À l’approche des municipales de mars 2026, l’AMF et le CEVIPOF viennent de publier une note qui décrit une présence numérique devenue quasi incontournable pour les maires… et un terrain de cybermalveillance en forte hausse contre les élus locaux. Les réseaux sociaux ne sont plus un gadget pour les élus ni même un accessoire de campagne : ils sont désormais une part de la vie municipale… avec leurs bons et leurs mauvais côtés. Dans une note que vient de publier l’Observatoire de la démocratie de proximité (Association des maires de France, CEVIPOF/Sciences Po), Olivier Costa et Martial Foucault décrivent ainsi des plateformes devenues centrales pour informer les citoyens, les mobiliser et leur répondre, y compris dans des territoires où la communication traditionnelle reste limitée. En France, 50,7 millions d’utilisateurs fréquentent ces réseaux, soit 78 % de la population, avec 1 h 48 par jour en moyenne. Pour les communes, l’intérêt est évident :...
Par André Spicer, professeur en comportement organisationnel à la Cass Business School (City University of London) : Vous vous souvenez des bipeurs ? Ces appareils étaient utilisés largement avant l'arrivée massive des téléphones portables et des SMS. Si vous aviez un bipeur, vous pouviez recevoir des messages simples, mais vous ne pouviez pas répondre. Un des rares endroits où on peut encore en trouver aujourd’hui sont les hôpitaux. Le Service National de Santé au Royaume-Uni (National Health Service) en utilise plus de 130 000. Cela représente environ 10 % du nombre total de bipeurs présents dans le monde. Une récente enquête menée au sein des hôpitaux américains a révélé que malgré la disponibilité de nombreuses solutions de rechange, les bipeurs demeurent le moyen de communication le plus couramment utilisée par les médecins américains. La fin du bipeur dans les hôpitaux britanniques ? Néanmoins, les jours du bipeur dans les hôpitaux britanniques pourraient être compté...