Par Yasmine Douadi - experte en cybersécurité et PDG de RiskIntel Média et du Risk Summit Jusqu'à 19 millions de Français sont concernés par le piratage de l'Agence Nationale des Titres Sécurisés (ANTS). Bien au-delà du sinistre, cette affaire révèle une contradiction profonde : l'État centralise des données qu'il est structurellement incapable de protéger et prépare pourtant une loi qui en exigera des millions de plus. Ce dernier piratage compromet les données couvrant l'état civil, les identifiants du site, les adresses électroniques, postales et numéros de téléphone. Tout circule désormais sur le dark web, mis en vente par un pirate dissimulé derrière la photo de Pablo Escobar. La litanie des fuites de données invite en général le public à une forme d'apathie. Les commentateurs, dont je fais partie, insistent quant à eux sur la nécessaire résilience de la société française et sur les bonnes pratiques à adopter pour se défendre face au tsunami d'arnaques...
Avec son bourdonnement incessant, la vuvuzela est devenue la vedette du Mondial, agaçant les joueurs, les commentateurs et les téléspectateurs, du moins ceux qui ne sont pas Sud-Africains. La trompette traditionnelle que la FIFA n'a pas voulu interdire fait en tout cas le buzz sur internet. Sur Twitter, le mot vuvuzela est l'un de ceux qui reviennent le plus et sur le réseau social Facebook, les groupes anti-vuvuzela se multiplient. www.antivuvuzela.org propose de signer une pétition en 5 langues qui sera adressée à la FIFA. Les partisans de la trompette essaient de faire découvrir l'histoire et le son de l'instrument (www.southfrica.info/2010/vuvuzela.htm) et il y a même des applications pour iPhone ! Et pour ceux qui veulent s'en procurer une, c'est ici : www.vuvu-zela.fr.
