Accéder au contenu principal

Dix tendances de l'IA qui resteront importantes en 2024

  Ionos, société d’hébergement Web, dresse dix tendances qui vont marquer 2024 en matière d'intelligence artificielle L'IA est l'un des développements technologiques les plus importants du 21e siècle. Depuis la publication de ChatGPT l'année dernière, cette technologie est devenue de plus en plus présente dans la vie quotidienne des gens. Selon une enquête de l'association professionnelle BitKom, plus de la moitié des entreprises interrogées (56 %) estiment que l'IA est "la plus grande révolution technologique depuis le smartphone". Cependant, le développement de l'IA est loin d'être terminé. Au contraire, il ne fait que s'accélérer et les défis qui l'accompagnent ne cessent de croître. Selon le rapport, les dix tendances suivantes en matière d'IA auront un impact décisif sur la vie professionnelle quotidienne et l'informatique en 2024 : Les invites de l'IA commandent les apps de manière intuitive : Les apps ne seront plus

La ville numérique se dessine


Quel est l'impact des technologies de l'information et de la communication (TIC) dans l'activité des villes ? Contribuent-elles à leur développement ? Quels usages nouveaux induisent-elles ?

C'est pour répondre à toutes ces questions que "La Mêlée numérique", "Petit Deviendra Grand" et SFR, avec le soutien de la mairie de Toulouse et de la Caisse des Dépôts, ont invité ce vendredi à Toulouse Daniel Kaplan, délégué de la Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) pour évoquer la Ville 2.0, en référence au web 2.0.

La montée en puissance de la cartographie

La ville et le numérique ? Voilà bien deux sujets qui semblent aux antipodes. Une ville n'étant pas par essence numérique. Et pourtant... "L'un des phénomènes majeurs est la montée en puissance de la carte. Elle ne sert plus seulement à se repérer mais à y projeter des informations", explique l'expert. Un engouement notamment permis par Google et son service GoogleMaps. La possibilité d'utiliser les fonds de carte de Google et de les combiner avec d'autres données (ce que l'on appelle le mashup) donne lieu d'une part à des cartes personnalisées (avec les restaurants que l'on préfère, des photos des lieux, la position de tel ou tel membre d'une communauté, etc.) et d'autres part à de nombreuses applications, comme celles réalisées par des utilisateurs des Vélib' parisiens qui voulaient savoir si des vélos ou des places étaient disponibles sur telle ou telle station.

"Aujourd'hui, la ville se dessine, s'organise, se contrôle numériquement. En collectant des données, on pense des aménagements qui ne pouvaient pas se penser en travaillant avec une planche et un crayon", explique Daniel Kaplan.

Des projets innovants reliant monde virtuel et réel

Mais si la population s'est appropriée les outils du web 2.0, et notamment les applications cartographiques, les cités en ont-elles fait autant ? "Tous les élus ne n'ont pas vu ce phénomène", concède Daniel Kaplan. D'où le travail pédagogique et d'éveil remarquable effectué par la FING et ses partenaires pour imaginer les passerelles entre le monde cybernétique du web 2.0 et le monde bien réel de la ville.

Aux points de jonction de ces deux mondes, de nombreux projets innovants sont conçus par des collectivités, des entreprises, des opérateurs, des citoyens. Comme le City wall. Ce mur électronique est en fait un écran tactile multipoint interactif qui constitue un média urbain et un nouveau mode de création.

Autre projet innovant, le City scan, qui consiste en la collecte d'un maximum de données possibles de la ville. Capteurs de pollution, de bruit, de trafic routier, de caméras de vidéosurveillance, etc. sont rassemblés pour donner des applications cartographiques à forte valeurs ajoutées.

Un autre projet, que porte avec beaucoup de force la FING, est celui intitulé City pulse, qui consiste en une montre un peu spéciale. Il s'agit de "multiplier par 1000 le nombre de capteurs environnementaux dans la ville et, en faisant participer les citoyens à la mesure environnementale, les associer d'une manière directe à la construction d'une ville durable", explique Daniel Kaplan. Cette montre en cours de conception est ainsi dotée de capteur de pollution et de bruit, d'un GPS et d'une carte SIM.

La multiplication des réseaux de télécommunication, la démocratisation - certes encore bien insuffisante - de l'accès à internet et des appareils le permettant, le dynamisme du web 2.0, la prise de conscience progressive des élus font que le concept de Ville 2.0 est peu à peu en train de prendre corps. Reste que sa mise en place devra s'accompagner d'un long travail d'explication et de concertation car les enjeux ne sont pas qu'urbanistiques ou techniques ; ils posent aussi de nombreuses questions éthiques relatives à la protection de la vie privée, aux règles qu'il convient de fixer pour limiter les abus, etc. La Ville 2.0 sera aussi celle que feront les citoyens.

Posts les plus consultés de ce blog

Le bipeur des années 80 plus efficace que le smartphone ?

Par André Spicer, professeur en comportement organisationnel à la Cass Business School (City University of London) : Vous vous souvenez des bipeurs ? Ces appareils étaient utilisés largement avant l'arrivée massive des téléphones portables et des SMS. Si vous aviez un bipeur, vous pouviez recevoir des messages simples, mais vous ne pouviez pas répondre. Un des rares endroits où on peut encore en trouver aujourd’hui sont les hôpitaux. Le Service National de Santé au Royaume-Uni (National Health Service) en utilise plus de 130 000. Cela représente environ 10 % du nombre total de bipeurs présents dans le monde. Une récente enquête menée au sein des hôpitaux américains a révélé que malgré la disponibilité de nombreuses solutions de rechange, les bipeurs demeurent le moyen de communication le plus couramment utilisée par les médecins américains. La fin du bipeur dans les hôpitaux britanniques ? Néanmoins, les jours du bipeur dans les hôpitaux britanniques pourraient être compté

Comment les machines succombent à la chaleur, des voitures aux ordinateurs

  La chaleur extrême peut affecter le fonctionnement des machines, et le fait que de nombreuses machines dégagent de la chaleur n’arrange pas les choses. Afif Ramdhasuma/Unsplash , CC BY-SA Par  Srinivas Garimella , Georgia Institute of Technology et Matthew T. Hughes , Massachusetts Institute of Technology (MIT) Les humains ne sont pas les seuls à devoir rester au frais, en cette fin d’été marquée par les records de chaleur . De nombreuses machines, allant des téléphones portables aux voitures et avions, en passant par les serveurs et ordinateurs des data center , perdent ainsi en efficacité et se dégradent plus rapidement en cas de chaleur extrême . Les machines génèrent de plus leur propre chaleur, ce qui augmente encore la température ambiante autour d’elles. Nous sommes chercheurs en ingénierie et nous étudions comment les dispositifs mécaniques, électriques et électroniques sont affectés par la chaleur, et s’il est possible de r

Midi-Pyrénées l’eldorado des start-up

Le mouvement était diffus, parfois désorganisé, en tout cas en ordre dispersé et avec une visibilité et une lisibilité insuffisantes. Nombreux sont ceux pourtant qui, depuis plusieurs années maintenant, ont pressenti le développement d’une économie numérique innovante et ambitieuse dans la région. Mais cette année 2014 pourrait bien être la bonne et consacrer Toulouse et sa région comme un eldorado pour les start-up. S’il fallait une preuve de ce décollage, deux actualités récentes viennent de l’apporter. La première est l’arrivée à la tête du conseil de surveillance de la start-up toulousaine Sigfox , spécialisée dans le secteur en plein boom de l’internet des objets, d’Anne Lauvergeon, l’ancien sherpa du Président Mitterrand. Que l’ex-patronne du géant Areva qui aurait pu prétendre à la direction de grandes entreprises bien installées, choisisse de soutenir l’entreprise prometteuse de Ludovic Le Moan , en dit long sur le changement d’état d’esprit des élites économiques du pay

La fin du VHS

La bonne vieille cassette VHS vient de fêter ses 30 ans le mois dernier. Certes, il y avait bien eu des enregistreurs audiovisuels avant septembre 1976, mais c’est en lançant le massif HR-3300 que JVC remporta la bataille des formats face au Betamax de Sony, pourtant de meilleure qualité. Ironie du sort, les deux géants de l’électronique se retrouvent encore aujourd’hui face à face pour déterminer le format qui doit succéder au DVD (lire encadré). Chassée par les DVD ou cantonnée au mieux à une petite étagère dans les vidéoclubs depuis déjà quatre ans, la cassette a vu sa mort programmée par les studios hollywoodiens qui ont décidé d’arrêter de commercialiser leurs films sur ce support fin 2006. Restait un atout à la cassette VHS: l’enregistrement des programmes télé chez soi. Las, l’apparition des lecteurs-enregistreurs de DVD et, surtout, ceux dotés d’un disque dur, ont sonné le glas de la cassette VHS, encombrante et offrant une piètre qualité à l’heure de la TNT et des écrans pl

La fin des cookies tiers ne répond pas au besoin de contrôle des internautes sur leurs données

Pour le moment, la plupart des solutions alternatives aux cookies privilégient l’objectif commercial aux dépens des attentes des internautes. Piqsels , CC BY-SA Par  Carlos Raúl Sánchez Sánchez , Montpellier Business School – UGEI ; Audrey Portes , Montpellier Business School – UGEI et Steffie Gallin , Montpellier Business School – UGEI Les révélations du Wall Street Journal contenues dans les « Facebook Files » , publiés en septembre dernier, ont une nouvelle fois montré que les utilisateurs s’exposaient à des risques liés à la divulgation des informations personnelles. Les réseaux sociaux ne sont pas les seuls en cause : les nombreux data breach (incidents de sécurité en termes de données confidentielles) rendus publics, illustrent régulièrement la vulnérabilité des individus face à une navigation quotidienne sur les moteurs de recherche, sites de e-commerce et autres ayant recours à des « cookies tiers » , ces fichiers de données envoyés par

De quoi l’inclusion numérique est-elle le nom ?

Les professionnels de l'inclusion numérique ont pour leitmotiv la transmission de savoirs, de savoir-faire et de compétences en lien avec la culture numérique. Pexels , CC BY-NC Par  Matthieu Demory , Aix-Marseille Université (AMU) Dans le cadre du Conseil National de la Refondation , le gouvernement français a proposé au printemps 2023 une feuille de route pour l’inclusion numérique intitulée « France Numérique Ensemble » . Ce programme, structuré autour de 15 engagements se veut opérationnel jusqu’en 2027. Il conduit les acteurs de terrain de l’inclusion numérique, notamment les Hubs territoriaux pour un numérique inclusif (les structures intermédiaires ayant pour objectif la mise en relation de l’État avec les structures locales), à se rapprocher des préfectures, des conseils départementaux et régionaux, afin de mettre en place des feuilles de route territoriales. Ces documents permettront d’organiser une gouvernance locale et dé