À l’approche des municipales de mars 2026, l’AMF et le CEVIPOF viennent de publier une note qui décrit une présence numérique devenue quasi incontournable pour les maires… et un terrain de cybermalveillance en forte hausse contre les élus locaux. Les réseaux sociaux ne sont plus un gadget pour les élus ni même un accessoire de campagne : ils sont désormais une part de la vie municipale… avec leurs bons et leurs mauvais côtés. Dans une note que vient de publier l’Observatoire de la démocratie de proximité (Association des maires de France, CEVIPOF/Sciences Po), Olivier Costa et Martial Foucault décrivent ainsi des plateformes devenues centrales pour informer les citoyens, les mobiliser et leur répondre, y compris dans des territoires où la communication traditionnelle reste limitée. En France, 50,7 millions d’utilisateurs fréquentent ces réseaux, soit 78 % de la population, avec 1 h 48 par jour en moyenne. Pour les communes, l’intérêt est évident :...

Et si, pour mieux mesurer la qualité de l'air dans les grandes villes, chaque citadin était doté d'un capteur individuel logé dans une montre ? Ce n'est pas de la science fiction mais bel et bien un vrai projet baptisé « Montre verte/ City pulse », porté par la fondation internet nouvelle génération (Fing) dans le cadre d'un vaste programme « Ville 2.0 », qui s'inspire d'expériences menées à Londres, New York et San Francisco. L'objectif de la montre verte, qui sera expérimentée en région parisienne cette année, est de « multiplier par 1 000 le nombre de capteurs environnementaux dans la ville et, en faisant participer les citoyens à la mesure environnementale, les associer d'une manière directe à la construction d'une ville durable. » De fait Airparif, l'organisme qui mesure la qualité de l'air à Paris disposera non plus de 60 capteurs publics fixes répartis dans la Capitale, mais de centaines de capteurs mobiles.
Concrètement, la montre verte est dotée de deux capteurs environnementaux pour le CO2 et le bruit ; et d'une puce GPS permettant de localiser son porteur, dont l'anonymat est préservé. Les informations collectées à un rythme prévu à l'avance ou à la demande, sont stockées dans la montre puis expédiées vers une plate-forme ouverte Citypulse, soit en temps réel soit lorsque le porteur la connecte sur un socle à son domicile. Les données stockées par Citypulse, horodatées et géolocalisées, sont mises à disposition de tous. « Les exploitations des données peuvent être publiques (cartographie, débats publics…), citoyennes (alertes, analyses alternatives…), artistiques ou commerciales. La fabrication des montres vertes est d'ores et déjà lancée.
« Les quinze premiers prototypes seront disponibles en juin », a indiqué Thierry Marcou, responsable du projet Ville 2.0. Ce projet inédit en France est porté par le laboratoire Citu (Universités Paris I et VIII) en partenariat avec Altran Orange et SFR. Un projet similaire va être développé aux Pays-Bas ; les Néerlandais remplaçant la montre par une écharpe.