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Réseaux sociaux : la CNIL lance FantomApp pour aider les 10-15 ans à se protéger en ligne

  À l’image de l’Australie, qui a fixé une majorité numérique à 16 ans, Emmanuel Macron a récemment évoqué la possibilité d’interdire l’accès aux plateformes sociales aux moins de 15 ans. En attendant une éventuelle évolution législative, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a dévoilé ce mois-ci FantomApp, une application gratuite destinée aux 10-15 ans, déjà disponible sur les magasins d’applications et en version web . Son objectif est de permettre aux plus jeunes de mieux protéger leurs comptes, leurs données personnelles et d’identifier les bons réflexes en cas de difficulté en ligne. Conçue à partir d’ateliers menés dans plusieurs collèges, FantomApp a été développée en associant directement des adolescents au projet. Cette démarche collaborative a permis d’identifier des attentes fortes : comprendre les paramètres de visibilité, sécuriser ses comptes sans expertise technique et savoir vers qui se tourner en cas de problème. Selon une étude ...

Avis d'expert. La vidéo bouscule les stratégies digitales


À l’ombre du mastodonte Youtube, c’est déjà plus de 4 milliards de vidéos qui sont visionnées chaque jour sur Facebook. La vidéo est désormais un format incontournable pour toute campagne de communication sur les réseaux sociaux et agences comme annonceurs l’ont bien compris. Mais cette transformation doit amener une remise en question des méthodes sur des plans divers : mesure de la performance, adaptation aux plates-formes mais aussi gestion des budgets

Le format préféré des plates-formes


Par Arthur Kannas, CEO heaven

Au-delà de notre appétence naturelle pour l’image, l’explosion du nombre de vidéos sur Internet a été rendue possible par la démocratisation des techniques de capture, la multiplication des écrans, l’augmentation du débit et la généralisation de l’Internet illimité. Mais cette explosion a également été encouragée par les plates-formes sociales qui voient dans ce format un moyen idéal de placer des publicités tout en augmentant le temps moyen de connexion à leur service. Au risque de transformer Internet en une usine à prérolls, la vidéo est donc favorisée par les algorithmes qui déterminent le contenu des fils d’actualité.

Des contenus au cœur des campagnes multicanales
Du point de vue des annonceurs, la vidéo est un medium extrêmement engageant qui génère facilement de l’interaction entre les marques et leurs clients. Ce format a également l’avantage de s’adapter facilement à tous les types d’écran : les campagnes social media peuvent ainsi simplement (et parfois malheureusement) reprendre en pre- et post-roll les spots télévisés tout en adressant également les audiences mobiles. Combinés aux capacités de ciblage propres aux réseaux sociaux, ces avantages font de la vidéo en ligne un outil particulièrement attractif pour les marques. Selon une étude Bright Roll Agency réalisée cette année, 72% des annonceurs considèrent que les publicités vidéo sur Internet sont autant ou plus efficaces que les campagnes TV et 64% d’entre eux déclarent que le contenu vidéo va dominer leur stratégie de communication.

Les producteurs de contenu aussi s’adaptent au social media
Cette généralisation de la vidéo sur les réseaux sociaux a mené au développement de nombreux savoir-faire visant à l’adaptation du contenu aux plates-formes. Sur Facebook, l’autoplay des vidéos sans son a ainsi encouragé la création de vidéos sous-titrées ou assez explicites pour être comprises via l’image seulement. L’augmentation du nombre de vidéos visionnées sur mobile pousse également les producteurs de contenus à privilégier souvent un format court et parfois même un format vertical.
Seulement voilà, dans cette ambiance festive où les besoins vidéos explosent, il y a bien un élément qui lui malheureusement ne varie pas : le budget des annonceurs. La vidéo est un format coûteux et les budgets ne peuvent augmenter exponentiellement. Un modèle vertueux et « industriel » reste donc à trouver, pour passer du brand content « blockbuster » rare, épique et mémorable, au snacking content, fréquent, court mais délicieux. C’est la philosophie par exemple des social motions, une stratégie de production vidéo mise en place en agence. Elle se base sur des vidéos très courtes, proches d’un gif ou d’un vine, tirées de l’ensemble des contenus préexistants : spots TV, publicités long format diffusées en pre-roll, etc. Ces vidéos sont conçues de façon à être efficaces sur les réseaux et à délivrer un message clair en quelques secondes.
Cette stratégie permet de réduire les coûts de production des campagnes vidéo en revalorisant par des procédés d’édition intelligents les contenus de la marque. Le budget associé à une vidéo de format moyen peut ainsi être alloué à la production de dix vidéos de format court particulièrement adaptées aux modes de visionnage sur les plates-formes sociales.
Montage, découpage, mixage, sous-titrage et recyclage, autant d’adages qui vont probablement nous permettre de réconcilier des formats vidéo couteux avec des budgets statiques. Avec les plateformes sociales, la vidéo s’est prise une Gif.

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