L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...

E-mail, chat, login, password, hacker, bug… Les mots d'internet sont souvent en anglais et il faut bien dire qu'au contraire de nos cousins Québécois qui ont inventé « courriel » pour « e-mail » ou « babillard » pour « chat », les Français ne font guère preuve de créativité. Pour autant, les initiatives ne manquent pas pour défendre la langue française sur la Toile. La Délégation générale à la langue française et aux langues de France concourt ainsi, en lien avec la Commission générale de terminologie et l'Académie française, à l'élaboration de néologismes permettant à chacun de disposer d'équivalents français aux termes étrangers. Déjà 5 000 termes ont été publiés au Journal officiel et sont accessibles sur www.franceterme.culture.fr. Un dépliant « Vous pouvez le dire en français » propose de nouveaux mots comme « arrosage » pour le spamming.