L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
Surfer sur internet lors de vols longs courrier, c'est déjà possible mais souvent très cher. Les choses vont bientôt changer et devraient être plus abordables grâce à la décision rendue par l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes). Le gendarme des télécoms a décidé d'autoriser Inmarsat Ventures Limited à exploiter des antennes relais terrestres 4G complémentaires à son système mobile par satellite en bande MSS 2 GHz.
Dans sa demande à l'Arcep, Inmarsat indiquait que ce réseau serait composé au maximum de 50 stations déployées sur le territoire métropolitain, qu’il serait installé dans la zone de couverture de son satellite Europasat lancé le 258 juin 2017.
L’autorisation délivrée à Inmarsat par l'Arcep, après une phase de consultation, lui permet, dans le cadre de son projet EAN (European Aviation Network), de proposer des services d’accès à internet dans les avions grâce à une double connectivité : par satellite et par l’usage complémentaire des antennes relais au sol.
Le projet EAN, réalisé avec Nokia, nécessite la construction de 300 sites en Europe, dans les 28 pays plus la Suisse et la Norvège.
