Fuites de données en cascade, attaques de plus en plus discrètes et industrialisation du cybercrime : la France apparaît comme l’un des pays les plus exposés au monde. Derrière la multiplication des incidents touchant l’État comme les entreprises, se dessine une menace durable, à la fois criminelle et géopolitique, à laquelle les pouvoirs publics tentent d’apporter une réponse. L’incident de sécurité chez France Titres, l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), survenu le 15 mars dernier, avec lequel 11,7 millions de comptes se sont trouvés exposés, est-il l’incident de trop ? En tout cas, il intervient après de nombreuses intrusions et fuites de données concernant des services publics dont on aurait pu penser qu’ils étaient beaucoup mieux protégés que les bases de données d’entreprises privées. Ce nouvel épisode montre en tout cas combien la France est une cible de choix pour les cyberpirates de tout poil. Car l’ANTS s’inscrit dans une série d’incidents réce...
Le boom mondial des blogs que l'Europe et particulièrement la France ont contribué à accélérer s'est accompagné de l'émergence du « journalisme citoyen » ; un vocable parfois galvaudé derrière lequel se trouve tout simplement l'envie de citoyens de participer, à côté des journalistes, à la vie de la cité et à l'élaboration de l'information. Cela a pu prendre l'aspect de sites web devenus, au fil du temps, de moins en moins amateurs et de plus en plus professionnels, comme le célèbre site sud-coréen Oh My News. Ou encore de collaboration entre rédactions de journaux et internautes comme en Norvège avec VG, ou en France avec Agoravox ou Madepeche.com.DES ARTICLES ET DES COURS D'ANGLAIS
Mais pour qui veut entrer dans la blogosphère mondiale, mieux vaut avoir quelques rudiments d'anglais. C'est fort de ce constat que vient d'ouvrir en France un site d'un nouveau genre : MyCow.eu. Il s'agit à la fois d'un site professionnel d'actualités et d'un site d'apprentissage de l'anglais. Tous les matins, le site affiche un quotidien rédigé en anglais par des journalistes basés aux quatre coins du monde. En support de chaque article, les internautes trouveront des outils pédagogiques permettant l'écoute du texte (grâce à la technologie Readspeaker), sa traduction (avec Softissimo), la possibilité de suivre des cours de grammaire anglaise et des exercices préparés par l'University College London, celle de poser des questions à des professeurs ou de se rendre dans un espace dédié (MyReading Room) pour échanger avec des professeurs et des étudiants. Mieux, le site envisage prochainement de mettre en œuvre les moyens pour faciliter les échanges ou les stages à l'étranger. De lecteurs passifs, les internautes peuvent devenir plus actifs au sein de la communauté MyCow en rédigeant à leur tour des articles (baptisés Citizen Stories). « Si nos membres peuvent s'informer, échanger, commenter sur MyCow en oubliant qu'ils pratiquent une langue étrangère, alors nous aurons gagné notre pari », conclut Éric Brandt, président fondateur de MyCow.