Par Hugo Spring-Ragain , Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS) L’intelligence artificielle ne détruit pas tant des emplois qu’elle modifie profondément les compétences nécessaires pour les accomplir. De cette confusion entre emploi et compétences risquent de naître des erreurs dans les politiques d’accompagnement des mutations en cours. Chaque grande vague technologique a produit son lot de prédictions contradictoires sur l’emploi. L’intelligence artificielle (IA) ne fait pas exception. Mais avant de savoir combien d’emplois l’IA va créer ou détruire, il faudrait s’accorder sur ce qu’elle automatise réellement. La réponse oblige à distinguer trois notions que le débat public confond régulièrement : l’emploi, la compétence et la tâche. Les grandes vagues d’automatisation ont suivi une logique remarquablement stable en deux siècles : vapeur, électricité, robotique industrielle ont déplacé les tâches physiques répétitives et épargné le travail...
Le géant de l'internet Google s'est lancé dans la concurrence avec Skype (le leader mondial des communications par internet) en annonçant qu'il allait doter Gmail, son service de courriers électroniques et de messagerie instantanée, d'un service de téléphonie en ligne gratuit aux États-Unis. Les appels vers les États-Unis et le Canada seront gratuits. Ceux vers des lignes fixes dans la plupart des pays d'Europe dont la France, ou dans des pays d'Asie, coûteront deux cents par minute. Le service devrait être ensuite étendu à d'autres pays.
