L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
Le géant de l'internet Google s'est lancé dans la concurrence avec Skype (le leader mondial des communications par internet) en annonçant qu'il allait doter Gmail, son service de courriers électroniques et de messagerie instantanée, d'un service de téléphonie en ligne gratuit aux États-Unis. Les appels vers les États-Unis et le Canada seront gratuits. Ceux vers des lignes fixes dans la plupart des pays d'Europe dont la France, ou dans des pays d'Asie, coûteront deux cents par minute. Le service devrait être ensuite étendu à d'autres pays.
