Décentraliser les calculs comporte des avantages et de nombreux défis techniques. Kieran Woo/Unsplash , CC BY Par Georgios Bouloukakis , University of Patras ; Institut Mines-Télécom (IMT) Pour analyser les énormes volumes de données, notamment ceux générés par les nombreux capteurs qui peuplent désormais nos vies – du lave-vaisselle à la voiture, sans parler de nos téléphones –, on les envoie sur le cloud. Pour permettre des calculs plus rapides et plus sécurisés, l’ edge computing se développe. Son pendant IA est l’ edge AI (en anglais), une manière de faire de l’IA sans recourir au cloud. Explications d’un spécialiste. Les capteurs nous accompagnent partout : dans les maisons, dans les bureaux, à l’hôpital, dans les systèmes de transport et à la ferme. Ils offrent la possibilité d’améliorer la sécurité publique et la qualité de vie . L’« Internet des objets » (IoT en anglais, p...
Régulièrement, les éditeurs de logiciels anti-virus nous mettent en garde contre le pourriel ou le spam, c'est-à-dire les e-mails non sollicités qui inondent nos boîtes électroniques. Un véritable fléau confirmé, s'il en était encore besoin, par l'Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l'information (Enisa), qui vient de publier son 3e rapport sur le spam. L'enquête a ciblé 92 fournisseurs de services de messagerie électronique de différentes tailles dans toute l'Union européenne, qui gèrent au total près de 80 millions de boîtes aux lettres. Moins de 5 % de la totalité du trafic concerne de « vrais » courriels ; 95 % sont donc du spam. Même si le spam représente seulement 10 % des appels à leur service d'assistance, il impacte très fortement leurs budgets. Parmi les très petits fournisseurs, un sur quatre attribue à la lutte contre le spam un budget supérieur à 10 000 € par an. Et chez les grands fournisseurs d'e-mails, un sur trois consacre plus d'un million d'euros par an à la lutte contre le spam. Diverses mesures anti-spam sont bien sûr mises en œuvre : techniques, de sensibilisation, politiques et juridiques. Les listes noires restent toutefois l'outil le plus employé. Pour lutter davantage contre « ce fardeau inutile, coûteux et chronophage », Udo Helmbrecht, directeur exécutif de l'Enisa, préconise une meilleure surveillance du spam, notamment pour « en identifier la source » ; et une clarification réglementaire sur « les conflits entre le filtrage du spam, la confidentialité et l'obligation de livraison. »
