Acteur de référence de l’écosystème de l’innovation digitale depuis 15 ans, NUMA, qui a créé le tout premier accélérateur de start-up français, va s'implanter à Toulouse, dont l'écosystème numérique est l'un des plus dynamiques en France et représente la 2e force économique de la région Occitanie.
Depuis 2011, le programme d'accélération de NUMA a accompagné à Paris 120 start-up, dont chacune a levé en moyenne 1 million d’euros dans les sept mois qui ont suivi leur participation au programme. NUMA s’est également implanté dans sept villes à l’étranger : New York, Berlin, Casablanca, Moscou, Barcelone, Mexico et Bangalore.
"Fort du succès de son programme NUMA Montpellier (ex-Sprint) lancé en 2016, NUMA a choisi de déployer sa deuxième implantation régionale en Occitanie. L’accélérateur toulousain est soutenu financièrement et déployé par des entrepreneurs / investisseurs clés de l’écosystème régional Toulousain à l’image des fondateurs de startups tels que Julien Boué et Marc Leverger (BricoPrivé), Gilles Moncaubeig (Teads), ou encore Cédric Mallet (Ancien Directeur Général de Jeuxvideo.com). Elle complètera avec beaucoup de synergie les dispositifs dédiés aux startups déjà existants à Toulouse" a annocé NUMA dans un communiqué.

Huit experts pour NUMA Toulouse


"A l’image des grandes villes étrangères où NUMA dispose d’un programme d’accélération, nous allons développer à Toulouse un accompagnement opérationnel pour accompagner des startups locales prometteuses" indique Arnaud Laurent, co-fondateur de NUMA Toulouse. "Notre équipe de 8 experts, mentors et entrepreneurs en résidence, aura pour seule ambition d’accélérer le développement de ces startups régionales, décupler leurs résultats et créer de véritables champions de la tech", indique Cédric Mallet, directeur de NUMA Toulouse.

Première saison pour les jeunes poussses


Pour sélectionner les startups de la première saison, l'équipe de NUMA Toulouse a rencontré les acteurs de l’écosystème local (At Home, LabOikos, LeVillageByCA, Connected Camp, Ekito,...)
Une collaboration a été mise en place avec l’équipe de La Mêlée, qui héberge NUMA Toulouse dans ses locaux. Pour Edouard Forzy, co-fondateur de La Mêlée, "l’arrivée de NUMA à Toulouse est une excellente nouvelle, puisqu’elle complète l’offre du pré-incubateur le Starter, qui a déjà accompagné 57 projets de la place toulousaine, et qu’elle apporte une brique manquante aux startups locales."
Les auditions ont démarré depuis le mois d’avril à Toulouse pour sélectionner les startups qui constitueront la première saison du programme d'accélération. La sélection se base sur le potentiel de l’activité et la solidité des fondateurs. A Montpellier, NUMA reçoit en moyenne 100 dossiers par saison et sélectionne à chaque fois près d’une dizaine de startups pour participer au programme.
Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 20 juin 2017 sur http://toulouse.numa.co

50% de cyberattaques en plus que dans le reste du globe. C'est le chiffre marquant du volume d'attaques perpétrées par l'Europe au cours du premier trimestre 2017 que révèle aujourd'hui le Cybercrime report de ThreatMetrix. Un volume conséquent qui dépasse pour la première fois les chiffres affichés par les Etats-Unis.

Plus particulièrement, le Royaume-Uni et les Pays-Bas sont devenus les nouveaux centres névralgiques du cybercrime et subissent une très forte croissance des circuits frauduleux sur leur territoire. Au Royaume-Uni, le réseau ThreatMetrix a détecté et stoppé 17 millions d'attaques en 3 mois, une hausse de 30% par rapport au même trimestre l'année dernière, tandis que les Pays-Bas détiennent le record de croissance de ces attaques, s'élevant à 50%. La France, quant à elle, affiche le taux de rejet de transactions bancaires le plus élevé d'Europe (12,2%) et possède avec sa voisine allemande, un taux d'activité frauduleuse qui dépasse les transactions légitimes de 40%.

Au cours du premier trimestre 2017, des niveaux d'attaques sans précédent ont été enregistrés à l'échelle globale : 130 millions d'attaques détectées et neutralisées, 35% de plus que l'année précédente, et plus de 200 millions d'attaques menées par des programmes automatisés ou « bots ».

La fragilité économique et politique de l'Europe associée à la période électorale française constituent un terrain propice à la cybercriminalité et à la délinquance économique.

Si le développement des attaques en provenance de l'Europe est lié à la sophistication ainsi qu'à la croissance des techniques et des outils de fraudes mis au point par les cybercriminels, il est certain que le climat politique et financier instable de l'Europe combiné aux élections présidentielles françaises, a instauré un terrain favorable pour la prolifération de ces attaques et exactions.

“L'accroissement de l'e-Commerce transfrontalier, l'incertitude économique et l'actualité politique en France ont permis aux cybercriminels de tirer profit de la modification de comportements des internautes et de celui des entreprises. Avec le nouveau contexte réglementaire européen, notamment la prochaine loi sur la protection des données personnelles GDPR, ainsi que la nouvelle directive sur les services de paiement PSD2, les entreprises devront mettre en œuvre des solutions d'authentification des identités numériques et de prévention de la cybercriminalité, qui soient 100% sûres, mais également respectueuses de l'expérience client. Il est question ici de leur survie commerciale ” déclare Pascal Podvin, Senior Vice-Président de ThreatMetrix.

Des outils et des modus operandi de plus en plus pointus 

Les attaques continuent d'évoluer plus rapidement que les outils et les techniques utilisées pour les détecter. Le rapport de ThreatMetrix explique que les vecteurs et schémas d'attaques évoluent pour devenir plus délétères. Par exemple, la prolifération des « chevaux de Troyes » de type « RATs », plus particulièrement au sein des services financiers, permettent aux hackers de prendre le contrôle d'un ordinateur ciblé depuis n'importe quel endroit dans le monde grâce à la combinaison de logiciels d'accès à distance avec des attaques de type « social engineering ». La Fintech est également frappée par des attaques d'usurpation d'identité numérique capitalisant sur la prolifération des transaction de type P2P, les transferts d'argent transfrontaliers, ainsi que sur les failles potentielles de ces nouvelles plateformes. Par ailleurs, le domaine des médias et autre fournisseurs de contenu en ligne, devient un terrain de jeu pour les cybercriminels afin d'y tester des identités numériques.


Les économies émergentes, nouvelles sources de cyber attaques  

Outre la croissance du cyber-crime Européen, les cyber-attaques mutent et migrent aussi vers les nouvelles économies émergentes telles que l'Azerbaïdjan, le Bangladesh, la Croatie, Cuba, l'Equateur, la Géorgie, le Guatemala, Israël, le Kenya, le Maroc, le Pérou et Porto Rico, démontrant que le cyber-crime devient plus global et interconnecté.

Parmi les autres résultats marquants de ce rapport : 

L'Europe est la première région axée sur le mobile avec 51% des transactions effectuées sur portables. 45% des transactions mondiales proviennent aujourd'hui de téléphones mobiles.
Les transactions mobiles mondiales ont crû de 400 % depuis ces deux dernières années - 500 million de transactions moyennes mensuelles supplémentaires au 1er trimestre 2017 par rapport au 1er trimestre 2016
80% des transactions en Amérique du Sud sont aujourd'hui transfrontalières
Une recrudescence majeure de l'usurpation d'identité numérique dans la zone Asie Pacifique


Le distributeur de pièces détachées anglais Euro Car Parts a récemment réalisé une étude permettant d’imaginer l’environnement urbain futuriste grâce à une vidéo schématisant une circulation sans conducteur en 2050.

Cette recherche révèle que les routes pourraient devenir  indépendantes de toute signalisation et que la technologie sans files permettra aux automobiles d’être interconnectées. Le résultat est spectaculaire et nous laisse penser que les innovations à venir nous donneront des villes transformées en réel espace de cohabitation entre les usagers de la route et les piétons.




Par Saad Zniber, co-fondateur de Yatedo

La disruption digitale telle qu'on la connaît aujourd'hui touche tous les secteurs d'activités et est devenue une usine à opportunités pour qui saura prendre son courage à deux mains pour se lancer dans les abîmes de l'aventure entrepreneuriale. Bien que cette aventure soit pleine de complexités, tout nouvel entrepreneur a aujourd'hui la chance de pouvoir choisir des outils innovants pour l'aider et accompagner son développement. Une multitude de solutions automatisent et accompagnent les jeunes créateurs d'entreprise dans les tâches les plus complexes, allant du juridique jusqu'au traitement des paiements en ligne, les libérant ainsi complètement pour se concentrer pleinement sur leurs produits ou solutions. Cette automatisation est devenue une nécessité pour augmenter la compétitivité et la rapidité d'exécution à la création de ces toutes jeunes entreprises. Il n'en demeure pas moins qu'elle cache dans certaines situations des surprises de bien mauvais goût. Parmi ces solutions prisées par les jeunes entrepreneurs, une dont on ne cesse d'entendre parler : le Cloud.

Toute startup qui se crée et se lance dans n'importe quelle forme de disruption digitale aujourd'hui se doit d‘utiliser le Cloud.  Simple à mettre en place, rapide et surtout offrant des opportunités de scalabilité n'existants nulle part ailleurs. C'est le choix par défaut pour mettre en place une infrastructure robuste et créer le futur Uber, Airbnb ou Spotify.

En réalité, les apparences peuvent s'avérer trompeuses.


Une « Cloud dépendance »

En choisissant le Cloud, la startup délègue la gestion d'une partie cruciale de son activité. Elle ne se met donc pas en capacité d'acquérir les compétences nécessaires pour la mise en place d'une infrastructure solide qui saura l'accompagner dans le développement de ses différents produits/services mais également dans sa faculté à les délivrer à ses clients dans des conditions d'utilisations optimales. Pourtant, la combinaison de ces compétences est la raison d'être d'une entreprise, et donc de son aspect vital.
Cette dépendance pose également problème lorsque, pour reprendre le contrôle des coûts en basculant sur un type d'infrastructure basé sur des serveurs physiques, elle n'a pas la latitude de le faire seul.
Snapchat, qui souhaitait sortir de cette Cloud dépendance, a finalement renoncé en signant un nouveau bail de 5 ans, pour 2 milliards de dollars, avec le nuage de Google. Snapchat admet, dans un rapport transmis à la SEC, que cette dépendance est un facteur de risque : «toute perturbation importante lors de notre utilisation de Google Cloud aurait un impact négatif sur nos activités et l'entreprise serait sérieusement impactée. Nous risquons de perdre des utilisateurs, des annonceurs, des partenaires et nuire à notre réputation». Les questions financières n'arrangent pas la situation : «Les coûts d'hébergement augmentent au fur et à mesure que notre base clients s'accroît, un problème sur Google Cloud pourrait nuire gravement à nos activités en n'augmentant pas plus rapidement nos revenus que le coût d'utilisation des services de Google».
Le contrat annuel de Snapchat au Cloud de Google équivaut au chiffre d'affaire 2016 de la marque au fantôme, soit 405 millions de dollars. Si Snapchat ne met pas en place sa propre plateforme, c'est justement parce qu'elle n'a pas la capacité de le faire d'elle-même. Débaucher un spécialiste engagerait des dépenses conséquentes et la migration prendrait énormément de temps. C'est pourquoi aujourd'hui Snapchat, comme de nombreuses startups, se résout finalement à assumer les conséquences de cette dépendance, quitte à stagner dans son évolution.


Une solution coûteuse

Cette solution, qui à première vue semble idéale et facile, est en réalité très coûteuse. Sur le Cloud, les frais de stockage sont relativement bas. C'est trompeur, puisqu'il faut aussi tenir compte des frais de transferts qui gonflent de façon exponentielle, en même temps que le nombre d'utilisateurs. C'est un cercle vicieux dont il faut rapidement sortir. Début 2016, Dennis Woodside, COO de Dropbox, a fait ce choix. Il a développé ses propres infrastructures pour reprendre le contrôle des opérations de stockage des données. Cette initiative permet à Dropbox de réaliser des économies considérables.
La gestion de la trésorerie est un facteur clé de succès pour le développement d'une startup. Les liquidités des startups sont limitées et leur gestion délicate en période de croissance. Elles doivent être réparties judicieusement surtout quand on sait que l'insuffisance de fonds est synonyme d'échec pour 29% des startups.
Les fonds nécessaires pour soutenir l'activité de l'entreprise augmentent plus rapidement que le chiffre d'affaires. À cela s'ajoute la nécessité de recruter plus de collaborateurs pour assumer la transformation de l'activité en phase de croissance. C'est une réalité à intégrer dans la stratégie de départ pour avoir une vision sur le long terme. Un bon recrutement coûte cher, mais beaucoup moins qu'une erreur de casting souvent due à un manque de vision.


L'entreprise innovante a besoin de collaborateurs et d'infrastructures qui s'adaptent à son évolution et à son rythme

La réussite d'une startup dépend de plusieurs facteurs mais particulièrement de l'équipe et de la capacité du chef d'entreprise à identifier en amont ses besoins en recrutement. Cela se vérifie puisqu'on constate aujourd'hui que l'un des postes les plus pénurique du secteur des startups technologiques est le dévops. Véritable magicien des infrastructures, il transforme les étapes du développement produit et s'assure de la robustesse de l'infrastructure qui le supporte en toutes circonstances. Ce talent est capable de monter en compétences au rythme de la croissance de l'entreprise ; il garantit la livraison des produits dans les conditions optimales d'utilisation sans pour autant engendrer des coûts faramineux. Il est également en mesure de suggérer le choix du Cloud ou d'une infrastructure de stockage propre à l'entreprise en créant des simulations et des projections financières permettant de faire un choix avisé. Toutefois, qui dit poste pénurique dit forcément salaire élevé. C'est un problème auquel se heurte les jeunes entreprises qui ne se battent pas à armes égales avec les grands groupes pour attirer ces jeunes talents (CE, divers avantages, plus grande capacité d'offrir de meilleurs salaires). Heureusement, aujourd'hui le monde du recrutement est en pleine mutation technologique.
Les algorithmes détectent les profils en devenir, ceux prêts à bouger mais aussi les postes similaires (les appellations de certains postent variant selon les entreprises), ce qui permet de cibler les talents capables d'aider une entreprise à atteindre ses objectifs. Grâce aux nouveaux outils de recrutement et à l'intelligence artificielle, elle est en mesure de cibler des talents qui l'accompagneront dans ses projets d'innovation et des personnalités autodidactes qui développeront leurs compétences à son rythme. L'entreprise innovante a besoin de collaborateurs et d'infrastructures qui s'adaptent à son évolution et à son rythme.

La mise en place de son infrastructure physique permet à l'entreprise de pouvoir anticiper son budget, les frais de transferts étant fixes quelque soit le trafic. Ce qui n'est pas le cas du Cloud puisque les coûts augmentent très vite et qu'il est impossible de chiffrer précisément leur augmentation, en particulier durant la phase cruciale de croissance.
Suite à la migration vers ses propres infrastructures de stockage par ses développeurs, Dropbox a accentué sa croissance, son chiffre d'affaires récurrent 2016 atteignant pour la première fois le milliard de dollars. Selon Robert Mahowald, Vice Président en charge des programmes de recherche sur les applications et les logiciels cloud chez IDC, Dropbox est l'entreprise SaaS à avoir dépassé ce chiffre d'affaires le plus rapidement, soit en 8 ans.

Si l'utilisation du Cloud, pour lancer sa startup, semble la situation la plus simple et la moins coûteuse, le nuage peut rapidement se transformer en brouillard. Lorsque la situation financière se dégrade, et il est difficile de se libérer de cette Cloud dépendance et de ses conséquences. Le choix du Cloud fait partie d'une stratégie sur le moyen/long terme. Si pour certaines activités le Cloud est la solution idéale, pour d'autres c'est un piège dont il faut se sortir avant qu'il ne soit trop tard. Il est crucial de faire des choix stratégiques en matière de recrutement dès le lancement de la startup pour éviter de se retrouver dans ce genre de situation en recrutant la personne qui sera capable de faire évoluer l'entreprise au bon moment. Cette dépense, qui au départ peut sembler futile, se révèlera capitale dans le succès et la rentabilité pérenne de l'entreprise.
© Présidence de la République - F. Lafite, G.Mariette, J.Bonet, L. Blevennec, N. Bauer


Par Frédéric Ichay, avocat associé Pinsent Masons

Depuis le 14 mai 2017 la France a un nouveau Président de la République, son nom : Emmanuel Macron. Le fondateur du parti En Marche ! lancé le 6 avril 2016 s'est illustré par une campagne et un programme très axés " numérique ".

Les noms " Emmanuel Macron " et " start-up " ont été régulièrement associés, à tel point que le propriétaire de Challenges (journal d'économie et de finances), Claude Perdriel, compare le nouveau Président à une " licorne ". Ce terme qui désigne une start-up non-cotée et valorisée au moins un milliard de dollars, donne le ton quant au nouveau représentant de la France.

Emmanuel Macron souhaite digitaliser le pays. Pour réussir ce pari, il propose notamment de couvrir tout le territoire en très haut débit et de digitaliser la totalité des démarches administratives. Au-delà de ces mesures générales, il veut également soutenir les start-up françaises afin que celles-ci soient à la hauteur de leurs concurrentes étrangères.

Ainsi, le nouveau Président veut créer un marché unique du numérique en Europe et mettre en place un fonds de capital-risque qui permettra de financer le développement des start-up européennes. De la même manière, en France, il souhaite créer un fonds pour l'industrie et l'innovation doté de 10 milliards d'euros, issus des actions d'entreprises détenues minoritairement par l'Etat, afin de financer l'industrie du futur.

Il affiche également la volonté d'encourager l'innovation, en adoptant un cadre fiscal qui favorisera l'investissement dans ce domaine. Celui-ci s'illustrerait par l'instauration d'un régime forfaitaire unique de 30 % - charges sociales incluses - sur l'ensemble des revenus tirés des capitaux mobiliers (dividendes, intérêts…) ainsi que par une adaptation de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), qui serait remplacé par un impôt sur le patrimoine immobilier. De ce fait, cela exempterait le patrimoine financier, composé entre autres des contrats d'épargnes et des diverses actions et obligations détenues, de l'assiette d'imposition de l'ISF.

Les mesures de simplification et d'incitation du nouveau Président devraient avoir un impact positif sur les investissements, notamment ceux venant de l'étranger, où les investisseurs ont actuellement une image négative de la fiscalité française. L'objectif sous-jacent est donc celui de rendre la fiscalité de notre pays plus business friendly, afin notamment de promouvoir le développement des pépites françaises.

L'abaissement de l'imposition des revenus de capitaux mobiliers diminuerait donc les coûts engendrés par les dividendes et autres intérêts. La sortie du patrimoine financier de l'assiette de l'ISF impliquerait quant à elle que la valeur des actions détenues ne pèsera plus sur la charge de cet impôt. Ainsi, les deux mesures cumulées allègeraient le coût des participations dans des sociétés françaises, et notamment s'agissant des start-up où le patrimoine du créateur est bien souvent constitué par sa participation dans sa société. Cela pourrait donc inciter des entrepreneurs ou investisseurs français à rester ou à revenir en France, des étrangers à vouloir créer leur start-up ou à investir dans des start-up françaises et ce sans risquer une imposition trop importante.

Un nouveau quinquennat est en marche.

Depuis le 14 mai 2017 la France a un nouveau Président de la République, son nom : Emmanuel Macron. Le fondateur du parti En Marche ! lancé le 6 avril 2016 s'est illustré par une campagne et un programme très axés " numérique ".

Les noms " Emmanuel Macron " et " start-up " ont été régulièrement associés, à tel point que le propriétaire de Challenges (journal d'économie et de finances), Claude Perdriel, compare le nouveau Président à une " licorne ". Ce terme qui désigne une start-up non-cotée et valorisée au moins un milliard de dollars, donne le ton quant au nouveau représentant de la France.

Emmanuel Macron souhaite digitaliser le pays. Pour réussir ce pari, il propose notamment de couvrir tout le territoire en très haut débit et de digitaliser la totalité des démarches administratives. Au-delà de ces mesures générales, il veut également soutenir les start-up françaises afin que celles-ci soient à la hauteur de leurs concurrentes étrangères.

Ainsi, le nouveau Président veut créer un marché unique du numérique en Europe et mettre en place un fonds de capital-risque qui permettra de financer le développement des start-up européennes. De la même manière, en France, il souhaite créer un fonds pour l'industrie et l'innovation doté de 10 milliards d'euros, issus des actions d'entreprises détenues minoritairement par l'Etat, afin de financer l'industrie du futur.

Il affiche également la volonté d'encourager l'innovation, en adoptant un cadre fiscal qui favorisera l'investissement dans ce domaine. Celui-ci s'illustrerait par l'instauration d'un régime forfaitaire unique de 30 % - charges sociales incluses - sur l'ensemble des revenus tirés des capitaux mobiliers (dividendes, intérêts…) ainsi que par une adaptation de l'Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF), qui serait remplacé par un impôt sur le patrimoine immobilier. De ce fait, cela exempterait le patrimoine financier, composé entre autres des contrats d'épargnes et des diverses actions et obligations détenues, de l'assiette d'imposition de l'ISF.

Les mesures de simplification et d'incitation du nouveau Président devraient avoir un impact positif sur les investissements, notamment ceux venant de l'étranger, où les investisseurs ont actuellement une image négative de la fiscalité française. L'objectif sous-jacent est donc celui de rendre la fiscalité de notre pays plus business friendly, afin notamment de promouvoir le développement des pépites françaises.

L'abaissement de l'imposition des revenus de capitaux mobiliers diminuerait donc les coûts engendrés par les dividendes et autres intérêts. La sortie du patrimoine financier de l'assiette de l'ISF impliquerait quant à elle que la valeur des actions détenues ne pèsera plus sur la charge de cet impôt. Ainsi, les deux mesures cumulées allègeraient le coût des participations dans des sociétés françaises, et notamment s'agissant des start-up où le patrimoine du créateur est bien souvent constitué par sa participation dans sa société. Cela pourrait donc inciter des entrepreneurs ou investisseurs français à rester ou à revenir en France, des étrangers à vouloir créer leur start-up ou à investir dans des start-up françaises et ce sans risquer une imposition trop importante.

Un nouveau quinquennat est en marche.


Fidal, premier cabinet d’avocats en France et en Europe continentale, a développé un site internet inédit dédié à la protection des données personnelles afin d’accompagner les entreprises dans leur mise en conformité avec le nouveau Règlement européen, dont l’entrée en vigueur est prévue le 25 mai 2018.
Adopté en avril 2016, le Règlement européen relatif à la protection des données personnelles impose
à tous les organismes publics et privés la mise en place de nouveaux moyens techniques et organisationnels, parmi lesquels la régulation du traitement des données à caractère personnel.
Ce texte, qui offre un cadre juridique unifié à l’Union Européenne face aux nouvelles réalités du numérique, poursuit plusieurs objectifs dont le renforcement du droit des personnes et la responsabilisation des acteurs traitant des données.

Ce nouveau Règlement représente à la fois une opportunité de développement pour les entreprises, les associations et collectivités mais aussi des risques de sanction en cas de non respect.
Un outil de diagnostic intégré pour mesurer le niveau de conformité des entreprises
Dans cet esprit, Fidal a élaboré une méthodologie d’audit « Fidalement Secure », labellisé par la CNIL, dans le souci d’accompagner les entreprises dans la mise en oeuvre de la sécurisation de leurs traitements de données à caractère personnel.
A travers ce site, Fidal propose aux entreprises un outil de diagnostic inédit et innovant, permettant aux utilisateurs d’évaluer leur niveau de conformité actuel à la Règlementation Informatique et Libertés existante.
Le site, conçu par l’équipe Propriété intellectuelle de Fidal, offre également la possibilité de consulter les offres de conseil juridique du cabinet consacrées aux données personnelles, les publications de ses avocats et juristes sur ce sujet ainsi que les offres de formation juridiques élaborées par Fidal Formation.


Par Ryan Kalember, expert cybersécurité Proofpoint

“La nouvelle attaque au ransomware Wannacryptor, exploitant une importante vulnérabilité Microsoft dont le patch est disponible et qui aurait déjà dû être corrigée, s’est rapidement propagée à l’échelle mondiale. Il est inquiétant que cette attaque utilisant une méthode de propagation de type ‘’worm’’ se soit avérée si problématique pour de grandes organisations disposant d’infrastructures critiques pouvant avoir un impact sur la santé des individus. Nous sommes convaincus qu’il ne s’agissait que d’une question de temps avant qu’une attaque de ce type soit lancée, dans la mesure où les vulnérabilités de Microsoft représentaient une trop belle opportunité pour les cybercriminels de s’y engouffrer pour propager rapidement leur attaque ransomware et en tirer un bénéfice financier.

Selon notre analyse, et pour la première fois, de nouvelles formes de ransomware apparaissent désormais en moyenne une fois par jour. Au premier trimestre 2017, quatre fois plus de nouveaux ransomware qu’au quatrième trimestre 2016 sont apparus. Alors que cette nouvelle cyberattaque ne semble pas avoir eu autant de succès que des attaques ciblées de malware que nous observons régulièrement, les réseaux d’organisations mal protégées ont été sévèrement touchés car l’attaque se répercute sur tous les systèmes vulnérables du même réseau.

Si vous pensez avoir été infecté par un ransomware, n’éteignez pas votre ordinateur. Ne tentez pas de déchiffrer vos dossiers vous-mêmes et ne versez pas d’argent. Evitez également de connecter d’autres appareils – clés USB, disques de sauvegarde, téléphone - à votre ordinateur infecté pour tenter de récupérer vos fichiers. Confiez votre machine à un expert en sécurité informatique qui pourra récupérer vos données et vérifier qu’il n’y a pas d’autre malware dans l’ordinateur. Enfin, que vous soyez un particulier ou employé d’une entreprise touchée, vous devez rapporter l’incident à la gendarmerie ou au commissariat le plus proche. Votre entreprise doit normalement avoir un système de sauvegarde. La plupart des organisations ont déjà arrêté de payer des rançons, car même si elles sont infectées, elles pourront restaurer leurs systèmes”


David Grout, Director Technical - PreSales, South EMEA chez FireEye, Inc

La Cyber Sécurité devient aujourd’hui un élément à part entière de la sécurité d’un Etat, mais bien au-delà de ça elle représente aussi un enjeu économique majeur pour le pays.
Le nouveau président devra donc s’attaquer de front à ces deux challenges qui sont la protection des actifs étatiques, des institutions et des citoyens et l’accompagnement, la mise en avant et les projets d’éducations permettant à la France de faire de la cyber un relais de croissance des prochaines années.

Commençons par le coté sécuritaire de la chose dans un premier temps. Il est clair qu’aujourd’hui l’informatique et le monde cyber doivent être considérés comme le potentiel 5 champs de batailles après la mer, la terre, l’air et l’espace. Nous l’avons lors de cette campagne présidentielle mais aussi auparavant lors de campagnes de cyber espionnage, le monde cyber a une influence grandissante et majeure dans les choix, dans les stratégies et dans le positionnement des états.

L’arsenal utilisé par les groupes attaquants va du vol d’informations, à la manipulation d’information  en passant par des attaques qui peuvent paralyser des fonctions étatiques, des entreprises ou la vie du citoyen .  Il paraît donc important pour le nouveau président de continuer et de dynamiser des programmes de sécurisation, de communication et d’éducation.

Depuis plusieurs années la France a décidé d’investir dans des centres de cyber excellence notamment à Rennes, dans l’extension des capacités de l’Agence Nationale de Sécurité des Systèmes d’Informations (ANSSI) et dans d’autres programmes. Ces efforts se doivent d’être pérennisés car les enjeux sont grands. Il paraît aussi critique de s’ouvrir à l’Europe dans le cadre de nos programmes de sécurisation de l’information afin de donner une capacité plus large aux sociétés de contribuer à l’effort national et aussi de trouver de nouveaux marchés de croissance.

La sécurisation du patrimoine informationnel français doit être une priorité forte, et ce par la mise en place d’outils de sécurité mais aussi d’outils d’analyses, d’investigations et de réponses à incidents. Il faut se doter de capacité de compréhension afin de réagir au plus vite et comprendre afin de limiter les potentiels impacts. Un positionnement fort dans la Cyber est aujourd’hui aussi un enjeu de politique international, cela a été démontré lors de la présidence de Monsieur Obama, leur notamment des accords avec Monsieur XI JinPing sur la non inférence de l’état dans les vols de propriétés intellectuels des entreprises américaines.

Un des autres enjeux vus pendant cette campagne tournera clairement sur l’usage des réseaux sociaux et la propagation des Fake News   L’utilisation des outils informatiques nouveaux afin d’influencer les décisions des citoyens est un risque majeur qui se présentera pendant la prochaine présidence. La question qui se posera sera comment éduquer et accompagner les citoyens dans l’évolution de leurs capacités de jugement.

C’est cet enjeu qui nous amène clairement à un point fort qui est la Cyber comme relai de croissance pour l’état. La digitalisation de la vie du citoyen, l’informatisation de notre quotidien à travers les Smart Cities, L’Internet des Objets, La médecine accompagnée, l’intelligence artificielle … et la sécurisation de l’ensemble de ces nouveaux usages sont autant de nouveaux marchés et de nouvelles opportunités que le nouveau président de la République se devra de saisir. La mise en place de filière de formation, d’accompagnement à la recherche, de facilitation de création de StartUp sont des vecteurs de croissance important pour les prochaines années. Un point commun à tout cela en dehors de l’outil informatique est la confiance numérique ; le citoyen, le consommateur aura besoin d’une assurance de confiance, que ce soit dans l’usage de ses données personnelles, dans la qualité des outils qui lui sont proposées ou encore dans la disponibilité et la qualité des outils fournis.

Etre capable de sécuriser, de répondre à des incidents qui arriveront car la sécurité à 100% n’existe pas, seront aussi deux enjeux majeurs de la prochaine présidence si elle souhaite faire de cette opportunité cyber, une opportunité pérenne, il n’y a pas de relations longues sans confiance. L’arrivée des réglementations européennes comme la GDPR sont déjà un bon signe dans cette direction de la confiance, mais la mise en place de formations, d’informations, pourquoi pas dès le plus jeune âge à l’école, sont des éléments qui feront à coup sûr de la France une société en avance et pionnière dans la création d’emplois sur les usages de demain.

Pour conclure, la Cyber est un vrai enjeu de ce futur quinquennat, un enjeu géopolitique de stabilisation des institutions et de rayonnement dans le monde et un enjeu de croissance, de réduction du chômage et de transformation de notre société.  Si notre nouveau président sait saisir cette double opportunité nous en sortirons tous vainqueurs en tant que citoyens mais aussi en tant que pays.


D’après les chiffres de la FEVAD, en 2016, près de 37 millions de Français ont effectué leurs achats sur internet, totalisant pour chaque acheteur 28 transactions faites en ligne pour environ 2 000€ dépensés sur l’année.

Dans ce contexte, idealo, le comparateur de prix du groupe Axel Springer, a souhaité s’intéresser au profil type des acheteurs en ligne en France et en Europe (Allemagne, Autriche, Espagne, Royaume-Uni, Italie) : quel est leur âge moyen ? Préfèrent-ils leur smartphone et tablette ou leur ordinateur ? Sur terminal mobile, préfèrent-ils iOS ou Android ? Quelles sont les heures les plus prisées par les acheteurs en ligne ? Quels sont les différents écarts de prix en fonction des produits présents sur internet en Europe ?









Sony et Eurostar viennent de s'associer pour satisfaire les voyageurs durant leurs trajets, grâce à des pistes de lectures scientifiquement composées.

Le cabinet One Poll a mené une étude britannique sur les habitudes d’écoute musicale des voyageurs d’affaires ou de loisirs. Voici des résultats qui en ressortent :

  • 27% des interrogés déclarent qu’ils ne parviennent jamais à se détendre totalement lors d’un déplacement
  • 23% déplorent ne pas être capables de « se déconnecter » avant des réunions importantes
  • 39% accusent les autres passagers d’être responsables de l’un de leurs plus gros facteurs de stress
  • 66% soulignent que la musique les aide à se détendre 
  • 47% des Britanniques déclarent que la musique leur remonte le moral
Suite à cette étude, Sony et Eurostar se sont associés pour offrir aux passagers un « Menu audio » étudié sur le lien entre la musique et la régulation de l’humeur afin de conseiller cinq listes de lecture destinées à aider les voyageurs à bord de l’Eurostar à se préparer, se détendre ou se concentrer avant leur destination.



À l’occasion de l’exposition Pierre le Grand, un tsar en France. 1717, présentée au Grand Trianon du 30 mai au 24 septembre, le château de Versailles propose aux internautes de découvrir sur son compte Twitter @CVersailles toutes les étapes du séjour de Pierre Ier dans le Paris du jeune Louis XV de mai à juin 1717.

300 ans presque jour pour jour après cette visite diplomatique mémorable, le hashtag #PierreLeGrandVoyage permet, au fil des jours, de revivre le voyage d’un tsar puissant et réformateur en quête d’inspiration autant politique et économique qu’artistique ou scientifique.

Ce n'est pas la première fois que Twitter est utilisé pour de tels flashback historiques. En 2014, le Mémorial de Caen pour la Paix avait imaginé un tel dispositif pour les 70 ans du Débarquement. L'institution était même allée plus loin en faisant raconter sur son compte Twitter et sa page Facebook le jour J à un soldat fictif, Louis Castel. Ce projet innovant avait été mis en place "pour toucher les plus jeunes". Pari à l'époque réussi.




Pour le projet #PierreLeGrandVoyage , le château de Versailles a construit le récit des événements à partir des nombreux témoignages historiques, notamment ceux des mémorialistes Saint-Simon, le marquis de Dangeau ou Jean Buvat, permet aux internautes de suivre un voyage diplomatique historique avec les outils de communication d'aujourd’hui.



Par Florent Bornard, Expert Customer Experience Management chez Gfi Informatique

Dans les télécoms encore plus qu’ailleurs, la concurrence fait rage. Les abonnés bénéficient de réseaux de haute qualité, d’offres de services facilement comparables, le tout à des prix toujours plus attractifs. Au cœur d’un environnement aussi férocement concurrentiel, sur le marché français et plus globalement en Europe, voire au Moyen-Orient et en Afrique, le nerf de la guerre n’est plus seulement le prix des abonnements et ce ne sont quasiment plus les technologies qui font la différence. La clé se trouve maintenance côté innovation ainsi et surtout que côté expérience client.

La stratégie des opérateurs doit désormais impérativement reposer sur la collecte et l’analyse des données clients et des interactions avec eux. C’est une mine pour progresser dans la gestion de l’expérience client, ainsi selon un étude récente, 82 % des données sauvegardées aujourd’hui ne l’étaient pas il y a encore cinq ans. Une fois les données collectées, comment répondre rapidement aux mécontentements des utilisateurs, pour accroitre leur satisfaction, puis dépasser leurs attentes en anticipant leurs demandes ? Grâce aux solutions de Customer Experience Management (CEM) qui répondent exactement à cette nouvelle exigence. Et ce à moindres coûts.



Optimiser l’expérience client avec une vue à 360°...

Pour apporter une réponse efficace à un abonné, un opérateur a d’abord besoin d’avoir une vue d’ensemble, à 360°, du parcours client, que ce soit en boutique, sur son compte web utilisateur, concernant son comportement vis-à-vis de son téléphone (navigation web, téléchargements, etc.), les appels manqués, les encombrements de ligne, les performances du réseau, etc.

Avec les outils de collecte et d’analyse de données comme le Big Data, il est possible de voir ce qui se passe « à l’intérieur même de la maison ». Les informations sont collectées directement sur les box DSL ou fibre, les mobiles ainsi que toutes les applications du SI de l’opérateur. Cela permet d’être au plus près de l’expérience client lors de l’utilisation des services et du réseau, ainsi que lors de toutes les interactions avec l’abonné, depuis la souscription de son abonnement à la facturation en passant par le support technique, sans oublier tout ce qu’un utilisateur peut diffuser sur les réseaux sociaux et le web.

Ces plateformes de centre d’appel ont un coût : tout appel évité représente ainsi un gain direct. Et si chaque appel peut être traité en huit minutes au lieu de douze (selon le terme consacré : le Average Handle Time ou AHT, c’est-à-dire le temps moyen d’une communication en call center) grâce à la connaissance du problème client au travers de l’historique des données collectées et analysées dans le système Big Data, le gain est alors de 33 %. De plus, le client sera davantage satisfait.



Améliorer le retour sur Investissement grâce aux plateformes Big Data

Pour ce faire, le Big Data et l’Analytics sont aujourd’hui des outils presque classiques, et fonctionnent très bien dans les télécoms. Technologiquement, les plateformes Big Data peuvent être ajustées facilement et rapidement aux besoins de collecte, de traitement et d’analyse de gros volumes d’informations. Elles s’exécutent sur des matériels standards, appelés « commodity hardwares », qui peuvent être hébergés dans un cloud, avec des suites logicielles comme Cloudera, Horton ou MapR. Leur avantage : elles sont basées sur des open sources ayant des capacités d’évolution et de traitement en temps réel et de plus en plus avancées, pour prendre des décisions au plus tôt.

Les applications search based sont quant à elles basées sur la recherche. Non intrusives, elles fournissent, avec une implémentation rapide, l’ensemble des données clients aux opérateurs des centres d’appel ou des conseillers en boutique, mais également à l’utilisateur grâce à son smartphone.

Les budgets ainsi engagés sont nettement optimisés par rapport aux solutions plus traditionnelles de Business Intelligence. Le retour sur investissement (ROI) du CEM est donc beaucoup plus favorable et rapide.



Valoriser les données en les croisant avec des data externes

Enfin, il y a la valorisation des données. Traditionnellement, les opérateurs télécoms valorisent les données clients en interne pour améliorer, nous l’avons dit, les services rendus. Avec le Big Data, il est possible de les valoriser en les croisant avec des données externes. Une telle valorisation peut servir à innover et à créer de nouveaux business models.

Avec l’ensemble des données : celles stockées dans le SI, celles fournies par les utilisateurs et celles déduites via des algorithmes sophistiqués, le vendeur d’une boutique peut ainsi connaitre instantanément le comportement d’un abonné quand il se promène dans les rayons, et anticiper ses achats en lui proposant, par exemple, des bons d’achat ou des communications gratuites.

Aujourd’hui, les opérateurs télécoms affichent encore sur ce terrain de la valorisation une certaine timidité. Pourquoi ? Il y a avant tout un frein lié au respect de la vie privée alors que la solution repose sur des outils d’anonymat. Ensuite, il y a la question de la disponibilité du SI pour récupérer, analyser et mettre à disposition ces données via des API ou des applications externes. Deux barrières qu’il faudra faire tomber pour proposer encore autre chose à des clients de plus en plus exigeants.


Par Florian Douetteau, CEO, Dataiku

La quatrième révolution industrielle, portée par l'intelligence artificielle (IA), est en route. Son apparition et son utilisation ont agité les foules ces dernières années, notamment dans l'espace BtoC, avec l'apparition de nombreuses questions éthiques aussi passionnantes qu'essentielles. Avec la récente sortie en salle de « Ghost in the shell », l'adaptation du célèbre manga du même nom, la question des possibles conséquences d'un monde où l'homme et la machine seraient connectés est remise au centre de toutes les attentions. Prenons pour exemple l'accident de voiture impliquant une Tesla et un camion en Mai 2016.
Le système d'autopilotage de la Tesla avait tout de suite été pointé du doigt. Ainsi, une question de fiabilité et de confiance envers l'intelligence artificielle s'est posée. Dix mois plus tard, à la manière d'un procès humain, ce système semi-autonome a été reconnu innocent aux yeux de tous. La légitimité humaine des ordinateurs intelligents est bien LA question qui entoure l'IA et ce même au sein de l'entreprise. En effet, avec l'avènement des applications intelligentes au cours des dernières années, l'environnement corporate n'est pas épargné. Comme dans un film de science-fiction (tel que « Ghost in the shell »), on se demande même désormais si l'intelligence artificielle pourrait un jour prendre le dessus sur l'intelligence humaine dans les processus de prise de décision. Mais est-ce la question à soulever ici ? L'interaction entre l'IA et l'humain ne devrait-elle pas être l'élément sur lequel il faut se concentrer dans un premier temps ?

L'intelligence artificielle engendre de nombreux questionnements
Que ce soit les entreprises ou les particuliers, l'intelligence artificielle est de plus en plus utilisée pour simplifier la prise de décision. Mais comme dans toute nouveauté « non maitrisée » il y a un certain nombre de menaces, à ne pas négliger, liées au développement de ces applications intelligentes.

La première est celle d'un contrôle par un nombre limité de personnes ou d'entreprises. Les années 2000 ont vu émerger des organisations techniquement agiles, telles que Google ou Amazon. Aujourd'hui, le monopole de l'évolution technologique pourrait être détenu par un nombre limité d'entreprises. En effet, ces organisations pourraient développer les applications intelligentes du futur ou même racheter facilement de nombreuses startups spécialisées dans l'IA (c'est le cas aujourd'hui avec Google notamment).

Avec l'intelligence artificielle c'est aussi toute une frange de la population qui pourrait devenir « esclave » de l'ordinateur. Imaginez une entreprise dans laquelle les processus de ventes ou de marketing seraient contrôlés par l'ordinateur et où les collaborateurs seraient de simples exécutants ne pouvant faire appel à leur capacité de réflexion et de prise de recul. A ce moment-là, comment pourrait-on valoriser les employés de son entreprise ? Notre avenir est-il celui d'un monde où les travailleurs sont devenus de simples robots ?

Celui d'un monde où l'objectif moral serait aux mains d'ordinateurs ? Où se trouve la moralité d'une voiture automatique prenant des décisions seule ? Quelle décision une voiture pourrait prendre dans le cas où elle ne soit pas à même de s'arrêter en présence d'un danger imminent ? Doit-elle préférer écraser un piéton ou s'encastrer dans un mur pour épargner les passagers, mais en tuant la personne au volant ? Qui faut-il sauver ? Est-ce bien une question à laquelle un ordinateur pourrait répondre bien qu'il ne soit pas doté d'une morale humaine ?

Le déploiement de patterns pour réduire le risque
Lorsque la question de l'intelligence artificielle est soulevée, il faut prendre en compte le design UX et l'utilisateur. Un certain nombre de modes de fonctionnement doivent être installés afin de faciliter la relation entre humains et applications intelligentes.


  • Identifier les tendances : Combiner l'IA et l'humain en laissant celle-ci déterminer automatiquement les tendances grâce aux données, tout en laissant l'interprétation de la tendance finale à l'être humain. L'IA devient alors un déclencheur d'alertes. C'est le cas des applications de monitoring media où l'ordinateur exécute le travail préparatoire pour les êtres humains ou encore des applications permettant d'envoyer des signaux détectant la fraude. N'importe quel problème est alors identifié par l'IA, puis évaluée par les humains qui pourront agir en conséquence et prendre les meilleures décisions.
  • Fixer clairement un objectif business : En ce qui concerne la définition des objectifs propres à l'entreprise, un ordinateur ne saurait être le seul décisionnaire. Une fois les objectifs définis par les êtres humains, les solutions proposées par l'ordinateur (définition des priorités, planning, etc.) ne seront que des outils pour l'atteindre.
  • Faciliter la prise de décision : L'apparition d'applications générant et envoyant des contenus automatisés (chatbots, choix de stratégie, etc.) peut aussi impliquer une sorte de collaboration entre machine et humain, où les deux se complètent.


Une nouvelle discipline est apparue avec l'arrivée de l'intelligence artificielle, capable d'optimiser l'interaction entre humains et ordinateurs intelligents. Si l'IA est utilisée de manière pertinente, elle n'est pas un monstre sorti du placard mais plutôt un outil permettant de faciliter le quotidien et la prise de décisions au sein d'une entreprise. Car après tout, il ne sera jamais possible pour un ordinateur de remplacer un esprit humain capable de prendre du recul, juger, regarder de loin les tendances à plusieurs niveaux, valider et s'engager. Et c'est sans doute pour cela que dans les années à venir, les entreprises auront en leur sein des IA experience designers chargés de faire cohabiter ces deux mondes.

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