Cloud Computing : la France se classe 8e



The Software Alliance a publié mardi 6 mars l’édition 2018 de son classement Global Cloud Computing Scorecard, une étude phare évaluant les politiques relatives au Cloud Computing à travers le monde. La France occupe la huitième place sur 24 économies informatiques leaders, et perd trois places par rapport au classement de 2016, un signe que l’environnement législatif et réglementaire du Cloud Computing en France reste inchangé.

En 2018, la majorité des pays poursuivent les améliorations mais certains marchés prennent davantage de retard. L’Allemagne remporte la première place du Scoreboard, du fait de ses politiques nationales en matière de cybersécurité et de la promotion du libre-échange, suivie de près par le Japon et les États-Unis. Formant le bas du classement, on retrouve un petit groupe de nations n’ayant pas réussi à adopter l’approche internationale : la Russie, la Chine, l’Indonésie et le Vietnam.

Les conclusions clés du Scoreboard comprennent :

  • Les politiques avancées en matière de confidentialité et de sécurité creusent l’écart entre les pays leaders et les marchés se laissant distancer. Les pays poursuivent l’actualisation et l’optimisation de leurs régimes de protection des données, le plus souvent de manière à permettre les flux de données transfrontaliers. Quelques pays, cependant, n’ont toujours pas adopté de lois adéquates en matière de confidentialité. 
  • Les marchés émergeants continuent à prendre du retard quant à l’adoption de politiques liées à l’essor du Cloud, entravant ainsi leur propre croissance. Les exemples comprennent les réglementations imposant des obstacles significatifs aux fournisseurs de service sur le Cloud, les exigences de localisation des données, et le manque de mesures de cybersécurité. 
  • Les déviations aux régimes et accords internationaux largement adoptés freinent les marchés clés. Les normes, certifications et tests acceptés à l’échelle internationale contribuent à l’amélioration de l’environnement de sécurité pour le Cloud Computing, mais tous les pays ne reconnaissent pas ses bonnes pratiques comme étant conformes aux normes locales. 
  • Les quelques pays ayant adopté les politiques de localisation en payent le prix fort. Les exigences de localisation des données font office d’obstacle au Cloud Computing, entrainant des impacts financiers négatifs sur les marchés locaux. 
  • L’emphase accrue sur les prédispositions informatiques et le déploiement de l’Internet donne des résultats intéressants. La capacité des pays et entreprises à tirer parti du Cloud Computing pour leur croissance nécessite l’accès à un réseau puissant. Alors que la grande majorité des pays poursuivent leur travail d’amélioration de l’accès internet, la réussite de ses efforts reste très aléatoire.
  • En examinant le cadre législatif et réglementaire de 24 pays, la Scorecard vise à fournir une plateforme de discussion entre législateurs et fournisseurs de services sur le Cloud. Ce dialogue peut aider au développement d’un régime de lois et de réglementations harmonisé à l’échelle mondiale, facilitant le Cloud Computing.
  • « La Scorecard est un outil pouvant aider les pays à autoévaluer de manière constructive leurs politiques et à déterminer les étapes suivantes permettant l’augmentation de l’adoption du Cloud Computing », a déclaré Victoria Espinel, Présidente-Directrice générale de BSA | The Software Alliance. « Le Cloud Computing permet à tout un chacun d’accéder à des technologies auparavant disponibles seulement aux grandes entreprises, ouvrant la voie vers une connectivité et une innovation accrues. Les pays adoptant le libre flux de données, mettant en œuvre des solutions de pointe en matière de cybersécurité, protégeant la propriété intellectuelle et établissant une infrastructure informatique continueront à récolter les fruits du Cloud Computing aussi bien pour les entreprises, que pour les citoyens. »


Le classement complet des 24 pays et les conclusions détaillées sont disponibles sur www.bsa.org/cloudscorecard

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