Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...
Par Thomas Leconte, Responsable avant-vente chez MTI France La cybersécurité ne se limite pas à se protéger de malveillances externes. Bien souvent, les risques sont intimement liés à l'interne, de façon accidentelle ou intentionnelle. Mieux connaître ces menaces, c'est déjà les anticiper. Lorsqu'on se figure un cybercriminel, on imagine une silhouette inquiétante, penchée sur un clavier dans un lieu sombre et lointain. Or dans les faits, les menaces les plus vives pour une entreprise sont bien plus proches qu'on ne le pense. Un collègue croisé le matin même dans l'ascenseur ou dans le cadre d'une réunion stratégique est peut-être sur le point de devenir responsable de la fuite de données qui va coûter des millions à l'entreprise. Les menaces internes doivent être prises au sérieux et leur nature doit être bien appréhendée pour qu'une protection efficace soit mise en place, sans pour autant affecter les opérations quotidiennes, la productiv...