Le télévision couleurs a transformé le paysage médiatique et notre rapport aux écrans. Pexels, Marshal Yung , CC BY Par Jean-Michel Bettembourg , Université de Tours Octobre 1967, le premier programme en couleurs est diffusé sur la deuxième chaîne de l’ORTF (aujourd’hui, France 2). Pourtant, la démocratisation de la télévision couleur a pris de nombreuses années, pour s’imposer à la fin des années 1980 dans quasiment tous les foyers de France, créant une forme de séduction qui se poursuit peut-être aujourd’hui à travers l’addiction aux écrans. Le 1 er octobre 1967, dans quelques salons français, le monde bascule avec l’avènement de la télévision en couleurs : une révolution médiatique, mais aussi politique, sociale et culturelle. Cette première diffusion a lieu sur la deuxième chaîne de l’ Office de radiodiffusion-télévision française (ORTF) . Mais la télévision en couleurs, au début, n’est pas à la ...

« Il vit en face de lui se resserrer, de minutes en minutes, les queues de tornades, comme on voit se bâtir un mur […] Des trombes marines se dressaient là, accumulées et en apparence immobiles comme les piliers noirs d’un temple… » Voilà comment Saint-Exupéry, pionnier de l’aéropostale, décrivit dans Terre des hommes le fameux « pot au noir » qui causa la perte de la Croix du Sud de Mermoz en 1936, comme vraisemblablement celle de l’Airbus A330 d’Air France ce lundi.
Cette « zone de convergence intertropicale » (ZCIT) fait le tour du globe et voit se télescoper les masses d’air des deux hémisphères, donnant lieu des cumulo-nimbus pouvant monter jusqu’à 18 000 m. Dans le port au noir se forment des vents ascendants jusqu’à 200 km/h, des orages violents, des mini-cyclones avec foudroiements et des chutes de grêle. « Les avions ont l’habitude de traverser le pot au noir », assure Jean-Marie Carrière de Météo-France, mais « à 100 km près, avec le pot au noir, on peut être dans une trouée ou dans une zone très active. » D’ailleurs, d’autres avions ont suivi la même route que l’Airbus disparu sans avoir signalé de difficultés particulières.
Le danger est toutefois bien réel, les vents violents du pot au noir pouvant faire décrocher un appareil, voire le faire se retourner sur le dos, et endommager sérieusement sa structure. Toutefois, les avions, véritables cages de Faraday résistent à la foudre, qui frappe sans dommages une centaine d’avions d’Air France.
Pour anticiper les problèmes météo, les équipages se basent sur leur instrumentation et sur les prévisions. Ainsi, l’Airbus AF447 comme la plupart des avions de ligne était équipé de radars météo, logés à l’intérieur du nez de l’appareil.
Côté prévision, les instituts météo affinent toujours plus avant leurs modèles. D’ailleurs ce mardi – ironie du calendrier – Météo France a présenté un nouveau modèle de prévision baptisé Arome (Applications de la Recherche à l’Opérationnel à Méso-Echelle), qui permettra de mieux prévoir des phénomènes locaux et potentiellement dangereux comme des orages, certains vents ou encore les brouillards. Ce type de nouveau modèle à maille très fine (2,5 km), applicable à la France métropolitaine, se développe en Europe.
