L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
Le commerce sur internet qui a connu un vrai boom à Noël dernier continue son embellie et s’installe durablement comme l’un des modes de consommation préféré des Français. Alors qu’une étude, cette semaine, indiquait qu’un Français sur quatre surfait régulièrement, la Fédération des entreprises de vente à distance (Fevad, qui regroupe 340 entreprises et 520 sites internet) a rendu publique son étude réalisée à partir de 32 sites de commerce électronique participant au panel iCE. Combinée avec les données communiquées par les plateformes de paiement, elle a établi que les ventes sur internet ont progressé de 43 % au cours du premier trimestre par rapport à la même période en 2005. La plus forte hausse concerne les ventes aux professionnels (B2B) avec un chiffre d’affaires en hausse de 44 %. Les sites de voyages en ligne progressent de 34 %. Les ventes aux particuliers (hors voyages-loisirs) grimpent de 30 % et le high tech de 24 % Avec 2,8 milliards de chiffre d’affaires pour ce seul premier trimestre 2006, l’e-commerce a déjà réalisé un tiers de son chiffre d’affaires de 2005 (8,7 milliards d’euros).