détectés est à classer dans la catégorie des chevaux de Troie. Ceux-ci permettent la prise de contrôle des machines victimes à des fins malveillantes : vol d’informations personnelles, intégration dans des botnets ou encore utilisation dans des attaques distribuées de déni de service (DDoS).
La seconde position est occupée par les adwares avec une nette augmentation. Sur l’année 2016 la part des adwares était de 4,9 %, elle est de 13,9 % sur le premier trimestre de cette année.
Mis en avant par les dégâts qu’ils engendrent, les ransomwares ne représentent qu’une partie infime du total des nouveaux types de codes détectés sur le trimestre (moins de 0,1 % du total). Mais leur forte diffusion en fait un des principaux dangers. De plus, ils augmentent fortement. En 2016, leur nombre avait été multiplié par neuf entre la première et la seconde moitié de l’année. Sur le premier trimestre 2017, la quantité de nouveaux types de ransomware détectés atteint déjà celle comptabilisée lors des 6 derniers mois de l’année 2016.
