Par Mohamed Ourdane, Chief Security Officer POST Luxembourg, Head of DEEP CyberForce À l’occasion du Safer Internet Day, la cybersécurité apparaît comme un enjeu structurant pour la confiance et la performance des systèmes numériques. Le Safer Internet Day, qui se déroule le 10 février 2026, invite à porter un regard lucide sur la place qu’occupe aujourd’hui la sécurité numérique. Longtemps abordée comme une fonction de protection minimale ou comme une réponse aux incidents, la cybersécurité se heurte désormais à la complexité croissante des environnements numériques et à la dispersion des systèmes d’information. La sécurité devient un pilier à part entière de la transformation digitale. Elle conditionne la fiabilité des services, la continuité des activités et la capacité des organisations à faire évoluer leurs infrastructures sans compromettre la confiance. Un espace numérique devenu critique Les usages numériques soutiennent aujourd’hui des fonctions essentielles. Systèmes d’informa...
Régulièrement, les éditeurs de logiciels anti-virus nous mettent en garde contre le pourriel ou le spam, c'est-à-dire les e-mails non sollicités qui inondent nos boîtes électroniques. Un véritable fléau confirmé, s'il en était encore besoin, par l'Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information (Enisa), qui vient de publier son 3e rapport sur le spam. L'enquête a ciblé 92 fournisseurs de services de messagerie électronique de différentes tailles dans toute l'Union européenne, qui gèrent au total près de 80 millions de boîtes aux lettres. Moins de 5 % de la totalité du trafic concerne de « vrais » courriels ; 95 % sont donc du spam. Même si le spam représente seulement 10 % des appels à leur service d'assistance, il impacte très fortement leurs budgets. Parmi les très petits fournisseurs, un sur quatre attribue à la lutte contre le spam un budget supérieur à 10 000 € par an. Et chez les grands fournisseurs d'e-mails, un sur trois consacre plus d'un million d'euros par an à la lutte contre le spam. Diverses mesures anti-spam sont bien sûr mises en œuvre : techniques, de sensibilisation, politiques et juridiques. Les listes noires restent toutefois l'outil le plus employé. Pour lutter davantage contre « ce fardeau inutile, coûteux et chronophage », Udo Helmbrecht, directeur exécutif de l'Enisa, préconise une meilleure surveillance du spam, notamment pour « en identifier la source » ; et une clarification réglementaire sur « les conflits entre le filtrage du spam, la confidentialité et l'obligation de livraison. »
