Un rapport du Future of Technology Institute alerte sur la vulnérabilité des États européens face aux fournisseurs cloud américains. Une dépendance que l’économiste Jean Tirole juge également préoccupante pour la démocratie. Selon un rapport publié par le Future of Technology Institute (FOTI), plus des trois quarts des pays européens s’appuient sur des services de cloud américains pour des fonctions liées à leur sécurité nationale. Une dépendance massive qui, au-delà de l’efficacité technologique, pose désormais une question stratégique de premier ordre. L’étude, fondée sur l’analyse de données publiques issues des ministères de la Défense, des médias et des marchés publics européens, identifie 23 pays sur 28 dont les systèmes de sécurité reposent sur des technologies américaines, notamment celles de Microsoft, Google, Amazon ou Oracle. Parmi eux, 16 présentent un risque élevé face à un potentiel « kill switch », un mécanisme qui permettrait à l’administration amér...
Une enquête réalisée par BVA pour mediarh.com et publié ce 1er décembre fait le point sur la perception des salariés à l’égard des start-up et plus généralement de l’innovation.
L’innovation, principal trait d’image associé aux start-up par les salariés
39% des salariés ont cité en premier l’innovation comme marqueur associé aux start-up. Au global, Cette dimension a été évoquée par 2/3 des salariés (65%). Notons que pour un tiers des salariés, les start-up sont également des entreprises dynamiques (36%), qui exercent dans le secteur des nouvelles technologies (34%) et de petites tailles (33%). Les salariés considèrent que la création de start-up en France est principalement soutenue par des acteurs privés et notamment des incubateurs soutenus par de grandes entreprises (60%), des investisseurs privés (57%) et des fonds d’investissement (56%).
Plus de 4 salariés sur 10 aspirent à travailler dans une start-up
Si seulement 3% des salariés indiquent travailler dans une start-up, ils sont plus de 4 sur 10 à affirmer qu’ils souhaiteraient y travailler (42%). A noter, l’écart générationnel sur cette question : 54% des 15-29 ans sont séduits par cette perspective contre seulement 34% des salariés âgés de plus de 50 ans. C’est avant tout la « culture start-up » qui séduit. Près d’un salarié sur deux qui souhaite travailler dans une start-up justifie ce choix par la liberté et l’autonomie dans le travail (51%) et la perspective de travailler dans un environnement professionnel agréable et détendu (50%). Ils mettent aussi en avant les opportunités professionnelles offertes (48%) et l’attrait d’une rémunération plus attractive (42%).
Les salariés jugent leur entreprise plutôt innovante en matière commerciale mais sensiblement moins concernant ses pratiques RH
6 salariés sur 10 affirment que leur entreprise est innovante sur son métier (savoir-faire autour du produit ou du service commercialisé). Ils sont en revanche moins d’un sur deux à penser qu’elle est innovante concernant son environnement de travail (43%) ou ses pratiques RH (35%). L’innovation en matière RH apparait comme étant multiforme : elle concerne la qualité de vie au travail (48%), la mobilité (44%) ou encore le recrutement (39%). Les salariés estiment que les innovations en matière RH devraient porter avant tout sur la qualité de vie au travail (66%) et dans une moindre mesure sur le management (41%). A noter, si les employés se prononcent plus largement en faveur d’innovations liées à la QVT (70%), les cadres mettent davantage en avant le besoin d’innovation dans le domaine du management (57%).
