Comme tout événement planétaire, la grippe A a été abordée sous toutes ses formes sur internet : on a ainsi vu fleurir des sites pédagogiques d'information, des parodies, des vidéos, des jeux en ligne. Place maintenant au quizz de la grippe. Lancé par Loïc Étienne, médecin-urgentiste, Antoine Vial, Christophe Gareyte et Claudette Humbert-Mulas, le site www.quizz-grippe.fr, qui fait tousser le ministère de la Santé et les médecins généralistes, propose aux internautes de répondre à un questionnaire à choix multiples pour savoir si les symptômes présentés pourraient correspondre à ceux de la grippe. Le site, qui a déjà reçu quelque 240 000 visites, explique qu'il permet d'« apprécier le risque d'avoir attrapé la grippe (A ou saisonnière), de vous orienter en fonction des résultats de l'évaluation et de trouver les réponses à vos questions sur la grippe. »
Alors que les e-books ont le vent en poupe et décollent enfin, Bonnnier R&D et l'agence Berg ont imaginé ce magazine du futur Mag+.


Mag+ (video prototype footage only) from Bonnier on Vimeo.
Par décision n° 2009-1067 du 17 décembre 2009, l’ARCEP a retenu la candidature de la société Free Mobile dans le cadre de la procédure lancée le 1er août 2009 tendant à l’attribution d’une autorisation, en France métropolitaine, d’un système de téléphonie mobile de troisième génération (" 3G ").

Cet appel à candidatures s’inscrit dans la suite de ceux lancés en 2000, 2001 et 2007. Lors des deux premiers appels à candidatures, trois des quatre licences 3G avaient été attribuées (SFR et Orange France en 2001 puis Bouygues Télécom en 2002). L’appel à candidatures mené en 2007 s’étant quant à lui avéré infructueux, une nouvelle procédure pour l’attribution d’une licence portant sur 5 MHz dans la bande 2,1 GHz a été lancée le 1er août 2009 par le Gouvernement.

Un dossier de candidature a été déposé par la société Free Mobile, filiale à 100% du groupe Iliad. Conformément à la procédure prévue, la candidature de Free Mobile a été examinée par l’ARCEP en trois phases : une phase de recevabilité, qui permet de vérifier si la candidature respecte les conditions de forme requises, une phase de qualification, qui permet de vérifier si la candidature respecte les critères d’éligibilité requis pour l’attribution d’une autorisation, et une phase de sélection, qui permet d’évaluer si le contenu du dossier de candidature est suffisant au regard des critères prévus par l’appel à candidatures. L’analyse de la candidature de Free Mobile et des engagements souscrits est présentée en détail dans le compte rendu annexé à la décision n°2009-1067 rendue publique aujourd’hui. C’est au regard de l’ensemble des critères applicables que la candidature de Free mobile a été retenue.

L’arrivée de ce nouvel acteur devrait avoir un effet favorable sur la dynamique du marché de la téléphonie mobile, et, plus généralement, devrait être un facteur positif pour le développement des services de communications électroniques.

Free Mobile envisage de proposer au consommateur des offres claires et innovantes à des tarifs compétitifs de nature notamment à faciliter l’accès à l’Internet mobile.

Free Mobile prend également de nombreux engagements concernant l’accueil des opérateurs mobiles virtuels (MVNO), sur les plans commercial, contractuel et technique. Il s’engage notamment à accueillir des MVNO " complets " (" full MVNO ") sur son réseau.

Free Mobile s’engage enfin à ouvrir commercialement son réseau mobile au plus tard deux ans après la délivrance de l’autorisation et à couvrir, d’ici huit ans, au moins 90% de la population par son réseau 3G. Ainsi, dès 2012, les consommateurs verront leurs possibilités de choix élargies.

Ces nouvelles offres devraient ainsi stimuler les opérateurs existants dont la situation actuelle est pérenne et solide.

L’autorisation d’utilisation de fréquences sera délivrée par l’ARCEP à la société Free Mobile en janvier 2010. Le reliquat de fréquences dans la bande 2,1 GHz sera attribué dans le cadre d’un nouvel appel à candidatures, ouvert à tous les acteurs, qui sera lancé au premier semestre 2010. L’ARCEP prépare enfin, en vue d’un lancement au second semestre 2010, les procédures d’attribution des bandes 800 MHz et 2,6 GHz permettant le déploiement des réseaux mobiles de nouvelle génération à très haut débit.

(Communiqué de presse de l'Arcep)

Après des années d'atermoiements et de rebondissements, la France aura donc bien un 4e opérateur de téléphonie mobile. L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) a octroyé hier la 4e licence au groupe Iliad, propriétaire des fournisseurs d'accès à internet Free et Alice, et seul candidat en lice.
Pour l'Arcep et le gouvernement, l'arrivée d'un nouvel entrant - contestée par Orange, SFR et Bouygues qui ont déposé des recours devant le Conseil d'État - doit clairement faire baisser la facture mobile des Français, ce qu'espèrent aussi les associations de consommateurs. Un objectif partagé par le PDG de Free, Xavier Niel, qui depuis longtemps affirme qu'il divisera par deux la facture annuelle d'un foyer (soit 1 000 € d'économies). Free le trublion veut donc révolutionner le mobile comme il a révolutionné l'accès à internet. La box internet, le forfait tripleplay (internet, télé, téléphone fixe) à 29,90 €, c'est lui. Arrivant dans un marché très concurrentiel puisque 93 % des Français possèdent un mobile, Free compte sur sa base de 4,3 millions d'abonnés ADSL et sur sa capacité d'innovation pour proposer des forfaits à prix cassé et très orientés vers l'internet mobile, en pleine explosion. Reste que pour l'heure, Free, qui va mobiliser jusqu'à 1 milliard d'euros et promet de créer 10 000 emplois, s'engage dans une course de vitesse : bâtir en moins de deux ans un réseau mobile couvrant 25 % de la population, avec toute la problématique des antennes relais… Les premières offres de Free Mobile sont prévues à partir de l'été 2011 ; un délai dont vont profiter les 3 autres opérateurs pour toiletter leurs offres et se préparer à une guerre des prix.

Les sites internet de la SNCF souffrent, à tort ou à raison, des critiques des internautes qui les jugent malaisés et confus. Cela pourrait changer avec la refonde des sites web des activités TER de la SNCF (www.ter-sncf.com). Réalisé par SQLI, le nouveau portail « permet à l'internaute de bénéficier d'un accompagnement lors de chacune des phases de son déplacement. Avant : recherche d'itinéraires, calcul du prix. Pendant : e-services, TER Flash Trafic, alertes en cas de retard. Après : formulaire de contact, bulletin de retard imprimable. » Depuis sa mise en ligne fin octobre, le trafic sur le nouveau site qui arbore un nouveau code couleur, a fortement augmenté. « Nous sommes passés d'une moyenne de 42 000 visiteurs par jour à plus de 67 000 », explique Sylvie Bourgeois, directrice Marketing et Services de la direction du TER.


Montant de l’action : 4,5 Mds€
Equipement de la France en très haut débit : 2 Mds€
Développement des usages et contenus innovants : 2,5 Mds€

Enjeux

L’investissement dans le secteur des technologies numériques a un très fort effet de levier sur la croissance et sur l’emploi. Ainsi, sur la période allant de 2001 à 2005, l’investissement dans ce secteur a contribué à 60% de la croissance française. Cependant, cet effort d’investissement reste deux fois moindre que dans les pays les plus avancés de l’OCDE. Ce sous-investissement explique 60% de notre écart de croissance avec les Etats-Unis depuis 2000, soit un « manque à gagner » de 300.000 emplois sur les 800.000 recensés dans le secteur.
L’Europe et la France ont pris du retard en matière numérique, avec par exemple la quasi-disparition de l’industrie du logiciel en Europe et un quasi-monopole américain sur la gestion des données. De nouveaux défis sont à anticiper et présentent autant d’opportunités, comme par exemple le développement concomitant des nanotechnologies et des neurosciences qui vont révolutionner l’intelligence logicielle et le développement de l’Internet des objets. Des risques sont aussi à anticiper aussi, comme la cybercriminalité voire le cyberterrorisme, ainsi que la crise de confiance dans le numérique sur la protection des données personnelles.

Pourquoi investir ?

L’intervention de l’Etat pour financer via l’Emprunt national des dépenses d’avenir dans le secteur du numérique apparaît tout à fait légitime car les besoins potentiels de financements à long terme pour investir dans ce facteur de croissance durable sont immenses mais la crise et ses suites découragent le secteur privé d’y répondre. Pour mener les actions dans le domaine numérique, l’État va investir les sommes issues de l’Emprunt national dans un fonds national pour la société numérique, établissement public relevant du Premier ministre via le secrétariat d’État chargé de l’Economie numérique, à la gouvernance duquel seront associés les ministères partenaires, en particulier Industrie, Aménagement du territoire, Culture et Santé. Le fonds financera les deux grandes catégories d’actions : en direction des réseaux et en direction des contenus et usages.

1. Réseaux : accélérer le passage de la France au très haut débit

Le très haut débit correspond à des débits d’environ 100 mégabits/seconde, voire davantage, avec un minimum de 50 Mb/s. Ces débits ne sont accessibles que par la fibre optique ou par de nouvelles technologies hertziennes ou satellitaires très avancées. Le déploiement du très haut débit en France correspond dans la majeure partie du pays au remplacement du réseau téléphonique en cuivre par de la fibre optique. C’est un investissement national majeur destiné à mettre notre pays en 26
position d’utiliser pleinement des ressources numériques en plein développement.
Cet effort représente plusieurs dizaines milliards d’euros d’investissements à réaliser, un levier pour la compétitivité de nos entreprises et un facteur essentiel d’aménagement de nos territoires et de développement de nouveaux services innovants, tant pour les entreprises que pour les acteurs publics et les citoyens. Les réseaux à très haut débit nécessitent des règles d’intervention publique adaptées aux caractéristiques des territoires : une partie du territoire peut être équipée par le secteur privé sans intervention publique ; une autre, correspondant aux zones de moyenne densité, sans subventions mais avec un co-investissement public pour accélérer et maximiser le déploiement ; les parties les moins denses du territoire ne peuvent s’équiper qu’à l’aide de subventions publiques.
Le fonds national pour la société numérique réservera 2 milliards d’euros au très haut débit à trois usages :
1) à des prêts ou garanties d’emprunt à ces opérateurs en vue de favoriser un investissement mutualisé entre acteurs, afin que l’engagement public puisse accélérer et optimiser l’investissement des opérateurs privés ;
2) à des subventions aux projets de couverture dans les zones peu denses, en partenariat avec les collectivités locales ;
3) à bâtir un partenariat public/privé (ou concession de service public) pour déployer un satellite qui apportera le très haut débit d’ici 5 ans à 750.000 foyers en zone rurale.
Ces fonds se joindront aux 750 M€ de co-investissements en fonds propres avec les opérateurs qui déploieront les réseaux, à réunir à l’initiative de la Caisse des dépôts et consignations, au titre du volet numérique du plan de relance. L’objectif est d’atteindre en dix ans une couverture en très haut débit de 70% de la population.

2. Développer les services, usages et contenus numériques innovants

La viabilité économique de cette nouvelle infrastructure très haut débit dépend des nouveaux services, usages et contenus numériques qu’elle permettra de faire émerger. Le fonds national de numérisation de la société mentionné ci-dessus sera doté de 2,5 milliards d’euros supplémentaires pour favoriser leur développement.
Un changement profond dans l’organisation des systèmes d’information est en marche, avec le développement de l’informatique en nuage. Le développement de ces infrastructures présente des enjeux majeurs en termes de compétitivité, de souveraineté et de développement durable. Elles permettront une meilleure utilisation des ressources informatiques au sens large (infrastructures, serveurs d’hébergement, plateformes de services et de location de logiciels).
Une partie des ressources du fonds sera mobilisée pour investir, via un partenariat public-privé, dans de grandes centrales numériques de calcul et de stockage, dans le contexte de l’émergence de l’informatique en nuage (« cloud computing »), de manière à développer rapidement une alternative française et européenne dans un domaine en explosion aujourd’hui largement dominé par des acteurs nordaméricains.
Les technologies de base du numérique irriguent l’ensemble des secteurs industriels et leur maîtrise est critique pour l’avenir industriel de notre pays. La France et l’Europe disposent en la matière d’atouts considérables, qu’il est indispensable de maintenir et de renforcer. Dans cette perspective, le fonds sera mobilisé pour consolider, dans des partenariats public-privé de recherche et développement, la maîtrise des technologies de base du numérique, aux applications multiples dans le domaine des télécommunications, de l’informatique, de l’énergie et des transports.
Le fonds sera également mobilisé pour financer sous forme d’avances remboursables des projets partenariaux public-privé de recherche et de démonstration, visant le développement de logiciels, d’usages et de contenus numériques innovants, en particulier dans le domaine de l’e-santé et des réseaux intelligents pour le transport et l’énergie.
Une partie du fonds sera aussi consacrée au co-financement de la numérisation des contenus culturels, dans une logique de co-investissement et de partenariat publicprivé, avec le souci de maximiser l’effet de levier des fonds publics et d’utiliser les compétences du secteur privé dans l’indexation et la mise à disposition des contenus auprès du grand public.
Des plateformes collaboratives de recherche et d’expérimentations de nouveaux usages numériques, notamment celles destinées à développer la dynamique et le rayonnement des pôles de compétitivité impliqués sur ces thématiques, pourront également bénéficier d’un co-financement par le fonds.

(Extrait du discours de Nicolas Sarkozy du 14 décembre 2009) 

Il y a un an, Google avait contribué à la découverte d'une forêt inconnue au Mozambique. Cette fois-ci, le moteur de recherche fait vibrer notre fibre écolo. En pleine conférence de Copenhague, Google vient de mettre au point un outil pour surveiller la déforestation. En combinant l'énorme base de donnée d'images satellites de Google Earth et sa capacité de calcul gigantesque (cloud computing), Google permet de suivre l'évolution de la déforestation à travers la planète. Les scientifiques disposent là d'un outil précieux pour étudier plus facilement le phénomène de déforestation ; mais les autorités locales sont également intéressées pour prendre des mesures d'urgence ou découvrir des déforestations sauvages. Soutenu par une multitude d'organismes de recherches, le nouvel outil de Google sera mis gratuitement à disposition du public l'an prochain.
Plus d'informations sur le blog officiel de Google.

Le débat sur les risques d'exposition aux radiofréquences des antennes relais de téléphonie mobile vient de prendre une tournure inattendue. Alors que l'on pensait que les opérateurs d'un côté et les associations de consommateurs de l'autre étaient irréconciliables sur les seuils de puissance des antennes, Bouygues Télécom s'est dit prêt hier à ne pas franchir le seuil de 6 volts par mètres dans les lieux de vie. La proposition a été émise dans un entretien au Figaro par Olivier Roussat, directeur général de Bouygues Télécom, qui a rappelé que ce seuil de 6V/m était en vigueur en Italie.
Cette initiative intervient alors que le Grenelle des ondes, lancé au printemps, vient de prendre la semaine dernière une première initiative. Le Comité opérationnel d'expérimentations sur les antennes relais (COMOP), chargé de conduire les études et expérimentations sur les ondes électromagnétiques aux alentours des antennes relais, a, en effet, présenté la liste des communes retenues pour mener plusieurs expérimentations (lire ci-dessous).
Pour Nathalie Kociusko-Morizet, secrétaire d'État à l'économie numérique, la proposition de Bouygues Télécom est « un bon signal » qui peut entraîner les autres opérateurs dans ce sens. Mais « six volts, c'est encore beaucoup. Il faut progresser », a estimé la ministre. Sur la même… longueur d'ondes, les associations Priartém et Agir pour l'environnement estiment elles aussi qu'il faut aller beaucoup plus loin que le seuil proposé par Bouygues, « un engagement virtuel » qui toucherait « moins de 1 % des antennes » de l'opérateur… Les deux associations souhaiteraient idéalement une valeur limite de 0,6V/m et plaident en tout cas pour voir reprise la proposition de l'agence française de sécurité sanitaire de l'environnement (Afsset) d'imposer aux opérateurs d'émettre et d'exposer au niveau le plus faible techniquement possible, soit en deça d'un volt par mètre.

Plus d'antennes ?

Reste que l'abaissement de la puissance des antennes relais ne va pas sans poser problème. Les opérateurs ont, en effet, des obligations contractuelles avec l'État, pour couvrir la population en téléphonie mobile. « En 2011, l'Arcep nous demande de couvrir 90 % de la population en 3G », rappelait récemment Cyrille Frantz Honegger, directeur des relations régionales de SFR sud ouest. Et l'explosion de l'internet mobile à partir des mini-PC ou des smartphones comme l'iPhone font que les utilisateurs veulent être parfaitement connectés, partout en France
Si la baisse de puissances antennes relais était généralisée, pour conserver une bonne qualité de réception, notamment à l'intérieur des habitations, les opérateurs seraient conduits à… multiplier les antennes.
Le juste équilibre reste donc encore à trouver.


3G : le défi des opérateurs
Noël 2009 sera connecté ou ne sera pas. Les opérateurs s'attendent, en effet, à une explosion de la demande pour l'internet mobile soutenue à la fois par les ventes de mini-ordinateurs netbooks associés à une clé USB 3G et par les smartphones, ces téléphones intelligents dont le fer de lance est le mobile d'Apple, l'iPhone. Selon le cabinet d'étude Forrester, d'ici 2014, près de 40 % des Européens utiliseront l'internet sur mobile, et, en France, le taux de pénétration de l'internet mobile atteindra 41 % à cette date, contre 16 % aujourd'hui. Pour faire face aux obligations réglementaires (90 % de la population couverte en 3G en 2011) sur lesquelles ils accusent du retard, à la demande des consommateurs et afin d'éviter que les réseaux ne saturent, les opérateurs doivent massivement investir dans de nouveaux équipements. « C'est un enjeu commercial et réglementaire qui ne passe pas par de nouveaux sites d'implantation mais par le changement de matériel », explique Philippe Cometti, responsable environnement de SFR Sud ouest. Pas de nouvelles antennes à implanter donc mais le changement de technologie pour passer de la 2G à la 3G.

Tests à Lavelanet et Couffouleux
À la suite du Grenelle des ondes du printemps dernier, la décision a été prise d'étudier une réduction de l'exposition aux ondes électromagnétiques aux alentours des antennes-relais. 238 communes se sont porté candidates en septembre dernier. Dans le Sud Ouest, trois communes ont été retenues pour des expérimentations sur l'exposition aux ondes avec une baisse de puissance des antennes : il s'agit de La Rochelle en Charente-Maritime, de Couffouleux dans le Tarn et de Lavelanet en Ariège. Deux communes ont été choisies pour des expérimentations sur de nouveaux protocoles de concertation : Pessac en Gironde et Bayonne dans les Pyrénées-Atlantiques.
Les travaux de modélisation débuteront en janvier 2010 et les premiers résultats sur les deux types d'expérimentations seront disponibles courant du deuxième trimestre de l'année prochaine.
À noter que sur la concertation, SFR a mené dernièrement une initiative originale pour l'installation de trois nouvelles antennes relais à Toulouse, Béziers et Rennes. Les personnes habitant dans un rayon de 100 mètres autour de l'emplacement de la future antenne ont reçu dans leur boîte à lettres un courrier d'information - un millier de lettres expédiées à Toulouse. Un site internet dédié par antenne a été développé pour donner tous les détails aux riverains et des permanences dans les quartiers concernés ont été organisées par SFR qui était également joignable par une adresse e-mail spécifique.

(Photo : Une antenne relais GSM sur un toit à Paris, France Copyright © 2006 ~Pyb)

Dans la foulée de la modernisation de son site internet dédié au grand public et de la création de profils professionnels (dont un site dédié aux enseignants), le Cnes propose désormais un site internet pour les jeunes. Faisant une large place à l'illustration et la vidéo, le site s'adresse aux juniors (8 à 12 ans), aux collégiens ou lycéen (12 à 18 ans), et aux étudiants. Véritable portail d'information sur l'espace, le nouveau site est également la vitrine des projets éducatifs proposés par son service « Jeunesse et acteurs de l'Éducation ». Comprendre la pesanteur, les nouveaux matériaux, les réactions de la faune et de la folre dans l'espace, le fonctionnement de la balise Argos ou les exoplanètes sont quelques-uns des dossiers déjà en ligne. À découvrir sur www.cnes-jeunes.fr.

Longtemps objet de science fiction avant de devenir un véritable fiasco industriel dans les années 90, le livre électronique (ou e-reader) est de retour dans un contexte nouveau, celui de la numérisation de tous les contenus (musique, vidéo, écrit) et leur convergence sur de multiples supports. Face au boom des smartphones de type iPhone et celui des mini-ordinateurs netbooks, les nouveaux modèles de livres électroniques essaient de se faire une place avec de nouveaux arguments. Pour cela, ils jouent sur deux tableaux : celui du matériel et celui du logiciel.

Utilisant toujours l'affichage noir et blanc à base d'encre électronique, gage d'une excellente autonomie, les nouveaux lecteurs ultralégers permettent de stoker des centaines de livres téléchargés sur internet, par Wifi ou via les réseaux de téléphonie mobile. Certains modèles sont dotés d'un clavier pour surligner tel ou tel passage que l'on pourra ensuite réutiliser sur son ordinateur après avoir synchronisé les deux appareils. Idéal pour les professionnels de l'écrit, les étudiants et pourquoi pas les écoliers qui gagneraient à troquer leurs lourds manuels scolaires contre un seul e-book.
Côté logiciel ensuite, la révolution est en marche avec des méthodes de commercialisation agressives qui inquiètent en France les libraires, très attachés au prix unique du livre, même si le catalogue de livres électroniques en français est encore modeste. Si des partenariats se nouent entre des libraires et des constructeurs (comme la Fnac avec Sony), la dynamique vient surtout d'acteurs d'internet bien installés : Amazon et Google. Le premier commercialise un lecteur, le Kindle, qui permet d'acheter des livres à prix cassés et qui truste déjà 10 % des ventes de livres en Amérique du Nord. Le second numérise à vitesse grand V des milliers d'ouvrages de par le monde. Dans cette guerre du livre électronique, une course de vitesse est engagée par tous les acteurs pour imposer un modèle de commercialisation (vente au livre ou forfait mensuel) et un format de lecture. Car il manque encore aux e-books ce qui a permis de faire décoller la musique numérique : un format universel. Mais la tendance est là : il devrait se vendre 18 millions d'e-books en 2012 dans le monde, soit un rythme de croissance annuel de 161 %, pour un marché de 193 millions d'euros.


Plusieurs modèles prêts pour Noël
Le Cybook Opus de Booken pèse 150 g. Compatible avec plusieurs formats de fichiers dont le PDF il dispose d'un détecteur de mouvements pour orienter son écran de 5''. 250 € ou 300 € avec 75 livres et une carte de 2 Go.
Le PRS-505, 1er modèle de Sony de 8 mm d'épaisseur pour 280 g, peut stocker jusqu'à 160 e-books, voire 13 000 avec une carte mémoire supplémentaire. Le modèle Touch ajoute une fonction tactile à l'écran 6''. Peut afficher des PDF et servir de baladeur. 300 € avec 100 ouvrages offerts.


Christine Albanel en mission contre le piratage
Qui dit livres numérisés dit fichiers facilement copiables et donc piratables… Pour éviter de vivre les déboires de l'industrie musicale, le secteur de l'édition se mobilise pour faire entendre sa voix, notamment face au géant Google. Dans ce contexte, Christine Albanel, ex-ministre de la Culture, vient de se voir confier une mission par le Premier ministre sur le livre numérique et la lutte contre le piratage des contenus dans l'édition. Mme Albanel doit sensibiliser la Commission européenne et les ministres européens de la Culture aux « interrogations » suscitées par « les propositions de numérisation faites aux bibliothèques publiques par des entreprises comme Google. » Le second volet de la mission traite de l'adaptation de l'édition à la lutte contre le piratage. Le troisième volet consistera à faire émerger, comme pour la musique, une offre légale de téléchargement. Remise du rapport en avril 2010.

Le Kindle d'Amazon

La nouvelle organisation de France 3 fait des vagues à Toulouse qui doit perdre l'installation de la nouvelle direction régionale au profit de sa rivale de toujours Bordeaux.
Le 4 janvier prochain, les 24 rédactions régionales deviendront, en effet, 24 « antennes de proximité » qui produiront informations et programmes, mais développeront également des web TV sur internet. Ces 24 antennes ne dépendront plus des 13 directions régionales actuelles mais de quatre grands « pôles de gouvernance. »
France Télévisions a choisi d'installer le pôle Sud-Ouest à Bordeaux au lieu de Toulouse, pour diriger les régions Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées, Limousin, Aquitaine et Poitou-Charentes. Une décision déclenchant la colère des élus et l'inquiétude des personnels.
« Je déplore cette décision prise sans concertation, alors que tout laissait entendre depuis plusieurs mois qu'il serait effectivement implanté à Toulouse », a regretté Martin Malvy, président de la Région Midi-Pyrénées. « Je crains qu'à terme Toulouse, la Haute-Garonne et la région Midi-Pyrénées ne soient en fait privées des infrastructures médiatiques de proximité nécessaires à leur rayonnement », estime de son côté Pierre Izard, président du conseil général de la Haute-Garonne.
Le député-maire de Toulouse, Pierre Cohen, affiche lui aussi son incompréhension. Remarquant qu'une implantation ailleurs que dans la Ville Rose va occasionner « plus de déplacements inutiles, énergivores et dangereux entre les antennes et la direction du pôle », l'élu rappelle que « Toulouse bénéficie d'un équipement immobilier inégalé, avec des locaux disponibles et un studio de 450 m2 parmi les plus grands de France. »
« Nous déplorons qu'aucune concertation n'ait été entamée, ni avec les personnels des différents sites, ni avec les collectivités territoriales. Tout autre choix que Toulouse tournerait le dos à l'efficacité et aux possibilités de développement de la télévision régionale publique dans le Sud-Ouest » analyse Pierre Cohen, qui estime que « le choix de Bordeaux par la Présidence de France Télévisions n'a obéi qu'à des considérations politiciennes. » Une analyse partagée par Michel Pech, délégué du personnel des journalistes CGT. « Ce qui nous met en colère, c'est que toutes les conditions objectives allaient dans le sens de Toulouse, si on a choisi Bordeaux c'est strictement politique, on a pris une ville UMP plutôt que PS, Juppé plutôt que Cohen », a-t-il estimé. Hier 80 des 260 salariés de France 3 à Toulouse étaient en assemblée générale, inquiets du possible transfert de 25 personnes vers Bordeaux.

La collecte et le recyclage des matériels électroniques (ordinateurs, télévisions, téléphones mobiles) restent encore peu perforants et complexes pour le grand public. Saluons donc l'initiative Fonebak, lancée par Regenersis, leader européen de la collecte, du recyclage et de la remise à niveau des téléphones portables. Sur le site inernet (www.fonebak.fr), les particuliers et les entreprises peuvent évaluer la valeur de reprise des vieux mobiles et choisir d'dêtre bénéficiaire du montant de la reprise ou de réailse un don au profit d'une œuvre cartative. Pour la 5e année consécitive, Fonebak est partenaire du Téléthon au travers de l'opération «Videz vos tiroirs.» En 2008, 80000 téléphones usagés ont été collectés, ce qui a permis de réunir 500000€ reversés au Téléthon. L'objectif de la campagne 2009 est de dépasser les 100000 téléphones collectés.

La planète rouge n'en finit pas de fasciner et, en attendant que l'homme y pose son pied, les projets ne manquent pas pour la faire découvrir. Si Google propose de visualiser des prises de vue étonnantes (www.google.com/mars), la Nasa va beaucoup plus loin et propose aux internautes de devenir citoyens de Mars. L'objectif de l'agence spatiale américaine - à qui l'on doit déjà une superbe application pour l'iPhone - est multiple : faire du grand public un soutien pour des programmes spatiaux toujours très coûteux, faire œuvre de pédagogie et mettre à contribution les internautes. En effet, la Nasa espère que les internautes l'aideront à rendre plus précises les cartes de la planète à partir de l'analyse des milliers de données récoltées notamment par Global Mars Surveyor. Une initiative ludique et utile à la recherche. (http://beamartian.jpl.nasa.gov/).