Accéder au contenu principal

Orange accélère la fermeture du réseau cuivre et de l’internet ADSL : ce que ça va changer

  La fermeture du réseau cuivre s’accélère en France. Après une première vague début 2025, l’arrêt du réseau cuivre d’Orange s’étend à grande échelle. Le 27 janvier 2026, 763 nouvelles communes verront disparaître définitivement l’ADSL. Une bascule technologique majeure, portée par la généralisation de la fibre, mais qui pose encore des questions concrètes dans certains territoires. Le calendrier s’accélère. Après la fermeture technique du réseau cuivre dans 162 communes au 31 janvier 2025, Orange passe un nouveau cap ce mardi 27 janvier avec l’arrêt définitif du cuivre dans 763 communes supplémentaires. Cette étape marque l’entrée du plan national de fermeture dans une phase beaucoup plus perceptible pour les particuliers, avec la disparition effective de l’ADSL et des services associés. Ce mouvement s’inscrit dans un processus engagé de longue date. Propriétaire du réseau cuivre historique, Orange a transmis dès 2022 à Arcep, le gendarme des télécoms, un plan détaillé...

IA : le rapport Booking.com révèle un enthousiasme mondial contrasté par la prudence française

 

IA

Selon une enquête menée auprès de plus de 37 000 consommateurs dans 33 pays, 91 % des répondants se disent enthousiastes face à l’intelligence artificielle. Mais en France, si l’intérêt est réel, la confiance demeure limitée : seuls 4 % des sondés lui accordent une confiance totale.

Booking.com a publié le 3 septembre 2025 son dernier rapport mondial sur la perception de l’intelligence artificielle (IA). Réalisée auprès de 37 325 consommateurs dans 33 pays, l’étude met en évidence un engouement marqué pour l’IA, tout en révélant de fortes disparités régionales et une prudence notable du public français.

Au niveau mondial, 91 % des personnes interrogées se déclarent enthousiastes face à l’IA et 79 % disent s’y sentir à l’aise. En France, ces proportions s’élèvent respectivement à 81 % et 65 %. Un écart qui illustre la prudence hexagonale face à une technologie dont l’adoption progresse rapidement. Cette réserve se confirme sur le terrain de la confiance : 6 % des répondants dans le monde disent faire pleinement confiance à l’IA, contre seulement 4 % des Français. Parallèlement, 91 % des participants, toutes régions confondues, expriment des inquiétudes sur ses implications.

Les Français prudents

La typologie des usagers esquissée par Booking.com reflète cette ambivalence. À l’échelle mondiale, 36 % se définissent comme des “Adeptes de l’IA” et 13 % comme des “Défenseurs de l’IA”. En France, ces profils descendent à 25 % et 4 %. Près d’un quart des Français (24 %) se classent parmi les “Prudents”, 11 % comme “Sceptiques”, et 46 % se considèrent comme “Détracteurs”. Cette dernière proportion, presque deux fois plus élevée que la moyenne mondiale (25 %), confirme une réticence marquée.

IA

Les usages quotidiens progressent néanmoins. Dans le monde, 98 % des consommateurs déclarent utiliser la recherche alimentée par IA, 86 % recourent aux recommandations automatisées et 77 % testent des outils génératifs. En France, les taux sont légèrement inférieurs : 94 %, 72 % et 58 %. Mais la question de l’autonomie de l’IA cristallise les réserves : seuls 12 % des répondants au niveau mondial accepteraient de laisser une IA prendre des décisions indépendantes, et seulement 7 % des Français.

Le rôle croissant de l'IA pour les voyages

Le rapport met aussi en avant le rôle croissant de l’IA dans le secteur du voyage. Près de neuf voyageurs sur dix dans le monde (89 %) souhaitent l’utiliser pour planifier leurs séjours. Les assistants IA sont désormais perçus comme plus fiables (24 %) que les blogs de voyage (19 %) ou les influenceurs (14 %). En France, l’adhésion est moindre : 79 % des sondés souhaitent recourir à l’IA, mais seuls 11 % la considèrent plus fiable qu’un blog de voyage (8 %) ou un influenceur (4 %). En pratique, 42 % des Français ont déjà utilisé l’IA pour un aspect de leur voyage, souvent pour la planification (97 %) ou en cours de séjour (95 %).

L’étude souligne aussi les variations régionales. L’Amérique latine affiche l’enthousiasme le plus marqué (98 %), suivie de la zone Asie-Pacifique (95 %). L’Europe et l’Amérique du Nord se distinguent au contraire par une prudence accrue, avec des taux de méfiance envers les informations générées par l’IA atteignant 29 % en EME et 32 % en NORAM. La France se situe dans ce registre sceptique : 35 % des personnes interrogées disent rarement, voire jamais, faire confiance aux résultats fournis.

Ces chiffres traduisent une attente forte en matière de transparence et de garanties. Si l’IA est perçue comme un outil prometteur pour gagner du temps, améliorer la productivité ou favoriser l’apprentissage, une ligne rouge demeure : l’absence de validation humaine. L’avenir de l’IA semble donc se dessiner moins comme une substitution que comme un accompagnement des décisions humaines, en particulier dans le domaine du voyage où la demande pour des services personnalisés et fiables reste centrale.


Posts les plus consultés de ce blog

Le bipeur des années 80 plus efficace que le smartphone ?

Par André Spicer, professeur en comportement organisationnel à la Cass Business School (City University of London) : Vous vous souvenez des bipeurs ? Ces appareils étaient utilisés largement avant l'arrivée massive des téléphones portables et des SMS. Si vous aviez un bipeur, vous pouviez recevoir des messages simples, mais vous ne pouviez pas répondre. Un des rares endroits où on peut encore en trouver aujourd’hui sont les hôpitaux. Le Service National de Santé au Royaume-Uni (National Health Service) en utilise plus de 130 000. Cela représente environ 10 % du nombre total de bipeurs présents dans le monde. Une récente enquête menée au sein des hôpitaux américains a révélé que malgré la disponibilité de nombreuses solutions de rechange, les bipeurs demeurent le moyen de communication le plus couramment utilisée par les médecins américains. La fin du bipeur dans les hôpitaux britanniques ? Néanmoins, les jours du bipeur dans les hôpitaux britanniques pourraient être compté...

Quelle technologie choisir pour connecter les objets ?

Par Frédéric Salles, Président et co-fondateur de Matooma   En 2021, le nombre total d'objets connectés utilisés atteindra les 25 milliards selon Gartner. Il est ainsi légitime de se demander quelles sont les technologies principales permettant de connecter les objets, et quelle pourrait être celle la plus adaptée pour sa solution. Un projet de vidéosurveillance par exemple n'aura absolument pas les mêmes besoins qu'un projet basé sur le relevé de température au milieu du désert. Ainsi pour trouver la meilleure connectivité pour son objet, de nombreuses questions peuvent se poser : mon objet fonctionne-t-il sur batterie ou est-il alimenté ? Mon objet restera-t-il statique ou sera-t-il mobile ?  Mon objet est-il susceptible d'être dans un endroit difficile d'accès ou enterré ? A quelle fréquence mes données doivent-elles remonter ? Etc. Voici les différentes solutions actuellement disponibles sur le marché. Courte distance : RFID/Bluetooth/WiFi La RFID (Ra...

Comment savoir si je suis touché par un logiciel espion ?

Par Allan Camps, Senior Enterprise Account Executive chez Keeper Security Les logiciels espions sont des logiciels malveillants qui, installés à votre insu sur votre appareil, permettent aux cybercriminels de vous espionner et de voler vos informations privées. Ces informations peuvent ensuite être utilisées par des cybercriminels ou vendues sur le dark web pour commettre des fraudes ou des usurpations d'identité. Il est possible de repérer ces logiciels malveillants sur votre appareil en observant des signes particuliers tels que l'épuisement rapide de la batterie, la surchauffe, l'augmentation du nombre de fenêtres pop-up ou de l'utilisation des données, et la présence d'applications inconnues. Comment détecter un logiciel espion sur votre smartphone Android ou votre iPhone ? Recherchez les applications que vous n'avez pas téléchargées. Les applications que vous n'avez pas téléchargées peuvent se cacher dans votre bibliothèque et contenir des logiciels ...

Tribune libre. Maison et objets connectés : une véritable French touch

Alexandre Chaverot est président d' Avidsen et de Smart Home International Réjouissons nous que la France soit précurseur dans le domaine de la maison et des objets connectés. Oui, il existe un vrai savoir faire, une véritable « patte » française. Il n'y a qu'à voir le nombre de start-up qui existent et évoluent dans ce domaine là : Sigfox pour la partie protocole de communication, Netatmo sur l'objet connecté autour de la régulation thermique, MyFox sur la sécurité et, évidemment, Avidsen sur l'univers de la maison intelligente. Sans parler des grands groupes comme Legrand , Schneider , Somfy qui travaillent aussi sur ces sujets là et qui nous challengent. A moins que ce ne soit nous, les petites « boîtes » qui les challengions. En tant qu'entreprises françaises, nous n'avons donc pas à rougir par rapport à ce qu'il se passe en Asie ou aux États-Unis en matière de produits et de développement. Le « faire savoir » devient plus que nécessai...

La fin du VHS

La bonne vieille cassette VHS vient de fêter ses 30 ans le mois dernier. Certes, il y avait bien eu des enregistreurs audiovisuels avant septembre 1976, mais c’est en lançant le massif HR-3300 que JVC remporta la bataille des formats face au Betamax de Sony, pourtant de meilleure qualité. Ironie du sort, les deux géants de l’électronique se retrouvent encore aujourd’hui face à face pour déterminer le format qui doit succéder au DVD (lire encadré). Chassée par les DVD ou cantonnée au mieux à une petite étagère dans les vidéoclubs depuis déjà quatre ans, la cassette a vu sa mort programmée par les studios hollywoodiens qui ont décidé d’arrêter de commercialiser leurs films sur ce support fin 2006. Restait un atout à la cassette VHS: l’enregistrement des programmes télé chez soi. Las, l’apparition des lecteurs-enregistreurs de DVD et, surtout, ceux dotés d’un disque dur, ont sonné le glas de la cassette VHS, encombrante et offrant une piètre qualité à l’heure de la TNT et des écrans pl...

Le retour de la pellicule argentique : Kodak investit pour l'avenir

La photographie argentique, longtemps considérée comme une relique du passé, connaît un regain d'intérêt spectaculaire en 2024. Kodak, l'emblématique entreprise américaine, a récemment annoncé des investissements significatifs pour moderniser ses infrastructures et augmenter sa production de pellicules. Cette décision intervient alors que la demande pour les films argentiques explose, portée par une nouvelle génération de passionnés et de créateurs en quête d'authenticité. L'engouement pour l'argentique n'est pas un simple effet de mode. Il s'agit d'un véritable retour aux sources, où la qualité des couleurs, les textures uniques et le processus créatif de la photographie analogique séduisent autant les amateurs que les professionnels. Kodak, conscient de cet engouement, s'engage à produire des films aussi longtemps que la demande existera. Cette modernisation de l'usine de Rochester, où sont fabriqués les films emblématiques de Kodak, représente...