Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...
C'est un projet étonnant que mènent les élèves de la spécialité «Systèmes Robotiques et Interactifs» (SRI) de l’UPSSITECH, école d’ingénieur de l’Université Toulouse III – Paul Sabatier : la conception d'un robot interactif nommé Ziggy, pour le compte de l'éditeur toulousain Eurécia, spécialisé dans les logiciels de gestion administrative du personnel et de ressources humaines (RH).
L'idée est de développer l’usage du robot français Ziggy en entreprise pour améliorer la communication et la gestion des ressources humaines. Le petit robot peut ainsi assister les services RH et communication dans leurs missions, et contribuer ainsi à créer un environnement propice au bien-être des collaborateurs.
Les étudiants ont planché cinq mois sur le sujet et conçu un premier prototype, dans le cadre du Projet de Grande Envergure (PGE) de la formation de 3e année SRI, au cours duquel les étudiants de dernière année (niveau bac+5) apprennent à gérer toutes les facettes d’un projet industriel.
"L’enjeu principal est d’humaniser le robot, et le doter de la capacité de pouvoir interagir de manière naturelle, fluide et intelligente. Il pourra notamment apporter son soutien aux collaborateurs d’Eurécia pour l’accueil des visiteurs, sonder l’humeur des salariés, aider à l’organisation des événements, identifier le bon interlocuteur pour un projet", expliquent les deux partenaires.
Un modèle de robot qui cartonne au Japon
Le robot toulousain Ziggy est issu d'une modification du robot humanoïde Pepper. Commercialisé par la société Softbank Robotics, ce robot est déjà déployé auprèsd du grand public. "Plus de 140 magasins SoftBank Mobile au Japon ont intégré Pepper comme une nouvelle manière d'accueillir, d'informer et de divertir les clients. Depuis peu, Pepper est aussi le premier robot humanoïde qui a rejoint les foyers japonais", explique le constructeur.
Pepper peut reconnaître un visage, parler, entendre ou se déplacer de manière autonome. Il est surtout personnalisable et peut donc être programmé pour des utilisation très particulière, ce qu'ont fait les étudiants toulousains.
Eurecia et la spécialité «Systèmes Robotiques et Interactifs» de l’UPSSITECH présenteront Ziggy le 23 février prochain.



