Par Hugo Spring-Ragain , Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS) L’intelligence artificielle ne détruit pas tant des emplois qu’elle modifie profondément les compétences nécessaires pour les accomplir. De cette confusion entre emploi et compétences risquent de naître des erreurs dans les politiques d’accompagnement des mutations en cours. Chaque grande vague technologique a produit son lot de prédictions contradictoires sur l’emploi. L’intelligence artificielle (IA) ne fait pas exception. Mais avant de savoir combien d’emplois l’IA va créer ou détruire, il faudrait s’accorder sur ce qu’elle automatise réellement. La réponse oblige à distinguer trois notions que le débat public confond régulièrement : l’emploi, la compétence et la tâche. Les grandes vagues d’automatisation ont suivi une logique remarquablement stable en deux siècles : vapeur, électricité, robotique industrielle ont déplacé les tâches physiques répétitives et épargné le travail...

La planète rouge n'en finit pas de fasciner et, en attendant que l'homme y pose son pied, les projets ne manquent pas pour la faire découvrir. Si Google propose de visualiser des prises de vue étonnantes (www.google.com/mars), la Nasa va beaucoup plus loin et propose aux internautes de devenir citoyens de Mars. L'objectif de l'agence spatiale américaine - à qui l'on doit déjà une superbe application pour l'iPhone - est multiple : faire du grand public un soutien pour des programmes spatiaux toujours très coûteux, faire œuvre de pédagogie et mettre à contribution les internautes. En effet, la Nasa espère que les internautes l'aideront à rendre plus précises les cartes de la planète à partir de l'analyse des milliers de données récoltées notamment par Global Mars Surveyor. Une initiative ludique et utile à la recherche. (http://beamartian.jpl.nasa.gov/).